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Rebecca Hendin / BuzzFeed

7 femmes de fiction qui redéfinissent le fait d'être une princesse

«Princesse» serait une insulte ?

Publié le

1. La princesse Leia

S'il y a une chose que la princesse Leia ne cesse de prouver dans Star Wars, c'est qu'on ne doit pas la sous-estimer. Depuis son refus de reculer devant le fascisme spatial et les menaces de Dark Vador, jusqu'à son approche pragmatique des chasseurs de primes et de leur charme implacable, elle est toujours posée et obstinée, montrant un comportement digne d'une princesse. Et d'une générale d'armée. Et de sénatrice. Et de titulaire de doctorat.

Ce n'est pas parce qu'on la représente emprisonnée et forcée de porter un bikini doré, ou comme la fille qui dit «je t'aime» et s'entend répondre un très froid «je sais» que ces faits disparaissent. Malgré les regards masculins qui brouillent les cartes, elle reste princesse, générale d'armée et sénatrice, et elle a toujours son doctorat.

La princesse Leia est indépendante, nous dit le sous-texte entre elle et Han. Son comportement envers Luke nous montre qu'elle est compatissante. Son autorité naturelle la définit comme une princesse ne supportant pas les imbéciles ; elle n'est pas seulement une extension de son ascendance royale, mais plutôt celle de sa personnalité forte et sans compromis. Cela se perçoit à sa voix toujours pleine d'énergie : c'est celle d'une princesse qui lutte pour être entendue.

2. Princesse Mononoké

San, la princesse Mononoké, ou la princesse des dieux loups, est une humaine qui déteste l'humanité. À 15 ans, elle vit dans les bois avec les bêtes sauvages et brandit une dague au visage de tous ceux qui s'introduisent sur son territoire. Aidée par les loups qui l'ont élevée, et souvent représentée avec le sang du grand esprit de la forêt autour de la bouche, il y a dans tout ce qu'elle entreprend une férocité admirable. Elle est impitoyablement compatissante, pleine de courage et extraordinairement sûre de son mode de vie. Bref, elle est à la fois terrifiante et incroyable. Mais on lui donne aussi la possibilité de commettre des erreurs.

Dans un film qui tourne autour de la notion d'humanité et de nos capacités destructrices, on voit la compréhension du monde par San se développer, depuis le manichéisme en noir et blanc sans nuance jusqu'à l'exact opposé. Lors d'une rencontre avec un humain, le prince Ashitaka, son poignard se pose sur sa gorge et elle se prépare à le tuer. Mais sa réponse essoufflée et désarmante «vous êtes belle» n'est pas qu'une étonnante subversion de la dynamique romantique entre deux protagonistes. C'est aussi le début du voyage qu'est la reconnaissance de l'humanité qu'elle partage avec Ashitaka.

Mais la confusion de San ne diminue pas l'assurance avec laquelle elle défend la forêt, ou l'importance qu'elle accorde à la protection et la préservation de son mode de vie. Elle les renforce. Alors que la bataille continue, elle accepte l'incertitude de ce qu'elle ignore tout en luttant pour ce qu'elle pense être juste.

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3. Princesse Bonnibel Chewing-Gum

Avec ses longs cheveux et et sa robe rose, c'est la dirigeante gentille et compatissante qu'on attend lorsqu'on entre au royaume de la Confiserie. La princesse Chewing-Gum d'Adventure Time est probablement celle qui se rapproche le plus du stéréotype de la princesse dans cette liste. Mais elle fait aussi plus que sous-entendre une douceur sentimentale.

Les spectateurs d'Adventure Time peuvent voir la princesse Chewing-Gum concocter des expériences, combattre des intrus et manipuler génétiquement des citrouilles. Son rôle dans l'émission est de montrer subtilement que la douceur, la vivacité d'esprit et l'intelligence ne s'excluent pas mutuellement. Réputée inventrice en plus d'être diplomate, elle porte le titre officiel de princesse scientifique. Dans une émission télé ciblant les enfants, une princesse est dépeinte comme étant tout autant à l'aise dans une blouse de labo avec des lunettes que dans une robe rose avec une couronne, et ça, c'est vraiment important.

4. Fifi Brindacier

La petite rousse suédoise et énergique que tout le monde aime est aussi, étonnamment, une princesse. Fille d'un navigateur des mers du Sud, la princesse Fifilolotte Victuaille Cataplasme Tampon Fille d'Efraïm Brindacier montre la gentillesse et la compassion qui sont devenues les bases du comportement qu'on attend d'une princesse royale. Sauf qu'elle les affiche sans éducation princière ni chichis.

On ne lui a pas posé de livres sur la tête. Pas de montage rassemblant les leçons d'élocution. Fifi est autonome et, honnêtement, plus qu'un peu bizarre. Mais c'est justement là l'intérêt. En envoyant les policiers désagréables dans les arbres, la vivacité d'esprit de Fifi montre une confiance en soi que les adultes ne peuvent lui enlever. Par exemple, après avoir défié Arthur le costaud à la lutte, dans un cirque, Fifi fait fi des critiques disant qu'elle serait bien incapable de le battre car «il est l'homme le plus fort du monde» en faisant savoir à tout le monde qu'elle est la fille la plus forte du monde. Et on n'est pas surpris de voir qu'elle finit par gagner.

Désordonnée et courageuse, elle est l'image même de la force non conventionnelle. Mais Fifi compense son manque de savoir-vivre par sa grandeur de cœur. Son approche volontariste et pragmatique lui gagne le soutien et l'admiration de tous les habitants du village. C'est vraiment une «princesse qui a gagné le cœur du peuple».

5. Starfire de Tamarran

Starfire, princesse extraterrestre de Tamarran, créée par DC Comics, est plus connue comme l'un des cinq Teen Titans. Sensible et naïve, elle exprime la difficulté d'être étrangère à un endroit, même si on est sûr de qui on est et d'où l'on vient. «Il y aura toujours des gens pour dire des paroles méchantes», dit-elle après avoir reçu des insultes racistes. «Et parfois on ne peut pas les faire changer d'avis. Mais il y a beaucoup de gens qui ne jugent pas les autres d'après leur apparence, ou leurs origines. Ce sont ceux-là les plus importants.»

Elle est souvent sous-estimée, car on la juge comme la plus bizarre des jeunes titans : elle parle bizarrement, elle est la dernière à comprendre les blagues, etc. Mais en la considérant comme faible, on oublie sa loyauté, sa gentillesse et ses instincts protecteurs. C'est une princesse qui croit fermement qu'il faut faire ce qui est juste, qui est joueuse et confiante, et dont la conception du monde découle d'un grand sens moral. Mais la force ultime de Starfire, c'est sa faculté d'intégrer les combats et les mauvais jours et de maintenir une attitude positive et ambitieuse. Elle accepte sa propre vulnérabilité sans en avoir honte.

6. Tornade

Ororo Munroe, la fille de la reine d'une tribu du Kenya qui a été élevée à Harlem et au Caire, est une autre superhéroïne dont l'ascendance royale est souvent oubliée. C'est l'un des personnages les plus importants de Marvel. Plus que sa capacité à contrôler la météo, sa force réside dans son autorité, son empathie et son sens du jugement qui éclipse souvent ceux du reste de l'équipe des X-Men.

Qu'elle protège les enfants de l’institut Xavier pour jeunes surdoués contre les attaques nocturnes, ou qu'elle électrocute les méchants dès qu'ils croisent sa route, Tornade montre une grande force de caractère. Elle n'est pas dépourvue de passion. Quand Diablo lui demande comment quelqu'un d'aussi beau peut être aussi en colère, elle s'empresse de se défendre et de présenter sa colère comme une tactique de survie. C'est le refus de tolérer l'injustice qui guide ses actions et qui fait d'elle un exemple pour les autres.

Voleuse, combattante et finalement aussi professeure, Tornade est l'une des figures les plus compétentes de l'équipe des X-Men, à tel point que l'on se demande pourquoi elle n'a pas encore eu son propre film. De même qu'il est aussi surprenant qu'en l'absence du professeur X, ce soit Cyclope — et non Tornade — qui soit le chef de l'équipe.

7. La princesse Mia Thermopolis

Mia découvre qu'elle est une princesse à l'âge de 16 ans, et sa banalité chaleureuse est intrigante. Comme la plupart des adolescentes, elle est maligne, drôle et beaucoup plus compétente qu'elle ne le croit. On suit le développement de son personnage à mesure qu'elle saisit ce qu'être princesse signifie, et on se réjouit de voir sa confiance en elle croître doucement.

Tout au long de ses aventures, la princesse héritière de Genovia apprend. Le résultat final, bien que lié partiellement à sa transformation physique, la montre, enfin, contente d'elle. «Moi ? Une princesse ?» Elle se moque de cette idée d'elle-même, en la rejetant presque immédiatement. Mais ce personnage, qui ne s'excuse pas d'être lui-même et qui refuse de rejoindre ses camarades les plus en vue, est séduisant. La princess Mia n'abandonne pas ses habitudes d'adolescente. Mais elle en montre la nature exceptionnelle, et demeure une princesse qui ne s'excuse pas d'être elle-même.

Ce post a été traduit de l'anglais.

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