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7 bonnes raisons d'aller voir « Night Call »

Jake Gyllenhaal mérite tous les prix.

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1. Parce que Jake Gyllenhaal y tient le meilleur rôle de sa carrière.

Paramount Pictures

Dans « Night Call », Gyllenhaal incarne Lou Bloom, jeune sociopathe dynamique aussi poli que redoutable, déterminé à se faire une carrière dans le monde de la télévision en filmant en freelance des accidents sordides et des scènes de meurtre.

Jake Gyllenhaal a perdu dix kilos pour ce rôle. Une transformation saisissante : son visage amaigri fait tellement ressortir ses grand yeux bleus de nounours que son regard en devient flippant, presque dément.

Mais au delà de la perte de poids, l'acteur de « Donnie Darko » et « Le Secret de Brokeback Mountain » signe tout simplement la performance la plus fascinante de sa carrière. Chacune de ses répliques est un mélange parfait d'humour et de menace, et c'est sans doute là l'aspect le plus captivant du film.

2. Parce que c'est à la fois un thriller et une comédie.

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Soyons honnêtes, « Night Call » est un film très sombre - littéralement : presque toutes les scènes sont tournées de nuit. Mais cela ne vous empêchera pas de pouffer de rire à de nombreuses reprises, grâce aux dialogues incroyablement gênants et jouissifs écrits par Dan Gilroy. Notamment à chaque monologue terrifiant de Jake Gyllenhaal.

Est-ce que je vous ai dit que Jake Gyllenhaal était vraiment génial ?

3. Parce que les seconds rôles sont tout aussi excellents.

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Rene Russo, qui avait atteint son pic de célébrité dans les années 1990, fait un retour triomphal en journaliste féroce mais fragile, impressionnée par l'amoralité totale de Lou et prête à tout pour ne pas perdre son job.

Quant à Riz Ahmed, précédemment remarqué dans « Four Lions », il offre au film sa touche humoristique, en incarnant le jeune « stagiaire » de Lou complètement paumé.

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4. Parce que le film contient une des scènes d'action les plus palpitantes de l'année.

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Avant de réaliser « Night Call », son premier film, Dan Gilroy a écrit le scénario de « Jason Bourne : L'Héritage ». Autant dire que l'action, il connaît. Si la tension est palpable pendant tout le film, elle monte considérablement dans la deuxième partie, et atteint son apogée lors d'une scène de course-poursuite en voiture à couper le souffle - sans doute le seul vrai point de comparaison entre « Nigh Call » et « Drive ».

5. Parce qu'il offre une vision unique de Los Angeles.

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Restitué dans des plans nocturnes envoûtants, le Los Angeles de « Night Call » se démarque de celui que l'on voit dans la plupart des films. Plutôt que les palmiers, le soleil et les grands boulevards, Dan Gilroy filme la nature sombre et sauvage de la ville, les routes étroites et sinueuses des canyons, tout cela sublimé par la photographie de Robert Elswit (connu pour ses collaborations régulières avec Paul Thomas Anderson). Un Los Angeles déroutant, qui rappelle plutôt l'atmosphère de « Mulholland Drive » ou Helter Skelter.

6. Parce qu'il ne s'agit pas d'une simple satire sur les méchants médias.

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Certes, les chaînes d'info avides de news catastrophe n'y ont pas vraiment le beau rôle, mais le film de Gilroy n'est jamais caricatural. Moins qu'une critique des médias, « Night Call » est surtout une vision pervertie du rêve américain, l'histoire d'un sociopathe autodidacte qui réussit à évoluer en régurgitant des phrases de self-help ou des extraits de Business 101 piochés au hasard sur internet. Et sans vouloir trop en dire, le film parvient à mettre le doigt sur un fléau bien réel dans notre société actuelle : le cauchemar que vivent les stagiaires.

7. Parce que le film dure moins de deux heures.

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Et ça, c'est bien (n'est-ce pas « Gone Girl » ?).

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