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18 épisodes de séries qu'il fallait absolument voir en 2017

Le meilleur du meilleur, avec plein de spoilers.

Publié le

1. «Rick-ornichon», Rick et Morty

Tous les épisodes de Rick et Morty sont chelous... mais on peut difficilement faire plus chelou que cet épisode épique et déjà culte dans lequel Rick, transformé en cornichon, se retrouve coincé dans les égouts, s'évade en se créant un corps artificiel à base de rats et de cafards, et affronte des agents secrets russes pour survivre. C'est un épisode qui montre à la fois les sommets d'humour absurde que peut atteindre cette série, tout en se concluant sur une scène touchante entre Rick et sa fille.
Cartoon Network

Tous les épisodes de Rick et Morty sont chelous... mais on peut difficilement faire plus chelou que cet épisode épique et déjà culte dans lequel Rick, transformé en cornichon, se retrouve coincé dans les égouts, s'évade en se créant un corps artificiel à base de rats et de cafards, et affronte des agents secrets russes pour survivre. C'est un épisode qui montre à la fois les sommets d'humour absurde que peut atteindre cette série, tout en se concluant sur une scène touchante entre Rick et sa fille.

2. «Bonnes œuvres», Halt and Catch Fire

Cette incroyable série sur un groupe de jeunes entrepreneurs dans le monde de l'informatique des années 1980 et 1990 s'est achevée cette année après quatre saisons, et nous a offert un des plus beaux épisodes de séries de tous les temps. SpoilersCet épisode suit la mort brutale de l'un des personnages principaux, mais au lieu de nous montrer l'enterrement et la réaction immédiate des proches, le scénario saute ces étapes et nous transpose quelques temps après, alors que sa famille et ses proches se retrouvent avec pour tâche de vider sa maison. C'est l'occasion de rassembler tous les personnages de la série dans la même pièce, et de mettre à jour les tensions qui les animent depuis plusieurs épisodes, voire depuis plusieurs saisons. Un épisode aussi calme que dévastateur, qu'on n'est pas prêt d'oublier.
AMC

Cette incroyable série sur un groupe de jeunes entrepreneurs dans le monde de l'informatique des années 1980 et 1990 s'est achevée cette année après quatre saisons, et nous a offert un des plus beaux épisodes de séries de tous les temps.

Spoilers

Cet épisode suit la mort brutale de l'un des personnages principaux, mais au lieu de nous montrer l'enterrement et la réaction immédiate des proches, le scénario saute ces étapes et nous transpose quelques temps après, alors que sa famille et ses proches se retrouvent avec pour tâche de vider sa maison. C'est l'occasion de rassembler tous les personnages de la série dans la même pièce, et de mettre à jour les tensions qui les animent depuis plusieurs épisodes, voire depuis plusieurs saisons. Un épisode aussi calme que dévastateur, qu'on n'est pas prêt d'oublier.

3. «La Flèche du temps», BoJack Horseman

La série la plus douce-amère du moment a encore réussi à nous émouvoir cette année, notamment avec cet épisode entièrement dédié à la mère de BoJack, atteinte d'Alzheimer. La réalité de Beatrice se met à se dissoudre sous nos yeux, et à travers une série de flashbacks dans le désordre, on découvre les nombreux traumatismes et les déceptions qui ont mené cette petite fille à devenir une vieille femme aigrie. Un épisode très touchant et fascinant qui tente de représenter, du mieux possible, à quoi la maladie d'Alzheimer peut ressembler de l'intérieur.
Netflix

La série la plus douce-amère du moment a encore réussi à nous émouvoir cette année, notamment avec cet épisode entièrement dédié à la mère de BoJack, atteinte d'Alzheimer. La réalité de Beatrice se met à se dissoudre sous nos yeux, et à travers une série de flashbacks dans le désordre, on découvre les nombreux traumatismes et les déceptions qui ont mené cette petite fille à devenir une vieille femme aigrie. Un épisode très touchant et fascinant qui tente de représenter, du mieux possible, à quoi la maladie d'Alzheimer peut ressembler de l'intérieur.

4. «Retard», The Handmaid's Tale

The Handmaid's Tale est une série dystopique très, très sombre, mais c'est vraiment dans le troisième épisode qu'on prend toute la mesure de l'horreur du régime de Gilead, de ses débuts à aujourd'hui. Dans des flashbacks, on découvre le jour où June et toutes les autres femmes de son entreprise ont été renvoyées et dépossédées de leurs biens matériels. On assiste aussi à une manifestation de femmes, violemment réprimée. Puis, de nos jours, on découvre le sort terrible d'Ofglen, atrocement punie pour avoir eu une relation illicite avec une autre femme : cette dernière est pendue sous ses yeux, puis Ofglen subit une mutilation génitale. Alexis Bledel, surtout connue pour le rôle de Rory dans Gilmore Girls, livre ici sa meilleure performance d'actrice. Tout ça filmé superbement par Reed Moreno, directrice de la photographie et réalisatrice (Frozen River, Lemonade) qui insuffle aux trois premiers épisodes de la série son identité visuelle unique et oppressante.
Hulu

The Handmaid's Tale est une série dystopique très, très sombre, mais c'est vraiment dans le troisième épisode qu'on prend toute la mesure de l'horreur du régime de Gilead, de ses débuts à aujourd'hui. Dans des flashbacks, on découvre le jour où June et toutes les autres femmes de son entreprise ont été renvoyées et dépossédées de leurs biens matériels. On assiste aussi à une manifestation de femmes, violemment réprimée. Puis, de nos jours, on découvre le sort terrible d'Ofglen, atrocement punie pour avoir eu une relation illicite avec une autre femme : cette dernière est pendue sous ses yeux, puis Ofglen subit une mutilation génitale. Alexis Bledel, surtout connue pour le rôle de Rory dans Gilmore Girls, livre ici sa meilleure performance d'actrice. Tout ça filmé superbement par Reed Moreno, directrice de la photographie et réalisatrice (Frozen River, Lemonade) qui insuffle aux trois premiers épisodes de la série son identité visuelle unique et oppressante.

5. «Minty», Underground

Underground raconte l'histoire de plusieurs esclaves américains au XIXe siècle, et leur combat pour la liberté. Cet épisode-bouteille, qui marque une pause dans l'intrigue de la série, s'est démarqué comme l'un des plus ambitieux de l'année. Il s'agit en effet d'un monologue ininterrompu de 53 minutes, durant lequel Harriet Tubman, ancienne esclave et militante abolitionniste, raconte son histoire face à une audience d'abolitionnistes. L'actrice Aisha Hinds, qui porte entièrement l'épisode sur ses épaules, livre une performance immense, jusqu'aux dernières secondes, où Harriet Tubman brise le quatrième mur et regarde le spectateur droit dans les yeux. Faisant une allusion subtile à Donald Trump, elle conclut son monologue avec un appel à l'action : «En temps de guerre, on ne peut pas se permettre d'être juste des citoyens. Cela reviendrait à abandonner notre futur, et abandonner nos âmes. Cette fois-ci, personne n'a le luxe d'attendre que ça se passe, vous m'entendez ?».
WGN America

Underground raconte l'histoire de plusieurs esclaves américains au XIXe siècle, et leur combat pour la liberté. Cet épisode-bouteille, qui marque une pause dans l'intrigue de la série, s'est démarqué comme l'un des plus ambitieux de l'année. Il s'agit en effet d'un monologue ininterrompu de 53 minutes, durant lequel Harriet Tubman, ancienne esclave et militante abolitionniste, raconte son histoire face à une audience d'abolitionnistes. L'actrice Aisha Hinds, qui porte entièrement l'épisode sur ses épaules, livre une performance immense, jusqu'aux dernières secondes, où Harriet Tubman brise le quatrième mur et regarde le spectateur droit dans les yeux. Faisant une allusion subtile à Donald Trump, elle conclut son monologue avec un appel à l'action : «En temps de guerre, on ne peut pas se permettre d'être juste des citoyens. Cela reviendrait à abandonner notre futur, et abandonner nos âmes. Cette fois-ci, personne n'a le luxe d'attendre que ça se passe, vous m'entendez ?».

6. «Manigances», Better Call Saul

La rivalité entre Jimmy et son frère Chuck arrive à sa confrontation la plus cruciale dans cet épisode. Comme souvent, l'épisode démarre avec un flashback, à une époque où Jimmy était encore prêt à tout pour soutenir son frère. Mais aujourd'hui, Chuck est allé trop loin, Jimmy est allé trop loin, et leur relation semble irréparable lorsqu'ils s'affrontent dans le procès qui occupe l'intégralité de l'épisode. Jimmy humilie son frère en prouvant que la sensibilité électromagnétique dont il dit souffrir n'est pas réelle, ce qui aura des conséquences désastreuses sur leur relation et, surtout, sur leurs vies. Cet épisode représente finalement un tournant pour tous les personnages : Kim se noie progressivement dans sa culpabilité et sa fatigue, la santé mentale de Chuck dérape de façon irrémédiable, et Jimmy fait des choix qu'il regrettera sans doute pour longtemps. Toutes les performances sont incroyables, mais Michael McKean, qui incarne Chuck, est particulièrement impressionnant. C'est aussi dans cet épisode que Jimmy est mis en relation avec Huell, son gros bras dans Breaking Bad.
AMC

La rivalité entre Jimmy et son frère Chuck arrive à sa confrontation la plus cruciale dans cet épisode. Comme souvent, l'épisode démarre avec un flashback, à une époque où Jimmy était encore prêt à tout pour soutenir son frère. Mais aujourd'hui, Chuck est allé trop loin, Jimmy est allé trop loin, et leur relation semble irréparable lorsqu'ils s'affrontent dans le procès qui occupe l'intégralité de l'épisode. Jimmy humilie son frère en prouvant que la sensibilité électromagnétique dont il dit souffrir n'est pas réelle, ce qui aura des conséquences désastreuses sur leur relation et, surtout, sur leurs vies. Cet épisode représente finalement un tournant pour tous les personnages : Kim se noie progressivement dans sa culpabilité et sa fatigue, la santé mentale de Chuck dérape de façon irrémédiable, et Jimmy fait des choix qu'il regrettera sans doute pour longtemps. Toutes les performances sont incroyables, mais Michael McKean, qui incarne Chuck, est particulièrement impressionnant. C'est aussi dans cet épisode que Jimmy est mis en relation avec Huell, son gros bras dans Breaking Bad.

7. «American Bitch», Girls

Il y a beaucoup de choses à dire sur la dernière saison de Girls, et sur la manière dont Lena Dunham, sa créatrice, a géré les vagues d'accusations de harcèlement et de viol à Hollywood qui se succèdent depuis octobre 2017. Pourtant, un des épisodes les plus importants de l'année était cet épisode incroyablement annonciateur, sur la rencontre entre Hannah et un écrivain très célèbre accusé de harcèlement sexuel, incarné par Matthew Rhys. La dernière image de l'épisode ? Alors que Hannah s'échappe de l'appartement de l'écrivain au son de Desperado, une foule de femmes de plus en plus nombreuses pénètrent, l'une après l'autre, dans l'immeuble. Comme une vague inéluctable de victimes, un système qu'il est impossible de rompre. Glaçant.
HBO

Il y a beaucoup de choses à dire sur la dernière saison de Girls, et sur la manière dont Lena Dunham, sa créatrice, a géré les vagues d'accusations de harcèlement et de viol à Hollywood qui se succèdent depuis octobre 2017.

Pourtant, un des épisodes les plus importants de l'année était cet épisode incroyablement annonciateur, sur la rencontre entre Hannah et un écrivain très célèbre accusé de harcèlement sexuel, incarné par Matthew Rhys. La dernière image de l'épisode ? Alors que Hannah s'échappe de l'appartement de l'écrivain au son de Desperado, une foule de femmes de plus en plus nombreuses pénètrent, l'une après l'autre, dans l'immeuble. Comme une vague inéluctable de victimes, un système qu'il est impossible de rompre. Glaçant.

8. «Partie 8, Got a light ?», Twin Peaks : The Return

Autrement connu comme «l'épisode de la bombe atomique», ou «l'épisode que personne n'a compris». Dans ce qui restera sans doute dans les annales comme l'épisode de série le plus taré de l'Histoire, on retrouve tous les éléments surréalistes, oniriques et déroutants de l'œuvre de Lynch, qui depuis la création de Twin Peaks en 1996, a cultivé une filmographie de plus en plus étrange et hermétique. Après quelques minutes passées dans l'univers de Twin Peaks, l'écran vire au noir et blanc, et l'on se retrouve au Nouveau-Mexique en 1945... Avant d'assister, pendant de longues minutes, à la déflagration d'une bombe atomique, symbole de l'origine du mal et sans doute l'origine du fameux démon de la série connu sous le nom de Bob. Si on s'écoutait, on aurait pu mettre toute la saison dans cette liste. Mais Partie 8 est plus qu'un simple épisode de série. C'est une expérience sensorielle, parfois éprouvante, une méditation sur la notion même de divertissement, et une œuvre qui transcende les limites de la télé, du cinéma, de la peinture, de la musique ou de la photographie.
Showtime

Autrement connu comme «l'épisode de la bombe atomique», ou «l'épisode que personne n'a compris». Dans ce qui restera sans doute dans les annales comme l'épisode de série le plus taré de l'Histoire, on retrouve tous les éléments surréalistes, oniriques et déroutants de l'œuvre de Lynch, qui depuis la création de Twin Peaks en 1996, a cultivé une filmographie de plus en plus étrange et hermétique.

Après quelques minutes passées dans l'univers de Twin Peaks, l'écran vire au noir et blanc, et l'on se retrouve au Nouveau-Mexique en 1945... Avant d'assister, pendant de longues minutes, à la déflagration d'une bombe atomique, symbole de l'origine du mal et sans doute l'origine du fameux démon de la série connu sous le nom de Bob. Si on s'écoutait, on aurait pu mettre toute la saison dans cette liste. Mais Partie 8 est plus qu'un simple épisode de série. C'est une expérience sensorielle, parfois éprouvante, une méditation sur la notion même de divertissement, et une œuvre qui transcende les limites de la télé, du cinéma, de la peinture, de la musique ou de la photographie.

9. «Josh is Irrelevant», Crazy Ex-Girlfriend

Depuis trois saisons, Rebecca Bunch est obsédée par Josh. Elle l'a suivi en Californie pour essayer de le reconquérir à l'aide de plans machiavéliques de plus en plus inquiétants. Mais quelque chose change dans la saison 3. Les problèmes de Rebecca deviennent de plus en plus difficiles à ignorer, et alors que sa santé mentale était toujours traitée indirectement dans la série, elle passe au devant de l'intrigue. Après une série d'épisodes assez éprouvants, Josh is Irrelevant est une touche d'espoir particulièrement bienvenue : Rebecca découvre qu'elle a été mal diagnostiquée toute sa vie, et démarre une thérapie. Il s'agit aussi du dernier épisode de la série à contenir le nom de Josh dans le titre... et il est intitulé «Josh est hors-sujet», prouvant que la guérison est possible, et qu'une nouvelle ère s'annonce pour Rebecca. Alors oui, Crazy Ex-Girlfriend est une série musicale qui contient plein de chansons loufoques et humoristiques. Mais c'est aussi une série capable d'offrir un portrait réaliste, touchant et plein d'espoir de la vie avec une maladie mentale.
The CW

Depuis trois saisons, Rebecca Bunch est obsédée par Josh. Elle l'a suivi en Californie pour essayer de le reconquérir à l'aide de plans machiavéliques de plus en plus inquiétants. Mais quelque chose change dans la saison 3. Les problèmes de Rebecca deviennent de plus en plus difficiles à ignorer, et alors que sa santé mentale était toujours traitée indirectement dans la série, elle passe au devant de l'intrigue. Après une série d'épisodes assez éprouvants, Josh is Irrelevant est une touche d'espoir particulièrement bienvenue : Rebecca découvre qu'elle a été mal diagnostiquée toute sa vie, et démarre une thérapie. Il s'agit aussi du dernier épisode de la série à contenir le nom de Josh dans le titre... et il est intitulé «Josh est hors-sujet», prouvant que la guérison est possible, et qu'une nouvelle ère s'annonce pour Rebecca. Alors oui, Crazy Ex-Girlfriend est une série musicale qui contient plein de chansons loufoques et humoristiques. Mais c'est aussi une série capable d'offrir un portrait réaliste, touchant et plein d'espoir de la vie avec une maladie mentale.

10. «Les Butins de guerre», Game of Thrones

Game of Thrones n'a pas vraiment livré sa meilleure saison avec son cru 2017. Malgré tout, on pouvait compter sur cette série blockbuster pour nous livrer la scène de bataille la plus impressionnante de l'année : Daenerys, qui est en train de perdre la guerre, reprend le dessus en attaquant l'armée des Lannister, et en cramant littéralement tout ce qui bouge.
HBO

Game of Thrones n'a pas vraiment livré sa meilleure saison avec son cru 2017. Malgré tout, on pouvait compter sur cette série blockbuster pour nous livrer la scène de bataille la plus impressionnante de l'année : Daenerys, qui est en train de perdre la guerre, reprend le dessus en attaquant l'armée des Lannister, et en cramant littéralement tout ce qui bouge.

11. «A Short History of Weird Girls», I Love Dick

Dans cet épisode isolé du reste de l'intrigue, Chris n'est pas la seule à réciter en voix off ses fantasmes sexuels. Toutes les femmes de la série s'adressent à la caméra, pour raconter leur histoire, leurs désirs, leur rapport à l'amour et à la sexualité. Une succession de témoignages francs et puissants sur la masturbation, le corps, les règles, et d'autres sujets rarement abordés de manière aussi frontale à la télé. Et tout ça, évidemment, dans une série écrite et réalisée par des femmes. Vive le female gaze !
Amazon

Dans cet épisode isolé du reste de l'intrigue, Chris n'est pas la seule à réciter en voix off ses fantasmes sexuels. Toutes les femmes de la série s'adressent à la caméra, pour raconter leur histoire, leurs désirs, leur rapport à l'amour et à la sexualité. Une succession de témoignages francs et puissants sur la masturbation, le corps, les règles, et d'autres sujets rarement abordés de manière aussi frontale à la télé. Et tout ça, évidemment, dans une série écrite et réalisée par des femmes. Vive le female gaze !

12. «On récolte ce qu'on désire», Big Little Lies

Dans le dernier épisode de cette série produite par Reese Witherspoon et Nicole Kidman, toutes les tensions viennent s'entrechoquer lors d'une soirée déguisée mémorable. Et les deux mystères de la série sont enfin élucidés : qui est mort ce soir-là, et qui est le violeur de Jane.La scène culminante, où cinq femmes (qui avaient passé la saison à se détester) défendent furieusement l'une des leurs jusqu'à la mort, est entrecoupée d'images de vagues s'écrasant avec fureur contre les rochers, comme pour accentuer le côté primaire et instinctif de la solidarité féminine. Le tout au son de la superbe September Song d'Agnes Obel. On en a encore des frissons.
HBO

Dans le dernier épisode de cette série produite par Reese Witherspoon et Nicole Kidman, toutes les tensions viennent s'entrechoquer lors d'une soirée déguisée mémorable. Et les deux mystères de la série sont enfin élucidés : qui est mort ce soir-là, et qui est le violeur de Jane.

La scène culminante, où cinq femmes (qui avaient passé la saison à se détester) défendent furieusement l'une des leurs jusqu'à la mort, est entrecoupée d'images de vagues s'écrasant avec fureur contre les rochers, comme pour accentuer le côté primaire et instinctif de la solidarité féminine. Le tout au son de la superbe September Song d'Agnes Obel. On en a encore des frissons.

13. «Grand Finale», Rupaul's Drag Race

La saison 9 de cette émission de télé-réalité mettant en compétition des drag queens nous a offert beaucoup de grands moments, comme l'apparition de Lady Gaga... Mais c'est surtout le final qui restera inoubliable. Les quatre finalistes se sont affrontées pour la première fois dans une série de lip-synchs incroyables, finalement remportés par Sasha Velour, qui se produit souvent avec le crâne rasé pour rendre hommage à sa mère décédée d'un cancer. Dans ce qui restera comme l'une des meilleurs performances de l'année, Sasha Velour a ainsi soulevé sa perruque en pleine chanson, pour révéler une pluie de roses sur son crâne rasé, sous les cris et les applaudissements du public.
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La saison 9 de cette émission de télé-réalité mettant en compétition des drag queens nous a offert beaucoup de grands moments, comme l'apparition de Lady Gaga... Mais c'est surtout le final qui restera inoubliable. Les quatre finalistes se sont affrontées pour la première fois dans une série de lip-synchs incroyables, finalement remportés par Sasha Velour, qui se produit souvent avec le crâne rasé pour rendre hommage à sa mère décédée d'un cancer. Dans ce qui restera comme l'une des meilleurs performances de l'année, Sasha Velour a ainsi soulevé sa perruque en pleine chanson, pour révéler une pluie de roses sur son crâne rasé, sous les cris et les applaudissements du public.

14. «Eulogy», Better Things

Il faut préciser que cette série a été cocréée et coécrite par Louis C.K., actuellement accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes. Mais la saison 2, encore plus remarquable que la première, était entièrement réalisée par Pamela Adlon, également créatrice, scénariste et actrice principale de la série. Et c'est peut-être grâce à son influence que Better Things nous a livré cette année de nombreux moments de pouvoir féminin, de cette scène hilarante qu'on peut interpréter comme un commentaire sur le consentement, au dernier épisode de la série, dans lequel l'homme toxique de la famille (l'ex de Sam et père de ses filles) est exclu de la conversation.Dans Eulogy, Sam est vexée à l'idée que ses filles ne respectent pas son travail d'actrice. Elle leur dit qu'elle ne veut pas attendre son enterrement pour que ses filles trouvent quelque chose de gentil à dire sur elle, et claque la porte de chez elle. Mais lorsqu'elle revient, elle constate avec surprise que ses filles et ses amis ont préparé son «enterrement», et elle les écoute, tour à tour, lui faire un éloge funèbre bouleversant. Cet épisode est la parfaite démonstration de l'amour bizarre mais puissant qui unit la famille de Sam, et de la créativité qu'elle a insufflée à ses filles en les éduquant – on en verra d'ailleurs un autre exemple dans la superbe scène finale de la saison.
FX

Il faut préciser que cette série a été cocréée et coécrite par Louis C.K., actuellement accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes. Mais la saison 2, encore plus remarquable que la première, était entièrement réalisée par Pamela Adlon, également créatrice, scénariste et actrice principale de la série. Et c'est peut-être grâce à son influence que Better Things nous a livré cette année de nombreux moments de pouvoir féminin, de cette scène hilarante qu'on peut interpréter comme un commentaire sur le consentement, au dernier épisode de la série, dans lequel l'homme toxique de la famille (l'ex de Sam et père de ses filles) est exclu de la conversation.

Dans Eulogy, Sam est vexée à l'idée que ses filles ne respectent pas son travail d'actrice. Elle leur dit qu'elle ne veut pas attendre son enterrement pour que ses filles trouvent quelque chose de gentil à dire sur elle, et claque la porte de chez elle. Mais lorsqu'elle revient, elle constate avec surprise que ses filles et ses amis ont préparé son «enterrement», et elle les écoute, tour à tour, lui faire un éloge funèbre bouleversant. Cet épisode est la parfaite démonstration de l'amour bizarre mais puissant qui unit la famille de Sam, et de la créativité qu'elle a insufflée à ses filles en les éduquant – on en verra d'ailleurs un autre exemple dans la superbe scène finale de la saison.

15. «Janet et Michael», The Good Place

Janet est le meilleur personnage de The Good Place. C'est une entité angélique qui fonctionne à peu près comme une version améliorée de Siri... Et l'actrice qui l'incarne, D'Arcy Carden, a pu démontrer toute l'étendue de son talent dans cet épisode qui est entièrement consacré à la relation entre Janet et Michael. Lorsque Janet se met à dysfonctionner, c'est l'occasion d'accumuler une tonne de gags hilarants sur ses pouvoirs tous plus farfelus les uns que les autres, mais aussi de nous offrir un développement touchant sur les deux personnages, qui sont devenus amis au gré des épisodes.
NBC

Janet est le meilleur personnage de The Good Place. C'est une entité angélique qui fonctionne à peu près comme une version améliorée de Siri... Et l'actrice qui l'incarne, D'Arcy Carden, a pu démontrer toute l'étendue de son talent dans cet épisode qui est entièrement consacré à la relation entre Janet et Michael. Lorsque Janet se met à dysfonctionner, c'est l'occasion d'accumuler une tonne de gags hilarants sur ses pouvoirs tous plus farfelus les uns que les autres, mais aussi de nous offrir un développement touchant sur les deux personnages, qui sont devenus amis au gré des épisodes.

16. «Thanksgiving», Master of None

Encore une série dont le créateur, Aziz Ansari, est accusé d'agression sexuelle. Mais cet épisode, le meilleur de la saison, appartient à Lena Waithe, à la fois scénariste et actrice. Thanksgiving se focalise en effet sur le personnage de Denise, dont la famille découvre progressivement l'homosexualité. Non seulement les seconds rôles sont géniaux – la mère de Denise est incarnée par la légendaire Angela Bassett – mais grâce à cet épisode, Lena Waithe est devenue la première femme noire de l'histoire à remporter l'Emmy du meilleur scénario pour une série comique.
Netflix

Encore une série dont le créateur, Aziz Ansari, est accusé d'agression sexuelle. Mais cet épisode, le meilleur de la saison, appartient à Lena Waithe, à la fois scénariste et actrice. Thanksgiving se focalise en effet sur le personnage de Denise, dont la famille découvre progressivement l'homosexualité. Non seulement les seconds rôles sont géniaux – la mère de Denise est incarnée par la légendaire Angela Bassett – mais grâce à cet épisode, Lena Waithe est devenue la première femme noire de l'histoire à remporter l'Emmy du meilleur scénario pour une série comique.

17. «USS Callister», Black Mirror

USS Callister s'est tout de suite imposé comme un des meilleurs épisodes de la série dystopique la plus célèbre du moment. On y suit le directeur technique d'une entreprise de jeux vidéo, qui passe tout son temps libre dans une simulation d'un univers similaire à celui de Star Trek. Dans sa simulation, il est le capitaine craint et respecté du vaisseau, mais dans la vraie vie, tous ses collègues le méprisent. Mais Black Mirror ne serait pas Black Mirror sans un twist super déprimant, et ce dernier arrive assez vite, avant de nous embarquer dans ce qui aurait fait un excellent film de science-fiction (l'épisode dure 1 h 20). L'épisode réussit à rendre hommage à l'univers de Star Trek, tout en critiquant les pires aspects de la culture geek ; de l'objectification sexiste des personnages féminins à la masculinité toxique de certains gamers, en passant par les comportements de tyrans des trolls qui croient avoir tous les droits. Malin et super divertissant.
Netflix

USS Callister s'est tout de suite imposé comme un des meilleurs épisodes de la série dystopique la plus célèbre du moment. On y suit le directeur technique d'une entreprise de jeux vidéo, qui passe tout son temps libre dans une simulation d'un univers similaire à celui de Star Trek. Dans sa simulation, il est le capitaine craint et respecté du vaisseau, mais dans la vraie vie, tous ses collègues le méprisent. Mais Black Mirror ne serait pas Black Mirror sans un twist super déprimant, et ce dernier arrive assez vite, avant de nous embarquer dans ce qui aurait fait un excellent film de science-fiction (l'épisode dure 1 h 20). L'épisode réussit à rendre hommage à l'univers de Star Trek, tout en critiquant les pires aspects de la culture geek ; de l'objectification sexiste des personnages féminins à la masculinité toxique de certains gamers, en passant par les comportements de tyrans des trolls qui croient avoir tous les droits. Malin et super divertissant.

18. «L'Évangile selon Nora», The Leftovers

Damon Lindelof est le créateur de The Leftovers, mais vous le connaissez aussi peut-être comme le scénariste qui a ruiné la fin de Lost. Une erreur qui n'a clairement pas été répétée pour le final de The Leftovers. Déjà, L'Évangile selon Nora est une vitrine pour le plus beau personnage de la série, Nora Durst, incarnée par une des actrices les plus talentueuses du moment, Carrie Coon. Et puis, c'est un peu l'antithèse de Lost : ici, on sait dès le départ que les nombreux mystères de l'histoire (l'équivalent de l'ours polaire de Lost, par exemple), ne trouveront pas de réponse. Comme nous le rappelle ce dernier épisode, ceci n'a jamais été une série à mystères. The Leftovers avait commencé comme une réflexion sur le deuil : après la disparition de 2% de la planète dans un événement mystérieux, les personnes «restantes» doivent continuer à vivre leur vie sans comprendre où sont partis leurs proches. Mais comme l'a progressivement révélé Damon Lindelof, la série était, avant tout, une histoire d'amour entre Kevin et Nora. Et c'est avec eux que s'est terminée la série, dans une scène de dialogue aussi simple que bouleversante. L'épisode est une réflexion sur la foi, l'espoir, et le fait de se raconter des histoires pour réussir à tolérer un peu plus la triste réalité. On ne saura jamais si l'histoire que raconte Nora dans la dernière scène est vraie, ou complètement inventée, et c'est sans doute mieux comme ça. Comme le chante le générique, «je pense que je préfère laisser le mystère entier».
HBO

Damon Lindelof est le créateur de The Leftovers, mais vous le connaissez aussi peut-être comme le scénariste qui a ruiné la fin de Lost. Une erreur qui n'a clairement pas été répétée pour le final de The Leftovers.

Déjà, L'Évangile selon Nora est une vitrine pour le plus beau personnage de la série, Nora Durst, incarnée par une des actrices les plus talentueuses du moment, Carrie Coon. Et puis, c'est un peu l'antithèse de Lost : ici, on sait dès le départ que les nombreux mystères de l'histoire (l'équivalent de l'ours polaire de Lost, par exemple), ne trouveront pas de réponse. Comme nous le rappelle ce dernier épisode, ceci n'a jamais été une série à mystères. The Leftovers avait commencé comme une réflexion sur le deuil : après la disparition de 2% de la planète dans un événement mystérieux, les personnes «restantes» doivent continuer à vivre leur vie sans comprendre où sont partis leurs proches. Mais comme l'a progressivement révélé Damon Lindelof, la série était, avant tout, une histoire d'amour entre Kevin et Nora. Et c'est avec eux que s'est terminée la série, dans une scène de dialogue aussi simple que bouleversante. L'épisode est une réflexion sur la foi, l'espoir, et le fait de se raconter des histoires pour réussir à tolérer un peu plus la triste réalité. On ne saura jamais si l'histoire que raconte Nora dans la dernière scène est vraie, ou complètement inventée, et c'est sans doute mieux comme ça. Comme le chante le générique, «je pense que je préfère laisser le mystère entier».