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James Bond : le classement ultime de tous les films

Sean Connery ou Roger Moore? Pierce Brosnan ou Timothy Dalton? Tous les amateurs de James Bond ont joué à ce jeu... Un classement secoué mais pas agité.

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24. Meurs un autre jour (2002)

Ce n'est pas très original, le pire James Bond est un Pierce Brosnan. Le pauvre n'a jamais su comment le jouer: à la dure comme Connery, de manière humoristique comme Moore... Du coup, son Bond a un peu le charisme d'une endive moite.

Mais là, Brosnan n'y est presque pour rien, il ne peut rien faire. Madonna est nulle et Halle Berry devrait rendre son Oscar et même rembourser les spectateurs tellement elle joue mal.

Meurs un autre jour est si consternant que pour l'apprécier, il faut reconnaître sa stupidité et l'accueillir à bras ouverts: le château en glace en Islande, la voiture invisible... Et surtout... James Bond qui fait du kitesurf sur un tsunami.

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Eon Productions

Si James Bond peut survivre au ridicule de cette scène, il peut survivre à tout.

23. Moonraker (1979)

«Vous avez vu le film qui cartonne, là, Star Wars? Et si on faisait la même chose? Allez, on envoie James Bond dans l'espace.» Aïe.

À un moment, quelqu'un a jugé bon de faire une course-poursuite en gondole. Re-aïe.

Avec Moonraker, 007 n'est plus un film d'espionnage mais un pastiche. Plus dure sera la rentrée dans l'atmosphère.

22. Le monde ne suffit pas (1999)

Eon Productions

Malgré une Sophe Marceau au top (son acting en roue libre colle parfaitement à son rôle de fille de riche traumatisée et cruelle), les producteurs ont choisi Denise Richards pour incarner une physicienne nucléaire. Les dialogues n'ont jamais été aussi proches d'un «soft porn».

Le méchant, digne d'une production Marvel avec une balle logée dans le crâne qui le rend invulnérable à la douleur, en est presque cool à côté.

21. Dangereusement Vôtre (1985)

Tout ou presque est génial dans Dangereusement Vôtre. La chanson de Duran Duran est culte. Christopher Walken joue le fou comme il sait le faire. Et puis il y a Grace Jones. Il y a même le bon vieux Patrick Macnee de Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Ça se passe même en France. Le seul problème vient de Roger Moore: il a 58 ans et il a désormais besoin d'un cascadeur pour ouvrir une porte.

Dommage.

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Eon Productions

20. Octopussy (1983)

Roger Moore devait raccrocher son smoking, mais quand Eon Productions a appris l'existence du projet Jamais plus Jamais avec Sean Connery, ils se sont dépêchés de signer Moore une fois de plus. Au final, Octopussy a dépassé son concurrent.

Le problème, c'est qu'à part James Bond déguisé en clown, Octopussy n'a pas grand chose de mémorable.

19. Quantum of Solace (2008)

La suite directe de Casino Royale!

Et des bisous dans le dos!

Seulement voilà, Quantum of Solace a été écrit en pleine grève des scénaristes. Seul le réalisateur a le droit de changer le script et même Daniel Craig se voit contraint d'écrire quelques lignes de dialogue. Évidemment, c'est nul à en pleurer.

Moment de rire ultime: quand le méchant, le pourtant très inquiétant Mathieu Amalric, balance fièrement sa menace qui pèse sur la Bolivie. «Je vais doubler le prix de l'eau.» Wow. Terrifiant, mec!

18. Demain ne meurt jamais (1997)

Les films d'arts martiaux étant à la mode, on a embauché Michelle Yeoh pour faire la James Bond Girl qui sait donner des coups de pied. Incarnation du film des années 90 avec ses grosses cascades, Demain ne meurt jamais n'est mémorable que pour sa scène de moto. Mais quelle scène.

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Eon Productions

17. Tuer n'est pas jouer (1987)

Timothy Dalton, acteur shakespearien, reprend le rôle avec tout son sérieux et sa gravité. Mais on lui a collé un script de l'ère Roger Moore qui trainait dans un fond de tiroir.

C'est pour ça que pour son premier Bond, Dalton se retrouve poursuivi par l'Armée Rouge à bord d'un étui de violoncelle, un stradivarius comme gouvernail. Sacré Bond.

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Eon Productions

16. Rien que pour vos yeux (1981)

Les fans de Roger Moore se décomposent en deux catégories. La team #Lespionquimaimait et l'autre, #rienquepourvosyeux. Ce dernier est plus noir, plus sérieux, un retour aux fondamentaux de Bond après la démesure grotesque de Moonraker. Le problème c'est que, pour moi, les 007 de Roger Moore fonctionnent mieux avec de l'humour et un peu d'autodérision. Et pour ce Bond un peu froid, quoi de mieux que Carole Bouquet.

15. Skyfall (2012)

Skyfall est mémorable pour le plan alambiqué et passablement débile d'un méchant qui veut se venger de M, et finit par y arriver. Après un long voyage qui l'emmène jusqu'à Gunkanjima, l'île militarisée japonaise de la Seconde Guerre Mondiale, on finit par se retrouver dans la maison natale de Bond. Et le final ressemble à une séance de cache-cache inspiré de Maman, j'ai raté l'avion. Tout ça, c'est dans Skyfall.

Heureusement, James Bond n'a jamais été aussi bien réalisé.

Heureusement aussi, il y a ce mec-là:

14. L'homme au pistolet d'or (1974)

Eon Productions

Celui que personne n'a vraiment aimé. Tout le monde se #facepalm en repensant à la James Bond Girl la plus cruche de tous les temps (elle va actionner un laser avec les fesses par accident, oups). Christopher «Saroumane Dracula» Lee en mercenaire meurtrier arrogant n'est pas assez menaçant malgré son idée géniale: enfermer ses rivaux et ses victimes dans un parc d'attraction meurtrier dans la cave de son palace en Thaïlande.

Personne n'a, semble-t-il, aimé le faire, surtout pas Roger Moore, obligé de taper sa partenaire. Moore est un gentleman et ça, il ne peut pas.

L'homme au pistolet d'or (l'arme du méchant) n'est mémorable que pour son seul gadget: un faux téton –et pour certains, c'est un vrai argument. Et pourtant, j'éprouve une nostalgie étrange pour ce film. Une vraie curiosité.

13. Spectre (2015)

Spectre, le film, est beau. Peut-être même TROP beau pour un film de James Bond. Mais pour la première fois de la vie du personnage, il a vécu un véritable arc narratif sur plusieurs films. Et même s'il n'est pas le meilleur Craig, il est le film qui réunit les meilleurs talents au meilleur moment. Spectre, c'est l'équipe de France 98... ou plutôt celle de 2006, qui se termine par un coup de boule. Pas forcément le meilleur match.

12. Vivre et laisser mourir (1973)

Au début des années 70, la blaxploitation fait parler d'elle et les producteurs de 007 se disent: et si on en faisait un dans cette veine? Le plus british des Bond, Roger Moore, débarque donc à Harlem. «Forcément», tous les méchants sont noirs. Et juste au moment où on se dit «wow, ça allait quand même un peu loin en 1973», Bond nous rappelle aussi qu'il est super sexiste en utilisant la peur d'une double-agent noire pour coucher avec elle.

11. Les diamants sont éternels (1971)

Sean Connery a accepté d'enfiler le costume de Bond une dernière fois, pour 1,25 million de dollars, un record à l'époque.

Et même pour ce prix-là, Sean, il s'en tape le coquillard, il conduit un buggy lunaire et imite l'allemand avec son accent écossais. En gros, il s'en fiche d'être là, il ne se donne même pas la peine de jouer la comédie, il touche son chèque et au revoir.

Le film se termine avec un couple de méchants gay qui finissent en chiche kebab. Oui, Fleming n'était pas que misogyne, il était passablement homophobe.

Quatre décennies plus tard, Kanye West tape «Diamonds» dans Google. Le résultat va vous étonner.

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10. GoldenEye (1995)

Un des meilleurs jeux de la Nintendo 64!

Blague à part, pour la première fois, le public a eu droit à l'acteur du moment que tout le monde souhaitait voir dans le rôle de James Bond: Pierce Brosnan. Les pauvres, ils ne connaissaient pas encore Meurs un autre jour.

C'est aussi le James Bond d'une nouvelle ère: le bloc communiste a disparu entre temps, du coup 007 fait du char à St. Petersbourg. Mais la grande révolution se situe sur le front des femmes: malgré son nom ridicule, Xenia Onatopp (Famke Janssen) possède les cuisses de combat les plus mémorables de toute la série. Et puis Judi Dench est si parfaite dans le rôle de M, j'aurais tellement voulu qu'elle soit ma directrice à l'école.

Quand à Xenia...

9. Au service secret de Sa Majesté (1969)

Détesté à sa sortie, réhabilité aujourd'hui, Au service secret de Sa Majesté est désormais un classique qui n'a, au fond, qu'un problème: ce mec.

Eon Productions

Oui, George Lazenby est celui qui vient tout gâcher. Certes, pour un mannequin, il sait donner un coup de poing, il a été choisi pour ça. À part ça, l'Australien ne sait pas vraiment jouer. C'est assez injuste pour Peter Hunt, homme de l'ombre, monteur génial, dont c'est le premier Bond à la réalisation.

Au service de Sa Majesté va demeurer incompris longtemps avant d'être réhabilité. Car il faut bien l'avouer, c'est ce film qui a pavé le chemin vers Daniel Craig et son Casino Royale.

Mais ce mec, c'est pas possible.

8. Permis de tuer (1989)

Le meilleur Timothy Dalton est aussi le film de son époque, c'est à dire de la fin des années 80. Il y a TOUT. Des narcotrafiquants, des ninja, un CDROM, des cascades en camions et Robert Davi, le méchant type des années 80. Tout jusqu'à la musique de Michael Kamen (Die Hard, L'Arme Fatale etc). Dire que c'est une perle oubliée serait un peu fort. Permis de tuer n'était tout simplement pas le bon film au bon moment. Pourtant c'est un des meilleurs à suivre la recette N°2 d'un Bond, à savoir «007 se rebelle contre ses ordres et fait cavalier seul.»

Oh et il y a une Bond girl avec les cheveux courts. J'avais 12 ans mais j'étais déjà amoureux.

7. Opération Tonnerre / Jamais Plus Jamais (1965)

Eon Productions

A la plage, tout va bien, mais sous l'eau, tout le monde se ressemble.

Il est difficile d'apprécier Opération Tonnerre, le plus zen de tous les Bond. Les (sublimes) scène aquatiques semblent durer 571356 heures. Le pire c'est que tout le monde, à part la sublime Claudine Augier, étant habillé pareil, difficile de comprendre ce qu'il se passe. Et c'est un peu dommage d'essayer de rester éveillé devant un film qui commence par James Bond qui s'évade d'une demeure en jetpack.

Pourtant, à chaque fois que je nage avec un masque et un tuba quelque part en mer, j'entends les musiques langoureuses de John Barry.

Aussi, c'est l'occasion de voir Sean Connery torturé sur une espèce de fuck machine à faire les abdos.

Quand à Jamais plus jamais, c'est le remake non-canonique d'Opération Tonnerre avec un Sean Connery tout vieux, pour un film presque meilleur. C'est aussi la première fois que ma mère, adoratrice de Connery, m'a emmené au cinéma. J'avais 6 ans. Pendant des années, la seule chose qui me venait à l'esprit en voyant ce film, c'est Bond qui balance un flacon de son urine à la tête d'un mec. J'ai beaucoup rigolé à l'époque.

6. Bons baisers de Russie (1963)

Le meilleur film d'espionnage de la série. On y trouve le thème de la Guerre Froide, l'image glamour des années 60 et Sean Connery au top de sa beauté, il n'a que 33 ans. Mais ce dont les gens se souviennent le plus, c'est la baston dans le train, d'une intensité inouïe pour l'époque. Ne cherchez pas plus loin l'origine de Jason Bourne, tout est parti du train de nuit de Bons Baisers de Russie.

5. On ne vit que deux fois (1967)

Peut-être le 007 le plus raciste et le misogyne qui soit. Il compare les femmes chinoises à du canard laqué, demande comment va «la plomberie» des servantes qui vont lui nettoyer son corps, n'en jetez plus, c'est la totale. Pourtant c'est le film qui maitrise pour la première fois la formule Bond. Oui, jusqu'au grand méchant qui EXPLIQUE EN DETAIL SON PLAN AU LIEU DE TUER 007.

Et James? Il s'en bat les steaks. Il se fait grimer «en japonais» et, malgré ses deux têtes de plus que tous les autres acteurs locaux, il sourit. Sean Connery s'en fiche, il en a déjà marre de 007.

«Domo arigato pour ce moment.»

4. James Bond contre le Dr.No (1962)

Ursulla Andress est une collectionneuse de coquillages qui passait par là, en bikini. Avec James, ils partent à l'assaut d'un dragon (en fait, un char avec lance-flamme, décoré façon carnaval). Ils se retrouvent contaminés à la radioactivité, mais heureusement, ils prennent une douche qui décontamine. À la fin, Bond s'introduit dans la base, actionne un dispositif marqué «Danger Level» et fait exploser la base du Dr No. Un mythe est né.

La musique est fabuleuse, les décors sont géniaux et Bond est déjà un mufle. Il n'y a pas encore de silhouettes de femmes nues, cette première aventure de 007 n'est peut-être pas aussi rythmée que les autres mais en tout cas, les bases sont là.

3. L'espion qui m'aimait (1977)

Indéniablement le meilleur Roger Moore. L'Espion qui m'aimait allie la meilleure scène d'intro –un skieur qui se jette dans le vide! Le cascadeur a été payé 30.000$ pour faire le saut–, Barbara Bach, une des James Bond Girl les plus affolantes, des gadgets cool, l'histoire la plus standard possible pour un Bond (la même que dans On ne vit que deux fois), des paysages somptueux, une base sous-marine, peut-être la plus belle, où même Kubrick est venu aider son ami Ken Adam aux lumières.

Et puis il y a même un Moore pas encore trop âgé, de l'humour et un méchant avec un accent allemand. Que demande le peuple?

Une voiture sous-marin? Pas de problème.

2. Casino Royale (2006)

Ok, Connery est la matrice, le plus plus sexy de tous les Bond, Moore est le plus marrant, mais Craig est le meilleur acteur, tout court. Il amène avec lui une profondeur au personnage. Il a souffert, il est tombé amoureux. Imagine-t-on Roger Moore souffrir? Il ne saurait pas le jouer. Pire, imaginez Connery amoureux. On en rigole.

Avec sa baston dans les chiottes, son parkour, sa torture rustique et son Bond débutant, Casino Royale est le reboot racé dont avait besoin le personnage. Et grâce à Craig, on a même imaginé qu'il pouvait être blond.

1. Goldfinger (1964)

Le crime parfait et glamour. Connery est au summum de son game. Il y a aussi un des meilleurs méchants et le meilleur homme de main (Oddjob et son chapeau meurtrier). Et puis les décors de Ken Adam. La musique de John Barry. L'un des meilleurs génériques à ce jour, Pussy Galore, une des meilleures James Bond Girl, l'Austin Martin... Et puis c'est le dernier film où Sean Connery ne portait pas de moumoute.

Soyons francs, Goldfinger, c'est la quintessence de James Bond.

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