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Cet artiste de rue crée des œuvres qui n'apparaissent que quand il pleut

La pluie n'a jamais été aussi poétique.

Publié le

Peregrine Church, un artiste originaire de Seattle, fait de l'art urbain qui ne se voit que lorsque le sol est humide.

Rainworks / Via youtube.com

Passez devant une de ses créations quand il fait beau et vous ne verrez rien.

Rainworks / Via youtube.com

Heureusement, il n'y a pas de pénurie de pluie à Seattle, il ne faut donc généralement pas longtemps pour que les créations de Church, appelées Rainworks, apparaissent.

Celle-ci dit: «Restez au sec.»
Rainworks / Via youtube.com

Celle-ci dit: «Restez au sec.»

L'objectif de Church est d'éclairer les jours de pluie.

«Quand je pense à quelqu'un qui marche sous la pluie, je pense à sa tête baissée avec une posture du corps inconfortable», explique ce jeune homme de 22 ans à BuzzFeed News. «Une sorte d'état anxieux et inhabituel.»
Rainworks / Via youtube.com

«Quand je pense à quelqu'un qui marche sous la pluie, je pense à sa tête baissée avec une posture du corps inconfortable», explique ce jeune homme de 22 ans à BuzzFeed News. «Une sorte d'état anxieux et inhabituel.»

Depuis mai 2014, Church utilise ce qu'on appelle un enduit protecteur hydrophobe biodégradable pour dessiner au pochoir.

24 h après avoir été posé, le spray repousse l'eau.
Rainworks / Via youtube.com

24 h après avoir été posé, le spray repousse l'eau.

Certaines oeuvres sont encourageantes.

D'autres sont impertinentes.

Son illustration du cycle de l'eau se double d'un jeu de marelle et s'étend sur 6 m de diamètre.

«Je veux mettre un message positif ou quelque chose de beau sur le trottoir qui n'était pas là la veille, pour sortir les gens de leur routine et leur faire ressentir une émotion agréable», explique Church.

En ce moment, il y a entre 25 et 30 Rainworks à Seattle. Chaque oeuvre dure entre quatre mois et un an.

Church veut en faire davantage, sur commande ou non. Il est aussi en train de créer des supports pédagogiques pour que des artistes puissent faire comme lui dans d'autres villes.

«On aurait une carte mondiale des Rainworks, et tout le monde pourrait aller à la recherche des oeuvres.»

Il ajoute: «Ce que j'aime vraiment, c'est imaginer des façons de rendre le monde plus intéressant et inciter les autres à faire de même.»

Via CityLab