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La coupe de cheveux du coming out

Parce qu'il n'y a rien de tel qu'une nouvelle coupe pour vous sentir vous-même à 100%.

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«Je voulais changer d'apparence et la manière dont les gens me connaissaient auparavant.»

«Je voulais me distinguer sur le terrain de football et je ne voulais pas de queue de cheval, donc j'ai décidé de me faire faire une crête iroquoise. Cela a attiré l'attention de tous et ça a vraiment fait réfléchir les gens: "Je me demande si elle est homo?" Maintenant, je pense: "Waouh, j'ai eu beaucoup de courage de le faire en 2003!" J’ai encore radicalement changé de coiffure il y a un an, lorsque j’ai déménagé à New York. Je voulais changer d'apparence et la manière dont les gens me connaissaient auparavant. Je voulais changer en même temps que ce qui m'entourait. Mes cheveux sont vraiment ma marque de fabrique.»

«J'ai connu un moment de flottement par rapport à mon genre après m'être coupée les cheveux, et c'est parfois encore le cas, ça dépend de mon humeur et puis, bon, de mes cheveux aussi.»

«La photo de gauche a été prise au début de ma seconde année de fac. J'avais déjà fait mon coming out auprès de certaines personnes uniquement, mais je n'étais pas totalement sortie du placard. Ce semestre-là, je suis devenue stagiaire dans un grand salon de coiffure, où ils offraient à tous leurs employés -même aux stagiaires- une coupe de cheveux gratuite. J'avais toujours voulu me couper les cheveux depuis que j'étais adulte (j'avais déjà eu une coupe pixie étant enfant, faite par ma mère, de quoi vous dégouter des cheveux courts pour toujours!). Je me suis donc dit qu'il n'y avait pas de meilleur moment pour me faire couper les cheveux que profiter d'une coupe gratuite qui valait près de 200 dollars. La plupart des gens ont su que j'étais homo après cet épisode et, en conséquence, j'ai commencé à fréquenter des filles, ce qui était super. J'ai connu un moment de flottement par rapport à mon genre après m'être coupée les cheveux, et c'est parfois encore le cas, ça dépend de mon humeur et puis, bon, de mes cheveux aussi.»

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«Mes cheveux représentent la confiance en moi que j'acquise, ma créativité et mon changement personnel.»

«Je voulais me démarquer des autres et je pensais qu'avoir les cheveux courts me permettrait de capter le regard de plus de femmes. Ce n'était pas parfait, mais j'aime toujours cette coiffure et je n'hésiterais pas à recommencer, pas pour attirer l'attention mais pour me donner plus de confiance en moi. Ma coiffure change souvent. Je me suis fait beaucoup de coiffures protectrices ces derniers temps, mais je laisse mes cheveux flotter naturellement entre deux styles. Mes cheveux représentent la confiance en moi que j'acquise, ma créativité et mon changement personnel.»

«J'adorais tellement mes cheveux, et je n'avais jamais été en mesure de le dire de toute ma vie.»

«Au lycée, je portais toujours une large tresse sur le côté. Un jour, j'ai tout envoyé balader et j'ai tout coupé. Ça a vraiment changé ma vie, j'ai eu un million de fois plus confiance en moi. J'adorais tellement mes cheveux, et je n'avais jamais été en mesure de le dire de toute ma vie. Après les avoir eu courts pendant plus d'un an, je me suis rendu-e compte que si couper mes cheveux m'avait procuré un sentiment tellement libérateur, c'est parce que je suis non-binaire. Mes cheveux m'ont aidé-e à comprendre quelle était mon identité de genre. Après des premiers mois d'apprentissage difficiles sur comment coiffer -ou ne pas coiffer- mes cheveux, j’ai commencé à prendre le coup. Les gens disent que la célébrité à laquelle je ressemble est Rachel Maddow: c'est le plus beau compliment que j'aie jamais reçu.»

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«J'ai l'impression d'être qui je suis maintenant: jeune, en train de me trouver, et sacrément joyeuse.»

«J'ai fait mon coming out auprès de mes parents au téléphone pendant un séjour d'un semestre en Australie et, dans la même conversation, j'ai dit que je comptais me teindre les cheveux en rose lorsque je serais à Los Angeles avant de rentrer à la maison. Mon père a dit en riant: «Depuis que tu as fait ton coming out auprès de nous (il y a cinq minutes), tu fais vraiment n'importe quoi.» J'ai les meilleurs parents du monde. De retour à la maison, mon coming out encore récent et mes nouveaux cheveux roses me donnaient la sensation d'une vraie renaissance, mais aussi d'être enfin aimée pour ce que j'avais toujours été. Et, j'ai toujours la tête rose! Je suis même en train de refaire mes racines au moment où j'écris. J'ai l'impression d'être qui je suis maintenant: jeune, en train de me trouver, et sacrément joyeuse.»

«Après avoir accepté mon identité gay, je voulais que les gens puissent réellement me "voir" tel que j'étais.»

«J'ai eu une immense frange que je ramenais vers le haut et épinglais comme si c'était une énorme houpe/crête iroquoise. Après avoir accepté mon identité gay, je voulais que les gens puissent réellement me "voir" tel que j'étais. Ça a été une manière de vraiment montrer ma fierté et mon ralliement à la bannière arc-en-ciel. En regardant en arrière, j'ai vraiment honte de cette coupe. Je ressemblais au descendant humain d'une horde de (très fières) licornes. En même temps, je vois ces photos de moi avec tendresse et affection. C'était une période de ma vie qui m'a vu affirmer mon identité, et c'est quelque chose dont je suis très fier. Vous pouvez être aussi masculin ou féminin que vous le voulez tant que vous êtes vrai-e. Aujourd'hui, ma coupe de cheveux n'a plus besoin de parler pour moi, parce que je suis maintenant tout à fait capable de le faire moi-même.»

«J’ai pleuré quand cela a été terminé parce que, pour la première fois dans ma vie, j'aimais vraiment la personne que je voyais devant moi.»

«Je m'étais enfin réconciliée avec mon asexualité et, un jour, j'ai regardé dans le miroir et j'ai pensé que je devais être fidèle à moi-même. J'ai invité quelques amis proches en qui j'avais confiance pour qu'ils m'accompagnent en soutien. Je suis tellement contente qu'ils aient pu partager cette expérience avec moi. J’ai pleuré quand cela a été terminé parce que, pour la première fois dans ma vie, j'aimais vraiment la personne que je voyais devant moi. Pas un jour ne passe où je ne me sente pas absolument belle, c'est incroyable de voir comment quelque chose d'aussi esthétique que les cheveux peut changer toute votre vie. J'aime à dire aux gens que mes cheveux sont jolis et courts comme moi-même... sympa et petite.»

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«Un mec a flirté avec moi en public pour la première fois après que j'ai teint ma barbe, et ce n'est pas une mince affaire en Inde.»

«J’ai commencé à perdre mes cheveux à l'âge de 16 ans. À 21 ans, j'avais commencé à me raser la tête mais, heureusement, j'avais une barbe. Mon coming out capillaire a juste consisté à me teindre la barbe en vert. C'était un cadeau d'anniversaire pour moi, je crois que je voulais juste que les gens me regardent sous un autre jour et ne voient plus le même vieux Dhruv. Un mec a flirté avec moi en public pour la première fois après que j'ai teint ma barbe, et ce n'est pas une mince affaire en Inde. Je pense que je pourrais recommencer. À chaque fois que je vois cette photo, je pense que j'ai été très courageux.»

«Mes cheveux ont toujours été l'un de mes meilleurs atouts avant même de faire mon coming out, donc je mets un point d'honneur à faire en sorte qu'ils soient beaux et me représentent comme je suis.»

«Je portais la typique coupe à la Justin Bieber pendant ma première année de lycée. C'était tellement cliché que j'en riais moi-même, mais ça m'a vraiment permis de comprendre comment je voulais me voir. Je n'arrêtais pas de faire des blagues, et c'est en quelque sorte devenu ma marque de fabrique au lycée. J'ai aussi cessé d'aller chez le coiffeur et j'ai coupé mes propres cheveux de sorte qu'à chaque fois ils soient exactement tels que je les désirais. Mes cheveux ont toujours été l'un de mes meilleurs atouts avant même de faire mon coming out, donc je mets un point d'honneur à faire en sorte qu'ils soient beaux et me représentent comme je suis.»

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«Cela m'a permis d'être plus à l'aise avec mon propre style et ça a simplement renforcé ma volonté de ne plus jamais porter de robe.»

«Ma nouvelle coupe de cheveux n'était que la dernière pièce du puzzle. C'était comme embrasser une fille pour la première fois. Vous éprouvez ce sentiment genre "Oh, merde, qu'est-ce que je viens de faire?" qui devient immédiatement "Ah, c'est comme ça que ça devrait être." Je me suis enfin sentie complète. En regardant en arrière, j'aurais aimé que cette coiffure soit plus belle, mais je ne le regrette pas. Cela m'a permis d'être plus à l'aise avec mon propre style et cela a simplement renforcé ma volonté de ne plus jamais porter de robe. Cela me permet d'être la fille hyper classe que je savais que j'étais au fond.»

«J'ai senti la force que cette coiffure me donnait et cela a permis à d'autres enfants homos de m'identifier à l'école, et j'ai pu me lier d'amitié avec certains d'entre eux.»

«Les coupes de cheveux de notre adolescence peuvent être l'objet d'une certaine gêne quand on s'en souvient à l'âge adulte. Je me sentais évidemment gênée puisque j'avais demandé à mon coiffeur une coupe de cheveux à la Joe Jonas à ce moment-là (ils avaient pas mal de volume à l'époque). J'ai senti la force que cette coiffure me donnait et cela a permis à d'autres enfants homos de m'identifier à l'école, et j'ai pu me lier d'amitié avec certains d'entre eux. Depuis la coupe à la Joe Jonas, j'ai eu les cheveux longs, les cheveux roses, et maintenant que je suis adulte, j'ai une coupe courte bouclée sur le côté. Cela fait près de trois ans maintenant, j'aime le côté caméléon de cette coiffure: je peux la modeler pour la rendre très volumineuse et fofolle.»

«Couper mes cheveux m'a fait me sentir entière et confiante, de cette confiance que j'ignorais avoir en moi.»

«J'ai toujours été très "garçon manqué" et je me souviens toujours avoir voulu des cheveux courts, avant même de savoir que j'étais homo. J'ai toujours suivi la mode et les coiffures destinées aux garçons. Alors, quand j'ai fait mon coming out, j'étais vraiment prête à les couper totalement. Couper mes cheveux m'a fait me sentir entière et confiante, de cette confiance que j'ignorais avoir en moi. Je ne regrette absolument pas de m'être coupé les cheveux, peut-être la coiffure, mais je suis contente d'avoir opté pour les cheveux courts… À présent, ma coiffure me donne encore confiance en moi et me faire couper les cheveux me donne toujours la pêche.»

«Au début, cette coupe de cheveux me rendait nerveuse car je n'avais jamais été si visiblement homo auparavant.»

Provided to BuzzFeed

«Après être sortie du placard et avoir mis fin à une longue relation, je ressentais que j'avais très rapidement besoin de grands changements dans ma vie. Je voulais donc une nouvelle coiffure pour aller avec. Vers la même époque, ma tante a été diagnostiquée d'un cancer du sein et a perdu ses cheveux pendant le traitement. Donc, quand je me suis fait couper les cheveux, j’en ai fait don. Au début, cette coupe de cheveux me rendait nerveuse car je n'avais jamais été si visiblement homo auparavant. Mais ce sentiment n'a duré que peu de temps et je me suis sentie à l'aise avec très rapidement. J'ai remarqué que les autres femmes de la communauté faisaient beaucoup plus attention à moi avec ma nouvelle coupe. En regardant tout cela après coup, je me sens toujours très heureuse de ma décision et je me recouperais les cheveux sans hésiter.»

«En y repensant, je pense qu'effectuer ce petit changement a suffi à ce que je me sente plus à l'aise avec moi-même.»

«Au moment où j'ai fait mon coming out auprès de mes parents, la seule chose qu'ils m'ont demandée de faire était de ne pas me couper les cheveux courts. Alors, naturellement, j'ai respecté la consigne. Pour ne pas être placée en résidence surveillée à cause d'une coupe de cheveux, je suis allée chez le coiffeur et je me suis fait faire une simple coupe avec un motif. Au moment où je les ai coupés, j'ai ressenti beaucoup plus de confiance en moi. Je me suis sentie plus visible dans la communauté LGBQT (même si je ne pense pas qu'une coupe de cheveux définisse votre... sexualité). En y repensant, je pense qu'effectuer ce petit changement a suffi à ce que je me sente plus à l'aise avec moi-même. J'ai gardé ma coupe faussement courte jusqu'à aujourd'hui -même si je n'y fais plus de dessins complètement fous, je la garde propre et je la rafraîchis constamment.»

«Je me rends compte aujourd'hui que même en me coupant les cheveux, j'essayais encore de plaire à d'autres personnes.»

«Je voulais arrêter d'essayer d'avoir une certaine apparence juste pour mettre les autres à l'aise et être enfin simplement moi-même. Je sentais que cela ne dérangeait pas ma famille que je sois homo aussi longtemps que je n'avais pas l'air d'être "une de ces lesbiennes-là". Et donc, la coupe de cheveux était ma façon de rompre avec ce que tout le monde voulait que je sois. Cependant, en regardant maintenant en arrière, je me rends compte aujourd'hui que même en me coupant les cheveux, j'essayais encore de plaire à d'autres personnes. J'ai fini par avoir une coupe beaucoup plus féminine que je ne le voulais, parce que je craignais qu'elle ne soit trop masculine et contrarie tout le monde. Il n'y a rien de tel que de se regarder dans le miroir en aimant finalement ce que vous y voyez.»

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