back to top

Le meilleur des séries télé en 2014

2014 a encore prouvé que désormais, les œuvres les plus enthousiasmantes se regardent sur le petit écran. Attention : ce post contient quelques spoilers.

Publié le

« The Good Wife »

CBS / Via serialminds.com

Rares sont les séries qui s'améliorent et se complexifient au fil des saisons. C'est pourtant le cas de « The Good Wife », drame procédural intelligent mais très classique à ses débuts, qui est devenu avec les années l'une des meilleures séries contemporaines. Un accomplissement d'autant plus remarquable que contrairement à la plupart des meilleurs drames télé américains, « The Good Wife » produit des saisons de plus de vingt épisodes.

En 2014, Robert et Michelle King, les créateurs de la série, ont réussi l'exploit de garder secrète la mort d'un des personnages principaux jusqu'au moment de la diffusion de l'épisode aux États-Unis. Choquant, bouleversant, l'épisode restera parmi les meilleurs de l'année. Et ceux qui avaient eu peur que la série ne se perde après la disparition de ce personnage ont pu être rassurés par l'excellente première moitié de saison 6 diffusée depuis septembre aux États-Unis.

La série offre aussi un portrait de femme complexe et fascinant comme on en voit rarement dans les productions hollywoodiennes. Une œuvre incontournable pour tous les amoureux de séries télé.

« Transparent »

Amazon Studios

« - Est-ce que ça veut dire que tu vas commencer à te déguiser en femme ?

- Non chérie. Toute ma vie, je me suis déguisée en homme. Ça, c'est moi. »

Netflix n'est pas la seule plateforme en ligne à produire des séries de qualité, comme l'a prouvé Amazon cette année avec l'éblouissant « Transparent ». Créée et réalisée par Jill Solloway, cette série en partie autobiographique suit le coming out de Mort/Maura (Jeffrey Tambor), femme trans et père de trois enfants. C'est une série sur l'identité de genre, bien-sûr, mais aussi sur des choses toutes bêtes et universelles comme l'amour, la sexualité, la famille et l'amitié. Porté par un casting incroyablement juste et touchant, « Transparent » nous a fait réfléchir, rire, pleurer, et souvent les trois à la fois. Une sorte de « Brothers & Sisters » queer, à ne manquer sous aucun prétexte.

« The Strategy » (« Mad Men »)

AMC / Via thebiglead.com

2014 ne nous a offert qu’une moitié de saison de « Mad Men », et les sept épisodes n’ont heureusement pas déçu. On y aura trouvé certains des moments les plus émouvants de toute la série, comme la surprenante danse de Bert Cooper. Mais l’épisode qui restera dans les annales de la télévision est « The Strategy ». La série aurait pu se conclure sur ces 50 magnifiques minutes et tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Comme « The Suitcase », autre épisode magistral de « Mad Men », « The Strategy » se concentre sur la relation entre Peggy et Don. Observer l'évolution de ces deux personnages et leurs interactions au fil des années aura été l'un des éléments les plus gratifiants de la série. Alors impossible de ne pas être ému par leur réconciliation, entérinée par une danse sur My Way de Frank Sinatra. Si la deuxième moitié de saison est de ce niveau, il se pourrait bien que la série nous offre le superbe final qu'elle mérite et que nous attendons tous.

« True Detective »

HBO / Via buzzfeed.com

2014 a été l'année de la McConaissance – la reconnaissance tardive mais amplement méritée de Matthew McConaughey comme l'un des acteurs les plus brillants de sa génération. « True Detective » a révélé à beaucoup l'ampleur du talent de l'acteur texan (il était temps !). Il y joue, aux côtés du toujours excellent Woody Harrelson (son meilleur ami à la ville), le rôle de Rust Cohle, officier de police cynique, alcoolique et philosophe qui s'est depuis longtemps confronté au mal et qui ne croit plus en grand chose.

La série, superbement réalisée, est fascinante lorsqu'elle s'intéresse à la relation complexe et parfois violente entre les deux enquêteurs ; angoissante dans les moments les plus sombres de l'enquête ; et terriblement stressante lorsqu'elle s'offre quelques scènes d'action rares, mais toujours pertinentes et incroyablement filmées. Un chef d'œuvre et une preuve de plus, s'il en fallait, que la télé produit aujourd'hui des œuvres qui rivalisent, voire surpassent, la qualité des meilleurs films.

Publicité

« Doctor Who »

BBC One / Via bbcamerica.com

Cette nouvelle saison de « Doctor Who » a vu l'arrivée d'un nouveau docteur plus âgé et plus sombre, joué par l'acteur écossais Peter Capaldi. La série culte britannique a su se réinventer brillamment une fois de plus en offrant une réflexion profonde et complexe sur la nature du docteur et en créant le personnage de Missy, une méchante inoubliable jouée par Michelle Gomez.

« The Affair »

Showtime

Un homme et une femme, respectivement mariés, se rencontrent et entament une liaison. Histoire classique a priori, avec un léger twist : elle est racontée de deux points de vue différents, qui se succèdent dans chaque épisode. Dans une version, Alison est plutôt aguicheuse, dans l'autre, elle est timide et fragile. Dans sa version, Noah est un parfait époux, simple victime des circonstances, dans l'autre, c'est lui qui mène la danse.

Dominic West et Ruth Wilson font des étincelles dans les rôles principaux, mais Maura Tierney et Joshua Jackson, dans le rôle des époux cocufiés, sont tout aussi incroyables. Et même s'il ne fonctionne pas toujours parfaitement, le concept de double-narration est fascinant, surtout quand on y ajoute une mystérieuse affaire de meurtre. Qui ment, qui dit la vérité ? Peut-on faire confiance aux narrateurs de l'histoire ? La fin de la première saison ayant pris un tournant pour le moins mélodramatique, espérons que la deuxième ne s'écroulera pas.

La renaissance de « Homeland »

Showtime / Via ntuyz.tumblr.com

Après une première saison mémorable, les saisons deux et trois de « Homeland » ont beaucoup déçu. Mais la mort de Brody a signé le renouveau de la série qui s'est réinventée dans sa quatrième saison. « Homeland » s'est éloigné du drame psychologique qui avait fait son succès dans sa première saison pour devenir une série d'espionnage haletante, peut-être moins subtile qu'à l'origine mais tout aussi jouissive.

La saison quatre était prometteuse dès les premiers épisodes, mais c'est avec l'arrivée de Saul au Pakistan et les événements qui ont suivi que la série est redevenue addictive, surpassant même parfois les meilleurs moments de ses débuts. Claire Danes est toujours excellente dans le rôle de Carrie, mais la révélation de la saison aura été Rupert Friend, dans le rôle de Quinn, qui abandonne enfin son allure d'amoureux transi pour devenir un vrai héros d'action à la Jack Bauer. La preuve que même au fond du trou, une série peut se redéfinir et devenir à nouveau incontournable.

« The Leftovers »

HBO

Trois ans après la mystérieuse évaporation de 2% de la population mondiale, les habitants d'une petite ville américaine tentent de se reconstruire. Mais ceux qui s'attendaient à des réponses claires ont sans doute été déçus par cette excellente série HBO. Car « The Leftovers » ne nous dira sans doute jamais pourquoi tous ces gens ont disparu. Plutôt, la série offre une réflexion poétique et bouleversante sur le travail du deuil.

Notre mari imaginaire à tous, Justin Theroux, est excellent dans le rôle principal, mais la véritable révélation de la série est Carrie Coon, qui incarne Nora, une femme ayant perdu toute sa famille le jour de la fameuse disparition. La bande-son est obsédante, et l'avant-dernier épisode, « The Garveys at Their Best », est magistral. Mais on vous prévient, c'est vraiment déprimant.

Publicité

« Orange Is the New Black »

Netflix / Via media.giphy.com

Après le succès fulgurant de sa première saison, et ayant déjà épuisé toute la matière du livre dont elle s'inspire, la série de Jenji Kohan n'avait pas la tâche facile (« House of Cards », l'autre grande série Netflix, n'a pas vraiment supporté la pression d'une saison 2, par exemple).

Pourtant, les nouveaux épisodes de la série ont largement égalé, et parfois surpassé ceux de la saison 1. Certains des meilleurs personnages ont eu droit à leur flashback, comme Crazy Eyes, Poussey et Lorna Morello. Piper a fait une escale brutale dans le monde réel, à l'occasion de l'enterrement de sa grand-mère. Le flashback de Miss Rosa, personnage pourtant secondaire, s'est révélé très émouvant.

Au final, malgré l'arrivée de Vee, une méchante un peu caricaturale comparée au reste des personnages, « Orange Is The New Black » nous a offert une suite solide et contrastée, et l'on sera évidemment au rendez-vous pour le troisième volet.

« Black-ish »

ABC/Adam Taylor

Une des meilleures nouvelles séries comiques de l'année. Sitcom familiale au format classique, « Black-ish » comble le vide laissé par le « Cosby Show » en 1992 en offrant une série sur la bourgeoisie noire américaine tout en parvenant à séduire un public très large. C'est drôle, moderne, bien joué, et méta à souhait.

« BoJack Horseman »

Netflix

Qui aurait cru qu'un des personnages les plus complexes et tragiques de l'année serait un dessin animé de cheval ? Bien-sûr, quand on découvre que le cheval en question (doublé par Will Arnett) est un énorme connard, et dont le coloc' est joué par Aaron Paul, cela devient tout de suite plus intéressant.

BoJack est un cheval cynique et amer, qui a connu la gloire dans les années 1990 en jouant dans une sitcom et passe désormais son temps à se noyer dans l'alcool et la haine de soi. Derrière son humour méta grinçant, « BoJack Horseman » se révèle en fait être une œuvre sombre et touchante sur la dépression et la maturité. Une des très bonnes surprises de l'année, donc.

« The Mindy Project »

Fox / Via popsugar.com

Dès le début de la série, « The Mindy Project » a su utiliser se ré-approprier les codes classiques des comédies romantiques hollywoodiennes pour mieux s'en amuser. Un peu hésitante à ses débuts, la série est arrivée à maturité lors de la saison deux en nous offrant, en plus des dialogues toujours aussi drôles et affutés, des personnages secondaires excellents et une tension sexuelle entre Mindy et Danny digne des meilleurs Nora Ephron.

Une tension sexuelle qui a culminé avec l'un des baisers les plus jouissifs et les plus mémorables de l'histoire de la télé (on vous jure). Mindy Kaling a depuis réussi là où de nombreuses séries ont échoué : elle a préservé l'intérêt et la qualité de la série une fois la tension sexuelle résolue – notamment grâce à une scène de strip-tease inoubliable.

La série nous offre aussi l'une des héroïnes télé les plus intéressantes du moment : une femme de couleur, asiatique, politiquement incorrecte, à la fois féminine, superficielle et profondément féministe. On en redemande.

Publicité

« The Knick »

Cinemax

Il est de plus en plus évident que la télé est désormais un terrain d'expérimentation et d'audace beaucoup plus fertile que le cinéma. Et « The Knick », série du cinéaste Steven Soderbergh, en est la preuve. Elle se focalise sur le docteur Thackery, un chirurgien talentueux accro à l'opium et la cocaïne qui exerce dans hôpital de New York en 1900.

Portrait d'une ère charnière entre vieilles traditions et médecine moderne, « The Knick » n'hésite pas à expérimenter et jouer avec les codes de la série d'époque. La bande-son anachronique hypnotisante de Cliff Martinez (qui a récemment composé la BO de « Drive ») et la réalisation singulière (Soderbergh a réalisé, photographié et filmé lui-même tous les épisodes) font de cette œuvre l'une des plus stupéfiantes de 2014 sur le plan formel.

Twisty (« American Horror Story : Freak Show »)

FX / Via s3-ec.buzzfed.com

Avec « Freak Show », sa quatrième saison, « American Horror Story » a un peu perdu de son mordant. Heureusement, la série nous a quand même offert un de ses personnages les plus effrayants et les plus complexes en la personne de Twisty le Clown. Un bouffon au destin tragique qui tue uniquement dans l'espoir de protéger les enfants, voire pour les faire rire. Souvent filmé en pleine lumière, en plan large et hors-focus, Twisty était la présence mystérieuse, angoissante et bizarrement sympathique qui donnait à « Freak Show » tout son cachet. La saison n'est plus la même sans lui.

« Fargo »

FX

Récompensée par l'Emmy Award de la meilleure minisérie, « Fargo » a accompli l'exploit de séduire et surprendre un public déjà familiarisé avec le film culte dont elle s'inspirait. Comme le « Fargo » de 1996, celui de 2014 instillait aux scènes quotidiennes d'une petite ville tranquille des séquences d'action palpitantes et un suspense quasiment insoutenable. L'humour noir, les quiproquos et la violence graphique chers aux frères Coen (producteurs de la série) étaient au rendez-vous, et les clins d'œil au film d'origine ne manquaient pas.

Mais « Fargo » a réussi à s'élever en tant qu'œuvre à part entière, grâce notamment à son prodigieux casting : Allison Tolman en flic badass, Billy Bob Thornton en tueur redoutable, et bien-sûr, Martin Freeman, à la fois hilarant et terrifiant en américain moyen frustré et prêt à exploser. Un des plus gros succès de l'année, qui sera sans doute a nouveau récompensé au moment des Golden Globes.

Le comeback de « The Comeback »

HBO

En 2005, « The Comeback » a rejoint le groupe des séries télé excellentes mais disparues trop vite. Abrasive et hilarante, la série avait malgré tout était annulée après seulement une saison de 13 épisodes devenue culte.

Alors imaginez notre surprise et notre plaisir quand HBO a annoncé que la série reviendrait sur nos écrans avec de nouveaux épisodes. Liza Kudrow est toujours aussi incroyable dans le rôle de Valérie Cherish, actrice has-been égoïste et antipathique. La série, toujours aussi méta et bien écrite, est devenue plus sombre et montre le sexisme et la pression imposées aux actrices vieillissantes par l'industrie hollywoodienne.

Publicité

« Looking »

HBO

« Looking » a l'art de faire accélérer nos battements de cœur en l'espace de quelques secondes, au détour d'une réplique ou d'un simple regard. Sans parler des scènes de sexe, brutes, intimes et torrides, ni du fait que le casting semble tout droit sorti d'un calendrier des Dieux du Stade.

Créée et écrite par Andrew Haigh, à qui on doit le très touchant « Weekend », cette série sur un groupe d'amis gays à San Francisco est un de nos plus gros coups de cœur de l'année. La mise en scène est fluide, épurée, et les dialogues sonnent tellement juste qu'il est impossible de ne pas s'identifier aux personnages. Sensuelle mais jamais racoleuse, « Looking » saisit les moments du quotidien et les sublime, faisant d'un simple rendez-vous amoureux un événement aussi captivant qu'une prise d'otages dans « Homeland ». Une vraie pépite.

« Veep »

HBO / Via uproxx.com

Malheureusement méconnue en France, « Veep » est une satire hilarante de la vie politique américaine, et de la politique tout court. L'incroyable Julia Louis-Dreyfus y joue le rôle de Selina Meyer, une vice-présidente américaine antipathique et vulgaire.

Le talent de la série est d'avoir réussi à rendre sympathique un groupe d'individus médiocres, souvent cruels et toujours cyniques. Selina Meyer, qui avait commencé la série comme une vie-présidente incompétente et complètement à la ramasse, est devenue au fil des saisons l'une des héroïnes féministes les plus jubilatoires du petit écran. Oui, c'est une connasse, mais c'est une connasse brillante qui évolue dans un monde de connards. La série est devenue l'anti « The West Wing » : là où le drame d'Aaron Sorkin présentait une version idéalisée de la vie politique et médiatique à Washingtion, « Veep » en offre un portrait glaçant. Et le pire, c'est que la plupart de ceux qui y vivent affirment que la série est réaliste et crédible. Heureusement, « Veep » nous permet d'en rire plutôt que d'en pleurer.

Tatiana Maslany dans « Orphan Black »

BBC America / Via wordpress.com

Le fait que son nom ne soit pas encore universellement connu est un crime.

Dans « Orphan Black », série haletante sur un groupe de femmes qui se rendent compte qu'elles ont été clonées, la jeune actrice canadienne crève l'écran, endossant à elle seule pas moins de quatre personnages par épisode (et parfois plus). Que ce soit la psychopathe russe Helena, la rebelle britannique Sarah, Cosima la scientifique ou encore Alison la mère au foyer, Maslany incarne chaque femme avec tant d'ingéniosité qu'on en vient souvent à croire qu'il s'agit d'actrices différentes.

Le concept d'« Orphan Black » est particulièrement audacieux, mais la série ne serait clairement pas la même sans le talent de sa principale interprète.

« The Americans »

FX

Suivant un couple d'espions du KGB infiltrés aux États-Unis pendant la guerre froide, « The Americans » n'a que deux saisons à son actif mais fait déjà partie des meilleurs drames télévisés, aux côtés des « Sopranos », « Mad Men » ou encore « The Wire ». Alors que sa première saison se concentrait sur les difficultés des deux Russes en tant que couple, la deuxième s'attarde sur leur rôle en tant que parents - et le résultat est tout aussi génial.

Bien-sûr, les scènes d'action sont plus tendues que jamais, mais comme à son habitude, la série réussit à particulièrement s'illustrer dans ses moments les plus intimes, notamment les scènes de sexe entre Elizabeth et Philip - et en particulier lors d'une scène mémorable entre Elizabeth et « Clark », qui glisse lentement de l'érotisme au traumatisme. La saison 3 arrive le 28 janvier 2015, et en l'attendant, on se repasse « In The Air » de Phil Collins. En boucle.

Publicité

« Sherlock »

BBC One / Via emilychance.com

Deux ans se sont écoulés entre la mort apparente de Sherlock Holmes et la diffusion de trois nouveaux épisodes au début de 2014. Ressuscité, Sherlock reprend du service pour combattre le crime à Londres.

Le premier épisode de la trilogie était un peu décevant et prévisible, et l'intrigue pas franchement passionnante. Mais c'est lorsque la série a décidé de se concentrer sur ses personnages principaux et leurs interactions qu'elle a vécu ses plus beaux moments. La saison trois nous a offert un discours mémorable et émouvant de Sherlock, qui s'est vite transformé en exercice de style maîtrisé à la perfection. Quant à l'épisode final, c'était le mieux réussi des trois, avec une intrigue haletante, un méchant parfait et une étude fascinante du caractère du héros. On attend la suite avec impatience.

« Broad City »

Comedy Central / Via grist.org

Série discrète et filmée avec peu de moyens, « Broad City » est passée inaperçue auprès du grand public. C'est pourtant l'une des meilleures révélations comiques de 2014.

La série suit deux vingtenaires qui vivent et survivent à New York. Elles passent le plus clair de leur temps à fumer de l'herbe et à essayer de trouver des moyens de se faire un peu d'argent sans trop d'effort. C'est drôle, bien joué et cela parlera à tous ceux qui ont été fauchés un jour. C'est aussi un portrait touchant de l'amitié féminine et une plongée très réaliste dans la scène jeune et hipster new yorkaise. Bref, c'est un vrai régal et on ne s'en lasse jamais.

« Silicon Valley »

HBO

Autre grande découverte comique de l'année, la nouvelle série de Mike Judge est un portrait corrosif et déjanté de l'univers un peu parallèle de la Silicon Valley. On y suit les déboires d'un groupe de nerds qui créent une start-up afin de développer une appli musicale. Et quand ils ne passent pas leur temps à coder, ils s'amusent à calculer quel serait le moyen le plus efficace de branler un auditorium entier en dix minutes - formules mathématiques à l'appui. Vous l'aurez compris, « Silicon Valley » pousse le délire très très loin, et on ne demande qu'à les suivre. Vivement la saison deux.

« The Walking Dead »

AMC

Après une saison 4 assez inégale, la série de zombies est revenue en force cette année avec un excellent début de cinquième saison : drôle, émouvant, et bien évidemment sanglant. Carol en particulier s'est définitivement imposée comme le personnage le plus cool de la série, et sa relation avec Daryl a reçu toute l'attention que les fans espéraient. On espère que le reste de la saison, prévu pour février 2015, sera tout aussi bien.

Publicité

« Louie »

FX / Via tumblr.com

Ce qui avait commencé comme une série à sketches, toujours drôle mais jamais vraiment révolutionnaire, s'est transformée au fil des saisons en étude profonde, à la fois déprimante et comique, de la vieillesse et de la difficulté à accepter nos vies imparfaites et parfois décevantes, et notre mortalité.

De loin la plus audacieuse de la série, la quatrième saison a prouvé une fois pour toutes à quel point « Louie » est une œuvre inimitable. Personne n'explore les tabous et les craintes existentielles de notre société avec autant de franchise et de mélancolie que Louis C.K. La série nous a aussi offert l'une des plus belles scènes de l'année lors de cette tirade magnifique. Une série unique, drôle et franchement nécessaire.

Le final de la saison 6 de « Parks & Recreation »

NBC / Via media.giphy.com

Avec sa galerie de personnages excentriques, « Parks and Recreation » s'est rapidement imposée comme l'une des meilleures séries comiques depuis « The Office ».

Lors de son avant-dernière saison, nous avons eu la chance de redécouvrir tous les personnages qui ont fait de Pawnee un univers si attachant. Michelle Obama était là ! Et le fantastique dernier épisode, « Moving Up », a offert aux fans tout ce qu'ils attendaient, et même plus.

L'épisode s'est d'abord attardé sur le très anticipé « Unity Concert », où Andy a pu interpréter une nouvelle fois son tube « Bye Bye Lil' Sebastian ». Puis, dans un élan d'audace, la saison s'est terminée sur un bond de trois ans dans le futur, où l'on a pu voir Leslie en pleine agitation, West Wing-style. On ne sait pas encore ce que la dernière saison nous réserve, mais une chose est sûre : Leslie, Ben, Ron, April, Tom, Donna et Andy vont vraiment, vraiment nous manquer.

« Game of Thrones »

HBO

S'il y a bien une chose pour laquelle on se souviendra encore de « Game of Thrones » dans trente ans, c'est sans doute pour nous avoir offert parmi les morts les plus douloureuses de toute l'histoire de la télé.

Après le tristement célèbre Red Wedding, on pensait ne plus être capable d'aimer à nouveau. Et pourtant. Dans sa quatrième saison, « Game of Thrones » a introduit le personnage d'Oberyn Martell, interprété et sublimé par le fantastique Pedro Pascal. En quelques épisodes, Oberyn est devenu le chouchou des fans, l'élément phare de chaque épisode, celui que l'on attendait toutes les semaines. Et une nouvelle fois, la série a écrabouillé sans scrupule nos petits cœurs fragiles.

Mais les scénaristes ne se sont pas arrêtés là : en plus de cette fin tragique, la saison 4 a réussi à étoffer des personnages auparavant peu intéressants comme Sam Tarly, Margaery Tyrell ou Sansa, nous a offert un bottle episode mémorable, la mort de Joffrey (enfin !), et une des interprétations les plus viscérales de l'année, livrée par Peter Dinklage dans le rôle de Tyrion. Allez on vous laisse, écrire ces lignes nous a donné envie de nous mettre en position fœtale et de pleurer.