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Les différences entre les universités françaises et américaines

Nous, on n'a pas de bibliothèques ouvertes 24/24... Mais ça coûte moins cher.

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1. Aux États-Unis, les campus universitaires sont de véritables villes dans la ville.

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Dartmouth College, New Hampshire

Avec des routes, des logements, des salles de sport, des magasins, des laveries, des cantines qui opèrent matin, midi et soir, des parcs, et souvent de nombreuses enseignes de fast food comme Starbucks, Pizza Hut, Taco Bell... Du coup, se déplacer d'un bâtiment à l'autre peut parfois être une véritable randonnée.

En France, il s'agit rarement de «campus» à proprement parler... plutôt un ensemble de bâtiments.

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On trouve bien-sûr une cafète ou une bibliothèque par-ci par-là, mais rien qui n'égale la démesure de certains campus américains.

2. Aux États-Unis, l'admission est beaucoup plus sélective qu'en France.

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Il faut constituer un dossier de demande d'admission et avoir eu d'excellentes notes à un examen de connaissances générales appelé le SAT.

Les Américains postulent souvent à plusieurs facs pour espérer avoir celle qu'ils veulent. Ils doivent généralement écrire un essai personnel pour prouver leur motivation, et avoir une expérience extra-scolaire au lycée (avoir été pom pom girl, ou membre d'un club) est toujours un plus pour prouver qu'ils pourraient être de bons éléments à la fac.

En France, il n'y a pas vraiment de sélection à l'entrée, il suffit de s'inscrire.

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Mais la sélection se fait plus officieusement: il faut avoir les moyens de vivre seul et de se payer à manger, il faut savoir étudier avec peu d'encadrement et de suivi, et il faut évidemment réussir les examens de fin d'année. Près de la moitié des élèves décrochent lors de leur première année en fac.

3. Aux États-Unis, la participation orale est très importante, et très valorisée.

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Tout le monde est encouragé à parler en cours, et c'est souvent essentiel de parler le plus possible pour ne pas avoir une mauvaise note en fin de semestre.

Le ~problème~ avec ce système, c'est que les étudiants américains n'ont parfois aucun complexe, et prennent tout le temps la parole — même quand ils n'ont rien d'intéressant à dire.

En France, prendre la parole est plus intimidant.

Comedy Central

C'est propre à la culture française de ne lever la main que si l'on est sûr que ce que l'on va dire est intelligent et correct. Sinon, on se tait par peur d'avoir l'air bête. Et quand on parle, on s'en tient à une analyse du cours ou des textes, tandis que les étudiants américains n'hésitent pas à faire un lien avec leur vie personnelle.

4. Aux États-Unis, la plupart des universités ont une salle de sport (voire deux ou trois) sur le campus.

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The University of Texas at Austin, Texas

L'accès y est gratuit* pour les élèves, qui peuvent s'exercer sur des machines dernier cri, nager, etc, à tout moment de la journée (ou de la nuit parfois).

*bien-sûr, cela fait partie des frais de scolarité, qui sont très élevés.

En France, les salles de sport sont beaucoup moins répandues, et rarement gratuites.

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Pour faire du sport en France, il faut souvent s'inscrire à l'Association sportive de sa fac (quand il y en a une), et/ou payer ses séances.

D'ailleurs, le sport occupe une place centrale dans les facs américaines.

Dave Wilson / Via Flickr: dawilson

The University of Texas at Austin, Texas

Pas besoin d'aimer le sport pour aimer la culture sportive des facs américaines. Tout le monde possède des vêtements, des coques de portable, des trousses, ou des cahiers aux couleurs de l'université et de son équipe. Et tout le monde se réunit pour les matchs de la saison, qu'il s'agisse de football américain, de baseball, de basket ou même de volley.

*oui, ceci est un match de football dans une fac américaine.

5. Aux États-Unis, la vie associative est centrale sur le campus, sans compter la présence des fameuses sororités et fraternités.

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Il s'agit de groupes d'étudiants ou d'étudiantes qui sont minutieusement sélectionnés pour vivre ensemble dans de grandes maisons aux abords du campus. Ils ou elles participent à des activités sociales et doivent obéir à un certain nombre de règles de conduite. Ils sont aussi assez connus pour les soirées qu'ils organisent.

6. Aux États-Unis, beaucoup d'étudiants ont une fausse carte d'identité s'ils veulent boire de l'alcool et sortir dans des bars.

Sony Pictures

Beaucoup d'étudiants américains n'ont pas le droit de boire ou d'acheter de l'alcool quand ils arrivent à la fac (l'âge légal est de 21 ans dans la majorité des états). Du coup, avoir une fausse carte d'identité est assez courant. Et c'est pour ça que les soirées se font plus souvent dans des appartements ou des dortoirs que dans des bars.

Il existe aussi certains campus américains appelés «dry campuses», ce qui veut dire que l'alcool y est interdit, peu importe l'âge...

7. Aux États-Unis, les trois quarts des étudiants bossent à côté de leurs études, et certains cumulent même deux ou trois petits boulots.

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Le prix des études étant très élevé, cela est souvent nécessaire pour rembourser leur prêt et avoir une vie confortable pendant leurs études.

En France, il est aussi fréquent de travailler ou faire un stage à côté de ses études.

NBC

Mais c'est moins universellement répandu. Cependant, les étudiants français peuvent bénéficier de bourses pendant leurs études. Environ un tiers des étudiants français sont boursiers.

8. Aux États-Unis, les étudiants se ramènent souvent en cours dans la tenue la plus confortable possible.

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C'est à dire short de sport, t-shirt, baskets, survêtement... Et on croise même des étudiants en pyjama. (En même temps, quand on vit sur le campus, c'est tentant...).

9. Aux États-Unis, le choix des cours est très varié et flexible.

NYU

On peut parfois passer sa première année et sa deuxième année à tester une large variété de cours (faire à la fois des sciences, des langues et de la littérature), et se spécialiser plus tard.

Même en se spécialisant, il est possible d'avoir une majeure en astronomie et une mineure en espagnol, par exemple. Et pendant la première semaine de cours de chaque semestre, il est possible d'«essayer» des cours pour voir s'ils nous plaisent, puis les abandonner ensuite: pratique.

10. En France, on doit savoir très tôt vers quelle carrière on aimerait se diriger, et se spécialiser dès la première année.

univ-tlse2.fr

Lettres, langues, psycho... On sait dès le début ce que notre diplôme sera, et on se tient à ça, à moins de se réorienter en cours de route.

C'est aussi pour ça que, par exemple, on peut s'inscrire à la fac de droit juste après le bac. Alors qu'aux États-Unis, on peut prendre des cours de droit si on veut, mais la «vraie» école de droit ne démarre qu'après les 4 premières années d'étude, en niveau master.

11. Aux États-Unis, la remise des diplômes est un véritable événement, comme on le voit dans les séries américaines.

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Tuniques, chapeaux, photos avec la famille, discours... Ça prend des heures, et c'est un rituel essentiel pour marquer la fin de la scolarité.

En France, certaines facs organisent des cérémonies mais le plus souvent, l'étape du diplôme est beaucoup moins grandiloquente qu'aux États-Unis.

Humm quand je repense à la Fac, tu valides les année jamais de remise de diplôme digne de son nom. Alors que t'as transpiré comme jamais.

On regarde ses résultats sur internet, on récupère son diplôme au secrétariat, et hop c'est réglé. Même si de plus en plus de facs françaises essaient désormais de faire des cérémonies dignes de ce nom. Et puis généralement, nos parents s'en fichent un peu, tant qu'on a notre diplôme. ¯\_(ツ)_/¯

12. Aux États-Unis, les vacances d'hiver durent super longtemps, mais pas les vacances d'été.

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Le «winter break», les vacances d'hiver, peuvent durer de un à trois mois selon les facs. Elles sont suivies par le «spring break», une dizaine de jours au printemps. Par contre, les cours à la fac commencent très tôt aux États-Unis, en août ou en septembre, donc les vacances d'été sont nettement plus courtes que chez nous.

Alors qu'en France, on commence les cours en octobre, et on a des vacances plus courtes, d'une ou deux semaines à chaque fois.

Twitter: @rowIingstones

Mais on en a plus souvent! Et puis comme on finit souvent les cours en mai, on a grosso modo 6 mois de vacances.

13. Aux États-Unis, les devoirs et les examens peuvent être assez différents.

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Moins de dissertations, plus de QCM et de devoirs maison.

En plus, aux États-Unis, tout repose sur les lectures imposées, sacrément plus impressionnantes qu'en France: chaque semaine, les étudiants doivent lire un nombre incalculable de textes, délimités dans le programme (genre "Semaine 1: p.27 à 182), et être prêts à en discuter en cours.

Ah, et les manuels américains coûtent très cher.

14. Aux États-Unis, les bibliothèques sont ouvertes tous les jours de la semaine. Et elles sont souvent ouvertes 24/24, ou ferment très tard.

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Columbia University, New York

Et la plupart des facs américaines ont plusieurs bibliothèques. Genre, Harvard en a plus de 70. Ceci n'est pas une blague.

15. En France, les bibliothèques... c'est un peu la galère.

Logique de la fac de droit: nous foutre des partiels le 2 janvier et laisser qu'une seule bibli ouverte ...

Beaucoup de bibliothèques ferment le dimanche, pendant les vacances, entre midi et deux, à 19h... Et il faut souvent se battre pour trouver des places libres. Un vrai parcours du combattant.

16. Enfin, tout ça a un prix: aux États-Unis, la scolarité étudiante coûte plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers de dollars.

reactiongifs.me

Résultat: impossible de faire des études sans s'endetter (même s'il existe de nombreuses bourses). Barack Obama lui-même a dit qu'il n'avait pu rembourser toutes ses dettes étudiantes qu'à l'âge de 42 ans.

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