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Les photos de danse les plus splendides et originales de l'année

Mettre le mouvement et le corps humain à l'honneur.

Publié le

Il y a eu des œuvres incroyables dans le domaine de la photographie de danse cette année. Voici quatre photographes qui ont célébré le mouvement, la danse, et les formes humaines en 2016.

Nicola Selby

Nicola Selby est une photographe basée au Royaume-Uni qui s'est fait une réputation dans le monde de la danse en s'inspirant de son ancienne carrière de danseuse professionnelle.

L'image ci-dessus montre le danseur Andre Miller dans une photographie promotionnelle prise pour la troupe de danse 12 Degrees North. «L'appareil photo est placé relativement près du sol, et aide ainsi à créer l'illusion que le danseur touche presque le sol, explique Nicola Selby, même si, en réalité, il n'en était pas non plus si loin que ça. Andre a un entraînement de gymnaste qui lui est utile quand il s'agit de retomber au sol.»

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«Les danseurs sont des perfectionnistes qui visent toujours la photo parfaite, qui les représente dans leur entièreté de danseur tout en saisissant l'énergie et l'esprit du mouvement, ajoute-t-elle. Avoir eu moi-même une formation de danse m'aide à anticiper le mouvement et à savoir qu'elle sera le bon moment pour appuyer sur le déclencheur. »

«En ce moment, je suis passionnée par le fusion de la danse et de la mode, déclare Nicola Selby. Je visualise des scènes dans ma tête, puis cherche les designers et les lieux qui conviennent à ma vision. Le danseur doit être photographié pour montrer son style, et le meilleur de ses capacités. »

L'un des temps forts de 2016 pour Nicola Shelby a été d'être la photographe de la tournée de Riverdance au Royaume-Uni. «Sur un plan personnel, ajoute-t-elle, j'ai eu de nombreux temps forts, mais ma plus grande réussite a été de pouvoir gérer une entreprise produisant des photographies de danse appréciées dans le monde entier tout en étant une mère à plein temps pour ma fille, qui va avoir 3 ans au début de l'année prochaine, et est déjà une danseuse en herbe.»

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Rick Guest

Rick Guest a exposé sa série What Lies Beneath en janvier 2016 à Londres. Elle montre des portraits de danseurs dans leurs tenues d'entraînement quotidien au ballet. Les modèles font parti-e-s des troupes de danse parmi les plus prestigieuses au monde.

L'objectif de Rick Guest était de montrer la détermination et le sacrifice nécessaires pour réussir au plus au niveau au ballet, «d'arracher les couches externes du costume, du rôle et de la performance pour révéler le personnage qu'est le danseur lui-même, explique-t-il. Une fois exposé, nous voyons une vie de dévouement, de résolution et de sacrifice, reflétée dans leurs yeux et gravée dans leurs corps.»

Les articles écrits à propos du projet, et parmi eux un article de BuzzFeed en janvier 2016, ont touché près 274 millions de personnes, ajoute Rick Guest. Voici une sélection des portraits qui ont été exposés plus tôt dans l'année:

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Rick Guest est également l'auteur de la série ci-dessous avec des danseurs de la Richard Alston Dance Company.

«La photographie est conçue pour figer les moments, pour capturer et retenir à la fois le fugace et l'éphémère, explique Rick Guest à propos de cette série.

«Cependant le chorégraphe et le danseur ne sont généralement pas intéressés par les positions A et B, mais par le trajet et la logique entre les deux. Ce projet vise à utiliser la photographie pour atteindre ces deux objectifs, la progression du mouvement dans le temps et la suspension du temps lui-même. Les résultats sont un hommage aux danseurs eux-mêmes, leur physique, leur grâce, et leur expression.»

Guest a pris les photographies ci-dessous en collaboration avec l'English National Ballet, dans le but de «créer des volumes tridimensionnels à partir du mouvement du danseur, quelque chose de plus sculptural et dans le même temps, délicat, comme une mémoire.»

Guest a également pris la série de photographies ci-dessous, qui vise à «retirer toute trace de personnalité dans une série de photographies qui place à son centre la forme physique.

Toutes les photographies ont été prises complètement floues, pour retirer aux danseurs leur identité, ce qui donne «quelque chose de magnifiquement sculptural... émotionnel et évocateur.»

Lois Greenfield

Basée à New York, Lois Greenfield a fait des expériences sur le mouvement dans la photographie pendant ses 35 années de carrière. Elle préfère «travailler en dehors des contraintes de la chorégraphie, en collaborant avec les danseurs sur des moments improvisés, non répétables et souvent très risqués.»

«Je ne vais jamais à une séance avec un plan préconçu, ni un concept que je chercherais à créer. La séance photo est comme un duo d'improvisation entre le danseur et moi-même», explique Lois Greenfield.

«Une séance photo standard est comme un véhicule en pleine course, je monte dans la voiture, puis réalise que je n'ai pas de carte routière. Je me perds sur de petites routes, dont certaines n'aboutissent nulle part. À la fin de mon voyage, je réalise que ma destination est l'endroit où je me trouve, quel qu'il soit.»

«Je n'utilise pas Photoshop pour arranger ou reconfigurer mes images. J'utilise le même appareil photo Hasselblad 501cm et les mêmes lentilles depuis les années 80. Il n'y a pas d'auto-focus, ni de mode action continue sur cet appareil photo. Je prends des photos d'une façon contre-intuitive, voire même archaïque: une prise à la fois pour une période ou un mouvement donné. Puis je demande au danseur de recommencer, encore et encore.»

«Dans la photo de Sara Joel et Anna Venizelos [ci-dessus] sont toutes deux acrobates et contorsionnistes, elles ont évolue dans un tube de toile. J'ai saisi des moments qui, une fois photographiés, sont devenus non seulement dramatiques, mais aussi menaçants.»

«Dans la photo de Paul Zivkovich [ci-dessus], il a sauté après avoir compté jusqu'à trois, et un assistant de chaque côté de la scène a jeté un panneau blanc. J'ai demandé à Paul de toucher le panneau avec son pied pendant qu'il sautait, et de faire en sorte que ses mains racontent une histoire.»

Jordan Matter

Le portraitiste basé à Manhattan Jordan Matter a publié cette série de photos, Dancers After Dark fin 2016. Elle montre des danseurs professionnels complètement dénudés.

Les photos ont été prises dans le monde entier, notamment à New York, Paris et Londres.

Matter souhaitait exprimer l'«extraordinaire persévérance» des danseurs, qui peut être perçue dans leurs corps, et montrer l'«engagement intense pour la passion d'une vie.» Il voulait également représenter «la volonté de se lancer dans les rues sans peur de l'échec.»

«Les danseurs sont des rêveurs, explique Jordan Matter. Nombre d'entre eux ont quitté le confort d'une vie de famille à la poursuite d'une ambition tendue vers un succès extrêmement improbable. Ils travaillent des heures innombrables durant de nombreuses années, animés non pas par le profit ou la gloire, mais par la quête de réaliser leur rêve. Gravée dans leur corps se trouve leur persévérance extraordinaire, et sans leurs vêtements, on peut voir chaque pli de muscle et toutes les subtilités de leur expression physique.»



Ce post a été traduit de l'anglais.


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