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Voici comment Harry Potter a changé des vies

«Harry Potter m'a donné un ami lorsque j'avais l'impression de ne pas en avoir.»

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Nous avons récemment demandé aux membres de la communauté BuzzFeed de nous raconter comment Harry Potter avait changé leur vie.

1. «Ça m'a fait prendre ma vie en main. J.K. Rowling m'a probablement sauvé la vie avec cette phrase.»

«J'ai aujourd'hui 28 ans, et je n'étais pas intéressé par Harry Potter lorsque j'allais à l'école. Je ne lisais pas beaucoup, je me suis donc dit que j'attendrais la sortie des films. Les films sont sortis mais je ne les ai pas vus, car la vie en a décidé autrement.

On m'a diagnostiqué un trouble de la personnalité borderline. Ça veut dire que j'ai des émotions changeantes et extrêmes, et la moindre phrase que quelqu'un prononce sans réfléchir peut me blesser profondément, et pour un long moment. La chose la plus frustrante était lorsque les gens me disaient que «tout était dans ma tête». Lorsque j'ai enfin lu les livres, je les ai tout de suite aimés et je suis vite arrivé aux Reliques de la Mort. Voici ma citation préférée de Dumbledore: «Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n’est pas réel?»

«Cette phrase m'a permis de prendre ma vie en main. Je comprends désormais que bien que ma santé mentale me dise des choses qui ne sont pas réelles ou me fasse ressentir des choses que je ne devrais pas ressentir, ces choses sont pour moi bien réelles, et c'est ce qui compte. J.K. Rowling m'a probablement sauvé la vie avec cette phrase.»

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2. «Mon anglais était correct, mais pas génial, et j'ai décidé d'apprendre toute seule pour lire les livres.»

«Je suis Française et j'ai grandi en France, principalement sans ami. J'ai toujours aimé lire, et lorsque j'avais environ 9 ans, j'ai découvert Harry Potter. Et évidemment, j'ai tout de suite adoré. J'ai lu les trois premiers livres d'un coup, et j'étais très excitée de lire le quatrième quand il est sorti. Après ça, j'ai réalisé qu'il faudrait des mois et des mois pour que le prochain livre soit traduit en français après sa publication en anglais, et j'ai trouvé que c'était inacceptable. Mon anglais était correct, mais pas génial —après tout, je n'avais que 11 ans— j'ai donc décidé d'apprendre toute seule. Puisque je connaissais les quatre premiers livres par cœur, je me suis dit que les lire à plusieurs reprises en anglais pourrait aider. Et c'est ce que j'ai fait, après avoir harcelé mes parents jusqu'à ce qu'ils commandent les livres sur Amazon.

«Lorsque l'Ordre du Phénix est sorti, je l'ai tout de suite commandé en anglais, et je me suis rendue compte que, dans l'ensemble, je comprenais ce que je lisais. J'ai continué à lire les autres livres en anglais, et j'ai fini par le parler couramment. Lorsque j'ai eu 16 ans, il a fallu que j'étudie mes options pour aller à l'université, et j'ai décidé d'essayer d'entrer dans une université de Londres. J'ai eu de mauvaises notes au bac, mais un 19/20 en anglais, ce qui m'a permis d'avoir une moyenne acceptable. J'ai reçu une offre d'une université de Londres, j'y ai déménagé, j'ai reçu mon diplôme et je me suis lancée dans le journalisme.

«Trois ans plus tard, j'écris ces lignes depuis les bureaux de BuzzFeed à Londres, et je suis presque certaine que ça ne se serait jamais produit sans Harry Potter.»

Marie Le Conte, journaliste médias et politiques à BuzzFeed

3. «Harry Potter m'a donné un ami quand j'avais l'impression de ne pas en avoir.»

«Quand j'avais 9 ans, ma famille a quitté l'État de la Virginie aux États-Unis pour déménager en Allemagne. Mon père faisait des heures supplémentaires à son nouveau travail, ma mère était rentrée aux États-Unis pour être au chevet de ma grand-mère mourante, ma grande sœur venait tout juste de partir pour l'université, mon grand frère essayait de s'en sortir dans un lycée dans un pays étranger, et j'affrontais un énorme choc des cultures en tant que petit nouveau sans ami.

«Après un ou deux mois à l'école, un enseignant a joué le livre audio de l'École des sorciers à notre classe. J'ai tout de suite adoré, et j'ai emprunté le livre pour pouvoir lire la suite tout seul. J'ai lu les trois premiers à toute vitesse, et j'ai reçu la Coupe de feu pour Noël cette année-là.

«Harry Potter m'a donné des points communs pour créer des liens avec les enfants de ma classe qui avaient l'air très intimidants avant ça, et la série a continué de m'aider à me faire des amis lorsque le travail de mon père nous a fait déménager en Floride, au Népal, en Autriche, à New York, et en Angleterre. Harry Potter m'a donné un ami lorsque j'avais l'impression de ne pas en avoir, et il m'a montré un nouveau monde lorsque j'étais intimidé par celui dans lequel je vivais.»

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4. «C'est la première fois de ma vie que j'ai pu suivre et profiter d'une histoire, et ça m'a permis d'avoir confiance en moi à l'école et dans la vie.»

«J'avais 10 ans, et j'étais un enfant dyslexique non diagnostiqué qui ne pouvait pas lire. Je détestais aller à l'école. Je me sentais tellement stupide, surtout en anglais, prétendant suivre ce qui se passait, alors que tous les mots sautaient dans tous les sens sur les pages.

«Ma mère a essayé de m'aider autant que possible, et un jour, elle a ramené Harry Potter à l'École des sorciers à la maison. Ses collègues de travail lui avaient dit que tous les enfants adoraient lire ça. Cette nuit-là, je suis allé au lit et j'ai pris le livre. C'est la première fois de ma vie que j'ai pu suivre et apprécier une histoire. J'ai dévoré la série à mesure que les livres sortaient: elle m'a donné la confiance nécessaire pour lire d'autres romans, et ma confiance en moi à l'école et dans la vie s'est développée encore et encore.

«J'ai fini par obtenir un diplôme en littérature anglaise, ce qui ne se serait absolument pas produit si je n'avais pas commencé ce premier livre de Harry Potter.»

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5. «Pouvoir me réfugier à Poudlard m'a aidée à traverser la période durant laquelle j'ai vécu à l'hôpital.»

«Mon premier fils est né avec un problème cardiaque très grave, et nous avons vécu à l'hôpital pour enfants local pendant l'intégralité des six mois de sa vie. Pendant les deux derniers mois de sa vie, j'ai décidé de lire les livres Harry Potter. Vivre dans un service de soins intensifs est très épuisant sur le plan émotionnel, et pouvoir me réfugier à Poudlard m'a aidée à traverser cette période durant laquelle j'ai vécu à l'hôpital.

«Je suis actuellement enceinte d'un enfant dont le cœur est en bonne santé, et il s'appellera Harry.»

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6. «Ça fait 19 ans, et je continue de penser que sans ce livre, je ne serais pas là aujourd'hui.»

«J'avais 8 ans lorsque le premier livre est sorti, et je venais tout juste d'être victime d'un terrible empoisonnement alimentaire. Les docteurs ont dit que j'avais moins de 50% de chances de m'en sortir. C'était tellement grave que j'ai perdu 4,5kg en une semaine, et mes amis et ma famille venaient à la maison avec des cadeaux, et ils me disaient presque au revoir.

«J'étais terrifié, mais j'avais tellement mal que je commençais à perdre espoir. Jusqu'à ce que je vois tous les reportages sur Harry Potter à la télé. Il fallait que je le lise. C'est la première chose pour laquelle j'ai montré un intérêt après pas mal de temps, ma mère est donc tout de suite allée me l'acheter. J'ai tout de suite accroché.

«Ça fait 19 ans, et je continue de croire que sans ce livre, je ne serais probablement pas là aujourd'hui. Il m'a donné mon sens de l'émerveillement et m'a redonné l'envie de vivre. Merci infiniment, J.K. Rowling. Du fond du cœur.»

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7. «Harry Potter m'a permis de m'échapper du monde réel lorsque j'en avais le plus besoin.»

«Lorsque j'avais 6 ans, mon frère aîné est décédé. C'était évidemment une période difficile pour moi-même et ma famille, et puisque j'étais si jeune, je n'avais pas le droit de connaître les détails de sa mort. Je n'avais aucune idée de ce qui s'était passé, et ça a donc été très difficile pour moi d'accepter son décès.

«Peu de temps après, un voisin m'a prêté un exemplaire de l'École de sorciers, et j'ai tout de suite adoré. Les mots de J.K. Rowling m'ont transportée dans un monde rempli de magie, un monde qui me distrayait du drame de ma propre vie. À l'heure d'aller au lit, mon père et moi lisions chacun notre tour un chapitre. Après ça, j'ai toujours ressenti une grande connexion avec le monde de la sorcellerie et ses personnages complexes.

«Le nombre important de morts se produisant dans les livres m'a aidée à comprendre que j'étais loin d'être seule dans cette situation. Harry Potter m'a donné une échappatoire au monde réel lorsque j'en avais le plus besoin, et c'est pour cette raison qu'il fera toujours partie de moi.»

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8. «Elle m'a sauvé la vie, et je peux franchement dire que je ne me suis jamais sentie aussi saine et heureuse.»

«J'ai toujours souffert d'anxiété et de dépression, mais je ne me suis pas fait aider avant d'avoir la vingtaine. Pendant ma thérapie comportementale et cognitive, mon thérapeute m'a demandé de penser à une personne qui ne juge pas et d'imaginer ce qu'elle me dirait lorsque je me sentais particulièrement mal ou anxieuse.

«J'ai pensé à Luna Lovegood. Elle m'a sauvé la vie, ça ne fait aucun doute. Je pense toujours à elle quand je ne vais pas bien, et quoi qu'il arrive, elle me redonne le sourire et elle m'aide à me rendre compte que ça n'est pas grave de ne pas être parfaite, tant que je suis moi-même. C'est difficile d'expliquer aux gens ce que Luna représente pour moi, mais ayant des problèmes de santé mentale depuis mon plus jeune âge, je peux sincèrement dire que je ne me suis jamais sentie aussi heureuse.»

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9. «Ça m'a appris que la vie peut nous réserver toutes les merdes possibles et que ça ne sera pas toujours facile, mais qu'on trouvera toujours un moyen de s'en sortir.»

«J'ai une maladie dégénérative à cause de laquelle j'ai eu besoin, au fil du temps, de me déplacer en fauteuil roulant, d'aide à la communication, d'un respirateur et d'être alimentée par sonde. J'ai également eu plusieurs maladies potentiellement mortelles suite à mon handicap. Je me suis identifiée à Harry parce qu'il se sentait très différent des autres et qu'il attirait l'attention où qu'il aille. J'ai été émue par les amis de Harry restant à ses côtés malgré les dangers qu'ils affrontaient, et ça m'a rappelé mes propres amis et ma famille restant à mes côtés même lorsque ça les rendait anxieux, ou lorsque j'étais trop malade ou fatiguée pour être de bonne compagnie.

«Plus important encore, la série m'a appris que la vie peut nous réserver toutes les merdes imaginables et que ça ne sera pas toujours facile, mais tant que vous êtes entouré-e de personnes que vous aimez et qui vous aiment en retour, vous trouverez toujours un moyen de vous en sortir.»

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Pour des raisons de clarté et/ou de longueur, les témoignages ont été modifiés.

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