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«Rien au monde ne m'a autant réconforté» : 16 personnes nous parlent de leur thérapie

«Je me sens soulagée de ne plus avoir à combattre chacune de mes pensées.»

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Nous avons récemment interrogé notre communauté BuzzFeed pour savoir comment une thérapie leur avait permis de faire face à leurs troubles mentaux. Voici ce qu'ils nous ont répondu.

1. «Mon thérapeute m'aide à comprendre que mes pensées suicidaires n'ont rien à voir avec la réalité.»

«La déprime me ment. Elle me dit que je ne vaux rien, que je suis bonne à rien, que personne ne peut m'aimer, et ces pensées me donnent des idées suicidaires chroniques. Je partage ces pensées avec mon thérapeute et elle m'aide à comprendre que ce qui m'arrive est purement biochimique et qu'elles n'ont rien à voir avec la réalité qui m'entoure. On parle de pourquoi j'ai ces pensées et de comment les arrêter. Ça m'a aidée de me dire que même si j'ai ces pensées, elles ne sont pas réelles.

C'est très difficile pour moi de me rendre compte que j'ai ces pensées et de les arrêter, mais quand j'y arrive, c'est un vrai moment de révélation et ça m'aide à me construire une vie plus solide, fondée sur des pensées ancrées dans la réalité.»

– Beth Propeck, Facebook

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2. «Elle m'a fait comprendre que je ne peux pas m'attendre à ce que les problèmes se résolvent tous seuls.»

«J'avais dans l'idée qu'il suffirait que j'aille voir ma thérapeute et que rien qu'en lui parlant, elle arriverait à résoudre automatiquement mes problèmes. Ma thérapie m'a fait comprendre que je ne peux pas m'attendre à ce que les problèmes se résolvent tous seuls. Je dois faire un travail sur moi pour les sortir de ma vie et ce n'est vraiment pas toujours facile. Mais ça finit bien par payer.»

– Bethany Wilson, Facebook

3. «Mon thérapeute a interagi avec moi comme si j'étais une personne exactement comme lui ; grâce à lui, je me suis sentie de nouveau un être humain.»

«Mon thérapeute m'aide à voir que je ne suis pas une mauvaise personne, ni que je suis folle. J'ai commencé à me reconstruire après avoir écouté pendant de longues années des personnes qui me disaient que je valais moins qu'eux en raison de mon handicap. Il m'a parlé comme si j'étais une personne comme lui ; grâce à lui, je me suis sentie de nouveau comme un être humain.»

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4. «J'arrive beaucoup mieux à intervenir au bon moment dans une conversation, en reconnaissant les signes non verbaux et en interprétant l'intonation et le ton de la voix.»

«On m'a diagnostiqué un syndrome d'Asperger quand j'étais enfant. Ce syndrome rend beaucoup plus difficile l'apprentissage de certaines choses évidentes, des choses que la plupart des gens parviennent à maîtriser avec très peu d'instructions, comme des habitudes d'hygiène et des compétences sociales. Je n'ai jamais eu de problème avec la parole d'un point de vue physique, mais au lycée, on m'a conseillé de faire des séances de prises de parole avec un thérapeute spécialisé.

Au début, je ne comprenais pas bien ce que je faisais dans sa salle de classe, mais il s'est avéré que tous les devoirs écrits qu'il m'a donnés et toutes les conversations que nous avons eues m'ont enseigné les éléments de la parole qui dépassent l'acte physique de parler. J'y apprenais la "pragmatique" – les compétences sociales de la parole. Ce sont des compétences que la plupart des personnes mettent en œuvre de manière inconsciente, et même à 22 ans, quatre années après le lycée et trois années après ma dernière séance, il m'arrive encore de temps en temps de prendre un moment pour interpréter les gestes et les commentaires de mes supérieurs hiérarchiques.

Je ne peux pas vraiment avouer à quiconque à quel point j'ai changé, mais si vous me connaissiez avant, j'arrive beaucoup mieux à intervenir au bon moment dans une conversation, en reconnaissant les signes non verbaux et en interprétant l'intonation et le ton de la voix. Sans l'aide de l'un de mes professeurs préférés, je ne serais pas qui je suis aujourd'hui.»

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5. «Mon thérapeute est la seule personne qui a vraiment essayé de comprendre les méandres de mon cerveau, mais à mon rythme, à pas de fourmi.»

«Après avoir essayé sept psychologues différents, j'ai rencontré le dernier il y a un an et je peux enfin dire que je commence à vivre. C'est la seule qui a vraiment essayé de comprendre les méandres de mon cerveau, mais à mon rythme, à pas de fourmi. Si je suis trop sur les nerfs ou si je fonds en larmes sans raison, elle change de sujet pour raconter quelque chose de drôle de son passé, juste pour me faire rire. Je lui suis reconnaissante de la manière dont elle a pu me faire sortir de mon propre cerveau.»

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6. «C'était une très bonne façon de prendre le contrôle de ma santé mentale.»

«Après une année de fac, j'étais en train de décrocher dans toutes les matières, je pleurais tous les week-ends et je ne mangeais plus. Je suis donc finalement allé voir un psy. Les séances individuelles, c'était bien, mais c'est les sessions de groupe qui m'ont vraiment aidé à changer. J'ai pu discuter avec des personnes de mon âge qui avaient tous les mêmes phobies que moi, et j'ai réalisé que je n'avais aucune raison d'en avoir honte. Mon objectif pour la première semaine était de "manger trois repas par jour pendant trois jours cette semaine", ce qui était difficile pour moi à l'époque.

Le fait de devoir y retourner la semaine suivante et de devoir dire si j'avais rempli mon objectif ou pas, ça m'a encouragé car je n'aime pas décevoir les autres. C'était une très bonne façon de prendre le contrôle de ma santé mentale, et je suis tellement heureux et en bonne santé maintenant.»

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7. «Je sais reconnaître les éléments déclencheurs et les signes avant-coureurs avant que les choses ne dégénèrent.»

«Quand on a diagnostiqué chez moi un trouble bipolaire, j'étais terrifié car je ne savais pas comment repérer les comportements et les humeurs qui n'étaient pas normaux. J'émergeais tout juste de mon épisode maniaque le plus dangereux et je ne savais pas contrôler mes pensées et mes gestes. Suivre une thérapie m'a permis de reconnaître les éléments déclencheurs et les signes avant-coureurs avant que les choses ne dégénèrent.»

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8. «J'ai appris comment faire face à des situations difficiles et comment mettre fin à des relations toxiques.»

«Mon psy m'a appris à m'écouter et à m'occuper de ma santé mentale, émotionnelle et physique. J'ai appris comment faire face à des situations difficiles et comment mettre fin à des relations toxiques. J'ai terminé le lycée l'année dernière en tête de promotion, j'ai un emploi stable, et j'ai les meilleurs amis et la meilleure famille dont je peut rêver. Ma dernière admission date de presque 16 mois et sans l'aide de mon psy, je ne serais sans doute pas dans la situation positive que je connais actuellement, voire en vie.»

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9. «Je suis prête à éduquer mon cerveau pour qu'il se connecte à mes émotions ; et ainsi, à lâcher prise par rapport à mon passé.»

«Après deux mois de thérapie, je commence lentement à accepter le fait que j'ai été traumatisée par les abus subis pendant mon enfance. Les mauvais traitements ont duré si longtemps que mon cerveau a décidé de bloquer toute capacité émotionnelle. Je suis en train d'apprendre à développer une conscience du présent avec l'aide de mon thérapeute.»

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10. «C'était un soulagement d'enfin pouvoir valider ce que je ressentais et d'avoir des réponses.»

«En grandissant, je me sentais constamment mal, mais je pensais que la vie était ainsi. Ce n'est que lorsque quelqu'un a évoqué qu'il était possible que je souffre d'anxiété que j'ai réalisé que se sentir mal tous les jours n'avait rien de normal. Ma mère ne croyait pas que j'avais de l'anxiété mais a accepté de m'emmener quand même chez le médecin. Mon thérapeute a confirmé que je souffrais d'anxiété sévère. Rien que ça, ça m'a soulagée d'un poids énorme.

Cela confirmait ce que je ressentais, et ça me permettait d'avoir des réponses. Je prends maintenant des médicaments et je vois mon thérapeute seulement une fois par mois, mais c'est grâce à lui que j'arrive à mieux faire face à la vie.»

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11. «Je me sens soulagée de ne plus avoir à combattre chacune de mes pensées.»

«Après avoir vu de nombreux psys, on a finalement diagnostiqué mon autisme et donc maintenant j'ai un psy spécialisé dans ce trouble. Grâce à mon thérapeute, je me sens comprise et ça me donne la force d'essayer de mieux me connaître et d'accepter qui je suis. Je ne combats plus chaque pensée. Je me sens tellement soulagée de ne plus avoir à gérer ça. J'ai toujours des difficultés, ce n'est pas une solution magique, mais je sens que j'ai fait un grand pas en avant et je suis impatiente de continuer.»

– Erika Drewke, Facebook

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12. «Je repars plus légère et plus optimiste pour mon avenir.»

«Ma thérapie me permet de prendre mes propres pensées et d'obtenir un deuxième avis d'une personne extérieure à la situation. Une dépression clinique peut vraiment déformer vos pensées après un certain temps, et avoir quelqu'un qui me fait comprendre ce qui est juste et faux dans mes pensées m'aide vraiment. Pour moi, c'est comme d'aller à confesse: Je repars plus légère et plus optimiste pour mon avenir. Avoir quelqu'un à qui parler et qui vous écoute n'a pas de prix.»

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13. «Ça a changé ma façon de penser et d'interagir dans ma vie de tous les jours.»

Je souffre de trouble de la personnalité borderline et j'ai suivi une thérapie comportementale dialectique, ou TCD. Elle n'a pas résolu tous mes problèmes, mais elle a changé ma façon de penser et d'interagir dans ma vie de tous les jours. Je ne me suis pas mutilée depuis que j'ai commencé la TCD, et j'ai depuis très rarement ce type de pulsions.»

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14. «Rien au monde ne m'a autant réconforté que d'entrer dans cette pièce en sachant que ces femmes comprenaient ce que j'étais en train de vivre.»

«J'ai été victime pendant mon enfance d'agressions sexuelles et je souffre de stress post-traumatique et d'anxiété. J'ai suivi une thérapie individuelle, médicamenteuse et de groupe avant mes trente ans. La thérapie de groupe m'a sauvé la vie.

Le sentiment d'être soutenue par des femmes qui ont connu des histoires similaires était incroyable. Vous avez l'occasion de dire à voix haute les terribles choses qui vous trottent dans la tête, et vous recevez de l'amour et du soutien de personnes qui ressentent les mêmes choses que vous. Rien au monde ne m'a autant réconforté que d'entrer dans cette pièce en sachant que ces femmes comprenaient, et comprenaient vraiment, ce que j'étais en train de vivre.

Que ce soit les jours où je voulais que le monde entier sache ce qui s'était passé, les jours où la honte et la culpabilité me terrassaient, ou encore le jour où la fierté et l'acceptation de moi-même étaient enfin à portée de main, ces femmes étaient à mes côtés. Le sentiment d'aider d'autres personnes dans leur chemin vers la guérison était également un puissant tremplin émotionnel. Je suis restée en contact avec mon groupe après la fin de la thérapie il y a trois ans, et on continue à s'appeler pour se soutenir les unes les autres quand nous traversons des moments difficiles.»

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15. «Ça a mis à mal l'idée démente qui s'était implantée dans mon cerveau : celle qui me disait que c'était de ma faute.»

«Mon thérapeute a appliqué la thérapie narrative du trauma pour aider à diminuer mon anxiété, ma tristesse et mes regrets. La thérapie narrative du trauma, par essence, est utilisée pour aider à organiser ses pensées et ses souvenirs, les émotions associées à ces souvenirs, et, pour finir, pour apprendre à gérer sa santé mentale au regard de ces épreuves. La thérapie a mis à mal mes pensées. Ma thérapeute faisait ça en posant des questions comme : "Est-ce 100 % exact ? Et si ça l'est, est-ce que ça vous aide ?" Ça a mis à mal l'idée démente qui s'était implantée dans mon cerveau : celle qui me disait que c'était de ma faute. À long terme, la thérapie m'a enseignée des exercices de méditation consciente, pour vivre dans le présent, jamais dans le passé, et jamais dans l'événement traumatique.»

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16. «J'ai pu me faire des amis, avoir des relations sérieuses, et essayer de nouvelles choses.»

Mon trouble donnait l'impression que j'étais quelqu'un d'indifférent. Il m'empêchait d'avoir une adolescence normale. Au début, c'était difficile de se livrer à quelqu'un. J'inventais n'importe quelle excuse pour rester aussi vague que possible et je savais que c'était frustrant pour tout le monde autour de moi. Quand j'ai commencé à me livrer, ça m'a beaucoup aidé. Mon thérapeute m'a suivie pendant les hauts et les bas et grâce à elle, j'ai pu me faire des amis, avoir des relations sérieuses, et essayer de nouvelles choses.

Maintenant, je travaille bénévolement avec des jeunes qui souffrent de troubles similaires et je conseille également leurs parents sur comment les aider à gérer tout ça.»

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Remarque : les contributions ont été modifiées pour des raisons de longueur et/ou de clarté.

Ce post a été traduit de l'anglais.

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