Aller directement au contenu

    «Hermione Granger à l'école des sorciers», la vraie saga enfin dévoilée

    Hermione Granger et le putain de patriarcat.

    M. et Mme Granger, de Londres, étaient fiers que leur fille soit une sorcière.

    Enfin, jusqu’à ce que leur fille, Hermione, efface de leur mémoire jusqu’au moindre souvenir de son existence.

    Bien que ça lui fit énormément de peine, Hermione était au beau milieu d’une guerre et cherchait simplement à protéger ses parents.

    Hermione avait été doxxée. Les défenseurs d’une cause contre laquelle elle luttait depuis des années, le patriarcat, avaient publié son adresse personnelle sur internet.

    Désormais, il allait y avoir des morts.

    Six ans plus tôt, Hermione était montée pour la première fois à bord du Poudlard Express, tout excitée à l’idée de se faire de nouveaux amis et qu’on reconnaisse enfin ses talents à leur juste valeur, plutôt que de se faire taquiner parce qu’elle était différente.

    «Je m’appelle Harry. Harry Potter.»

    C’est à cet instant qu’Hermione apprit une technique très utile.

    Bien sûr, elle avait entendu parler de Harry Potter, comme toutes les sorcières et sorciers, et n’en revenait pas que quelqu’un comme lui puisse lui sortir une bêtise pareille.

    «Tu sais qui c’est? C’est Harry Potter. Le garçon qui a survécu.»

    «C’est drôle que tu dises ça, parce que je suis Hermione Granger, la fille qui n’en avait strictement rien à battre.»

    À Poudlard, Hermione essaya de se faire des amis.

    Mais tout le monde n’avait pas sa soif de connaissance.

    Ell n’avait aucune envie de voir sa baguette magique. En fait, il n’y avait rien au monde qu’elle ait encore moins envie de voir que sa baguette magique.

    Elle essaya par exemple d’aider Ron Weasley, qui n'a rien trouvé de mieux à faire en retour que de se moquer d'elle.

    Ce n’était pas seulement un truc de jeune sorcier. Les adultes étaient tout aussi horribles.

    Hermione détestait qu’on l’ignore, autant qu’elle détestait le sexisme institutionnalisé.

    Ses frasques de meuf trop badass attirèrent l’attention de Ron et Harry, qui décidèrent qu’elle devait faire partie de leur bande.

    Malgré leur côté un peu problématique, Hermione sentit que Ron et Harry n’étaient pas méchants. Bon, il faudrait que quelqu'un leur parle de leur look, mais c'est une autre affaire.

    Durant l’année qui suivit, elle vola de nombreuses fois à la rescousse de Harry et de Ron.

    Et quand Harry buta carrément un mec, Hermione resta à ses côtés en essayant de ne pas le juger.

    En deuxième année, alors que tous galéraient, Hermione, elle, continua d’exceller.

    Elle prouva, encore et encore, qu’il ne fallait surtout pas lui chercher des embrouilles.

    Mais la route était semée d’embûches.

    «Ah oui? Avec cette baguette?»

    «Connasse de sorcière.»

    Hermione refusait que Draco la voie pleurer, mais ses mots l’avaient blessée.

    Même ses amis semblaient ignorer ses talents.

    Et une fois qu’ils s’en furent rendu compte et allèrent tuer le basilic, ce sont Harry et Ron qu’on couvrit d’éloges.

    En troisième année, Harry continuait de recevoir tous les louanges et de profiter de la moindre occasion de briller. Parce qu’il avait eu pour seul mérite de naître, apparemment.

    Hermione travaillait deux fois plus que n’importe qui, mais ses professeurs continuaient de la rabrouer.

    Elle avait du mal à se contenir.

    Harry et Ron commençaient à considérer Hermione comme une sœur et à vouloir la protéger.

    Surtout quand Draco Gel Fixation Béton décidait de la chercher.

    «Qu’est-ce que tu viens de dire? Vas-y, répète.»

    «Ah ouais? Et ben ça aussi, c’est un compliment.»

    Et bien qu’elle plaçât le savoir au-dessus de tout, une partie d’elle-même ne pouvait s’empêcher d’admirer à quel point était parfaite en démolissant Draco Gel Fixation Béton.

    Une chose était claire: ce serait elle qui protégeait Harry et Ron, et non l’inverse. Et rien ne le prouva jamais aussi bien que la fois où elle révéla son pouvoir de contrôler le temps.

    Elle avait renoncé à son plus grand pouvoir pour son meilleur ami, parce qu’elle aimait aider les gens.

    Les garçons de son âge semblaient ne comprendre qu’une seule chose.

    Elle se réjouit à l’approche de la quatrième année.

    Elle était plus que réjouie. Elle était ravie. Extatique, même. Elle frétillait carrément d’impatience.

    Viktor Krum ne mit pas longtemps à remarquer Hermione.

    Et Hermione remarqua que Viktor l’avait remarquée.

    Le bal approchant, Ron dit pour plaisanter qu’Hermione n’avait sûrement pas de cavalier. Ça ne la fit pas rire.

    Viktor Krum l’avait invitée au bal et ils formaient un couple sublime.

    Dévoré par la jalousie, Ron invita Hermione à danser, mais elle refusa.

    «Ron, espèce de crétin! Comment oses-tu? Comment oses-tu, bordel?»

    Ron essaya de s’excuser, mais il était trop tard et il ne savait pas vraiment pourquoi il s’excusait.

    Tentant de recoller les morceaux, Harry s’excusa au nom de Ron, qui n'avait pas eu le courage de venir lui-même.

    «C’est bien le problème, Harry. Il n’a pas pensé une seconde que ce qu’il disait était inacceptable.»

    «Pas tous les sorciers, hein?»

    «Je suis sûr que toutes les sorcières ne pensent pas comme toi.»

    «Mais c’est… C’est impossible. Si ce que tu dis est vrai, que toutes les sorcières se sentent menacées par tous les sorciers, alors…»

    Des feux d’artifice éclataient dans le cerveau d’Hermione. Son cœur battait à tout rompre. Elle était furieuse.

    C’est alors que Voldemort, le Seigneur des Ténèbres, fit son retour.

    Il convoqua les Mangemorts, dont le père de Draco, Cheveux d'Or, pour savoir où en était leur plan.

    Harry assista à toute la scène.

    Il réussit à s’enfuir, mais son monde venait d’être bouleversé à jamais.

    Harry présenta ses excuses à Hermione.

    Hermione pardonna à Ron, réalisant que lui aussi était une victime du patriarcat.

    Krum demanda à Hermione de lui écrire, mais sa période bulgare lui était passée.

    La cinquième année à Poudlard marqua l’arrivée du plus rose des ennemis: Dolores Ombrage.

    Mais la professeur McGonagall n'allait pas se laisser faire face à Ombrage. C'était une sacrée #BossWitch.

    Alors qu’Harry était trop triste pour faire quoi que ce soit, Hermione avait élaboré un plan.

    Elle n’avait pas souvent goûté à la rébellion, mais ça lui plaisait.

    Ils commencèrent à s’entraîner en secret. Hermione laissa l’enseignement à Harry, pour l’aider à reprendre confiance en lui.

    Hermione fut la première élève, après Harry, à faire apparaître un patronus.

    Mais Dolores Ombrage, chargée de s’assurer que personne ne remette en question le patriarcat, finit par débusquer leur salle d’entraînement.

    Lorsque Dumbledore fut mis au courant, il fit ce qu’il faisait le mieux.

    Les très mauvaises idées de Harry n’aidaient pas vraiment.

    Hermione réussit à le convaincre d’y renoncer. Puis il décida de porter secours à Sirius, au ministère de la Magie.

    C'était carrément un piège.

    Un piège tendu par Cheveux d'Or et une autre soldate du patriarcat, Bellatrix Lestrange.

    Ginny, cette meuf complètement badass, a décidé de tout péter.

    Pas comme Harry, qui n’avait aucune idée de ce qu’il faisait.

    Malgré cela, et malgré cette veste marron en velours côtelé, le reste du groupe continuait à chercher des réponses auprès de Harry.

    Elle s’était vraiment attachée à ses deux meilleurs amis.

    Elle aida même Ron à intégrer l’équipe de quidditch avec un petit sort bien placé.

    Contrairement à Jean-Jacques Privilège, Harry James Potter, qui avait déniché un manuel pour tricher en cours de potions.

    Bah non.

    En guise de représailles, Draco rejoignit les rangs du patriarcat.

    Rogue révéla qu’il était lui aussi membre du patriarcat.

    «Bon, j’aurais peut-être dû m’en douter.»

    Le plus puissant des sorciers était mort.

    Le combat contre le patriarcat venait réellement de commencer.

    Harry, lui, n’avait pas ce genre de doute. Il avait un plan, et tout.

    «Trois à cinq mois?»

    «Évidemment, que je suis sûr. Je suis Harry Potter. Il y a une prophétie à mon sujet, et tout. Tkt.»

    Mais toutes ces balades en forêt firent péter un câble à Ron.

    Ron partit, malgré les tentatives d’Hermione de le ramener à la raison.

    Hermione, sans qui le groupe n’aurait jamais survécu dans la nature, trouva du réconfort dans son premier amour: les livres.

    Les semaines passèrent et Hermione commençait à regretter d’avoir laissé Harry aux commandes.

    «J’ai enfin compris. Ce ne sont pas que quelques sorcières, mais toutes qui subissent au quotidien un sexisme omniprésent.»

    «Tu te fous de ma gueule, Ron Weasley! Ça fait des années que je te le dis.»

    Avec le retour de Ron, et après plusieurs mois à errer en forêt, Hermione s’imposa enfin. Elle était prête.

    Hermione avait un plan. Pendant que Harry se chargerait de les distraire avec sa… Harrytude, elle ferait discrètement entrer l’ordre du Phénix à Poudlard.

    McGonagall combattit Rogue et son premier geste en tant que directrice de Poudlard fut d’activer les défenses.

    Hermione, songeant qu’elle vivait peut-être sa dernière nuit sur terre, embrassa Ron.

    Comme d’habitude, Draco essayait toujours de tirer la couverture à lui.

    «De la misandrie? Ce mot n’existe même pas!»

    Comme Draco n’écoutait pas, Hermione fit le nécessaire pour lui fermer son clapet.

    Dehors, la situation s’était dégradée.

    Hermione dut annoncer la mauvaise nouvelle à Harry: pour que le plan fonctionne, il devait mourir.

    Harry décédé, Voldemort revint à Poudlard.

    Mais Hermione n’avait pas dit son dernier mot.

    «La fille qui n’en avait strictement rien à battre, enfin on se rencontre.»

    «Tu sais, avant, je te détestais, mais maintenant, j’ai pitié de toi.»

    En fait, Harry n’était pas vraiment mort!

    Hermione demanda à Harry de distraire Voldemort.

    Pendant ce temps, Bellatrix essaya de tuer Ginny.

    Mais Molly Weasley ne l’entendait pas de cette oreille.

    Hermione avait compris d’où Voldemort tirait son pouvoir, la seule chose sans laquelle il ne pouvait pas vivre.

    Hermione le coinça en se servant de Ron comme appât.

    Elle avait confié la tâche la plus importante à Neville, puisqu’une bonne manageuse doit savoir déléguer, et il arriva pile au bon moment, décapitant le serpent de Voldemort.

    Son serpent châtré, Voldemort vola en poussière.

    «Ça veut dire que c’en est fini du patriarcat?»

    Et c’est ce qu’elle fit. Plutôt que de se caser, comme Harry, et d’avoir des enfants, elle consacra sa vie à lutter contre le sexisme, dans le monde de la magie comme dans celui des Moldus.

    Ce post a été traduit de l'anglais par Nora Bouazzouni.