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Voici ce que c'est que d'avoir ses règles quand vous n'êtes pas une femme

«Vous pouvez être un mec avec un vagin qui saigne pendant une semaine tous les mois. Vous n'avez pas un problème. Vous êtes magnifique.»

Publié le

Nous avons demandé aux membres de la communauté BuzzFeed de nous parler des règles, et de nombreuses personnes trans et non binaires veulent que vous sachiez qu'elles ont, elles aussi, leurs règles.

@50shadesofgreentoronto / Via instagram.com

Voici ce qu'elles avaient à dire sur ce que ça fait d'avoir ses règles quand on n'est pas une femme.

1. «Mais tu es un mec... les mecs n'ont pas de règles?»

instagram.com / Via instagram.com

«À chaque fois que mes règles arrivent, tous mes amis le savent. Je me plains toujours auprès de ma mère et de ma sœur, mais ça s'arrête là avec ma famille.

Je suis trans (femme vers homme), donc avoir ses règles peut être un moment difficile, mais personnellement, ça ne m'a pas posé de problème dans ma vie sociale. On a pu me dire, de manière ponctuelle: «Mais tu es un mec... les mecs n'ont pas de règles?» Tous les mecs n'ont pas leurs règles. Mais certains d'entre nous les ont, alors faite-vous à l'idée.»

–Evan, 14 ans, Australie

2. «Tous les genres peuvent saigner.»

@greenpagesinfo / Via instagram.com

«Avec mes copines qui savent, c'est une conversation ordinaire, tout comme avec mon partenaire.

C'est difficile en tant qu'homme trans. Scientifiquement, je sais que ça arrivera jusqu'à ce que les injections de testostérone fassent leur effet, mais je ne peux quand même pas m'empêcher de prier pour que chaque mois soit le dernier. Non pas parce que mes règles sont douloureuses, longues, ou abondantes, mais parce les slogans dans les pubs pour tampons sont destinés aux femmes cisgenres. Tous les genres peuvent saigner.»

–Anonyme, 18 ans, Nouvelle-Zélande

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3. «J'étais un jeune garçon trans et ça m'a fait détester mon corps.»

@period_positive / Via instagram.com

«Mes premières règles ont été traumatisantes car je vivais avec mon père qui ne savait absolument pas quoi faire, et aussi parce que j'étais un jeune garçon trans et que ça m'a fait détester mon corps.

Je porte une serviette dans de vieux sous-vêtements féminins en-dessous de mon boxer.

Je ne peux pas parler de mes règles à cause de l'idée cis-sexiste que seul les femmes peuvent les avoir, ce qui exclut les personnes trans et non binaires. Mais j'en parle librement avec mon fiancé et mes amis proches.

En tant que personne trans avec un vagin, j'aimerais pouvoir parler plus librement de mes règles et j'aimerais que ça ne dicte pas la façon dont je peux présenter mon genre.»

–Quinn, 22 ans, Australie

4. «En tant qu'homme trans, j'utilise le mot "pingouin" pour parler de mes règles afin d'éviter la dysphorie

Photoplotnikov / Getty Images

«Je ne parle pas du tout de mes règles avec ma famille, mes collègues, et mes amis. Avec mon partenaire, je suis plus ouvert. Je me plains des crampes ou le préviens qu'elles sont là pour qu'il n'engage pas de rapport sexuel.

En tant qu'homme trans, j'utilise le mot "pingouin" pour parler de mes règles afin d'éviter la dysphorie, ou "je saigne", qui est un autre truc trans.»

–Aiden, 18 ans, États-Unis

5. «Des vieilles chaussettes, du papier toilette, des serviettes de fast-foods –tout ce que vous pouvez trouver quand vous êtes à court d'argent.»

@happypeachbuttmcgee / Via instagram.com

«Quand j'étais en CE2, ma mère m'a dit: «Hé, les filles saignent dans leur zézette quand elles grandissent, et ça s'appelle les règles. Tu la recouvres d'une serviette, un peu comme un pansement, jusqu'à ce que ça s'arrête au bout d'environ une semaine, mais ça ne t'arrivera probablement pas avant un moment.»

Je me rappelle de la peur et de la honte d'être un mec avec des règles (je suis trans). J'avais peur à mort à l'idée de porter des protections périodiques et des crampes que je risquais d'avoir.

Je n'arrive pas à me résoudre à en parler à qui que ce soit, parce qu'après ça, on me voit comme une femme cis, et non comme l'homme trans que je suis. J'entends assez de choses négatives de toutes les personnes que je connais parce que je suis moi-même, et je n'ai pas besoin d'être encore plus dysphorique juste parce que je ne peux pas encore me payer des hormones.

Je dépense beaucoup trop en protections périodiques. C'est dingue. Être pratiquement SDF ne vous laisse pas beaucoup d'options. Des vieilles chaussettes, du papier toilette, des serviettes de fast-foods –tout ce que vous pouvez trouver quand vous êtes à court d'argent.»

– Blue, États-Unis

6. «C'est difficile de couvrir des sous-vêtements masculins, je dois donc utiliser au moins trois serviettes à la fois.»

@thatcutequeer / Via instagram.com

«J'utilise des serviettes. Les coupes menstruelles sont bien trop chères, et j'ai trop peur du syndrome du choc toxique pour utiliser des tampons. Je dépense environ 12 euros par mois. J'ai un flux ridiculement abondant, et c'est difficile de couvrir les sous-vêtements masculins, je dois donc utiliser au moins trois serviettes à la fois.»

–Frank, 17 ans, Royaume-Uni

7. «Je commence à avoir moins mes règles depuis que je prends de la testostérone.»

Esben_H / Getty Images

«J'utilise des serviettes et j'ai déjà utilisé des tampons quelques fois, mais je commence à avoir moins mes règles depuis que je prends de la testostérone.

Je suis très ouvert concernant mes règles car mes parents m'ont appris à en parler comme on parle d'autre chose, et ça choque parfois un peu trop les gens.

Je pense que dans la plupart des cultures (voire même toutes), les règles sont très associées à la féminité, donc en tant qu'homme trans, être aussi ouvert à propos de mes règles peut être très déroutant pour certaines personnes. Les gens sont très respectueux (la plupart du temps) concernant le fait que je m'identifie et agis comme un garçon, mais dès que je parle de règles, c'est comme si je redevenais une fille.#lesgarçconssaignentaussi»

–Axel, 16 ans, Canada

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8. «Les coupes menstruelles sont plus pratiques dans les toilettes pour hommes, mais ça peut être difficile pour d'autres raisons (la dysphorie, par exemple).»

@cleanyourcup / Via instagram.com

«J'ai utilisé des serviettes, des tampons, et des coupes menstruelles. Je suis un homme trans, une coupe menstruelle est donc plus pratique à utiliser dans les toilettes pour hommes, mais ça peut être difficile pour d'autres raisons (la dysphorie, par exemple).

Je parle ouvertement de mes règles avec des personnes qui en ont aussi, et avec les hommes queer en général.

On pense que c'est un truc qui concerne uniquement les femmes. C'est faux. Certains hommes ont des règles. Si vous êtes un homme et que vous ne pouvez pas en entendre parler, apprenez à l'accepter et faites votre propre travail émotionnel. C'est un processus biologique naturel et pas quelque chose dont on doit avoir honte.»

–Anonyme, Royaume-Uni

9. «Je me suis senti-e déçu-e et trahi-e par mon corps, car je ne voulais vraiment pas devenir une femme.»

@babyfacepress / Via instagram.com

«Je suis une personne trans non binaire.

Je me souviens avoir ressenti une douleur inconnue un jour, et avoir retrouvé un peu de sang dans mes sous-vêtements le lendemain matin. Même si j'ai compris ce qui se passait, je me suis senti-e déçu-e et trahi-e par mon corps, car je ne voulais vraiment pas devenir une femme. Je pense que j'étais plus terrifié-e par ça que par le sang et la douleur.

Ça n'est pas vraiment normal ou accepté, mais c'est une sorte d'activisme quand je parle des règles. Même si la Norvège est une société moderne, avec de bonnes informations sur les règles et autres fonctions biologiques, et surtout une bonne disponibilité des produits hygiéniques, ça reste des sujets honteux et tabous.»

–Anonyme, 21 ans, Norvège

10. «En tant qu'homme trans, ça rend tout un peu plus difficile, surtout en ce qui concerne les infirmières de l'école, ou le fait de rater les cours à cause de la douleur.»

@period_memes / Via instagram.com

«Je suis très ouvert avec ma famille, et je l'ai été avec quelques ex. Je vis dans une région plutôt rurale de l'Angleterre, où les gens sont généralement ignorants. En tant qu'homme trans, je trouve que ça rend tout un peu plus difficile –surtout en ce qui concerne les infirmières de l'école, ou le fait de rater les cours à cause de la douleur.»

–Anonyme, 17 ans, Angleterre

11. «C'est horrible –surtout quand vous êtes un homme trans et que vous avez des crampes et que vous devez aller à l'hôpital.»

@according_to_sage / Via instagram.com

«Je suis assez ouvert concernant mes règles avec les personnes qui sont très proches de moi. Mais pas du tout avec les personnes qui sont en dehors de ce cercle. Les hommes trans n'ont pas le luxe de se plaindre dans cette société.

C'est horrible –surtout quand vous êtes un homme trans et que vous avez des crampes et que vous devez aller à l'hôpital. Les personnes qui ne souffrent pas comme ça se moquent de vous, comme si vos crampes incapacitantes étaient une exagération ou un mensonge.»

–Anonyme, États-Unis

12. «Je sais qu'il y a très peu d'hommes trans dans le monde, mais nous existons et nos expériences comptent.»

@sophiegreens / Via instagram.com

«Je me rappelle avoir été gêné de devoir dire à mes parents la première fois que j'ai eu mes règles, et je ne voulais pas en parler. Mon père m'a félicité, ce qui m'a ennuyé.

Évidemment, les hommes trans sont généralement mal à l'aise en ce qui concerne les règles, et on essaie de ne pas trop en parler. Je n'en parle vraiment pas souvent, seulement à ma copine.

En tant qu'homme qui a ses règles, c'est frustrant qu'elles soient traitées comme quelque chose qui n'est vécu que par les femmes. Je sais qu'il y a très peu d'hommes trans dans le monde, mais nous existons et nos expériences comptent.»

–Nicholas, 29 ans, Royaume-Uni

13. «Vous pouvez être un mec avec un vagin qui saigne pendant une semaine tous les mois. Vous n'avez pas un problème. Vous êtes magnifique.»

@trans_pride__ / Via instagram.com

«J'étais tellement gêné quand j'ai eu mes premières règles. J'ai passé des jours à utiliser du papier toilette à la place de serviettes hygiéniques car j'avais trop peur d'en demander.

Je suis un homme trans (femme vers homme), je fais donc de mon mieux pour ne pas parler de mes règles à qui que ce soit. Bien sûr, il arrive que le sujet soit abordé dans des conversations avec mes amis et ma mère, mais ça me perturbe et me gêne énormément.

On m'a toujours appris qu'avoir ses règles était quelque chose de féminin et dégoûtant, mais c'est pas vrai. Vous pouvez être un homme avec un vagin qui saigne pendant une semaine tous les mois. Vous n'avez pas un problème. Vous êtes magnifique.»

–Hayden, 16 ans, États-Unis

Les contributions ont été modifiées pour des raisons de longueur et de clarté.

Ce post a été traduit de l'anglais.

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