back to top

«The Neon Demon», et 9 autres films à voir de toute urgence

Tous à vos calendriers.

Publié le

1. The Neon Demon de Nicolas Winding Refn

The Jokers / Le Pacte / Via tumblr.com

C'était sans doute le film le plus hué à Cannes cette année. Encore une fois Nicolas Winding Refn (Drive, Only God Forgives) prouve qu'il n'est pas là pour plaire aux critiques mais bien pour s'éclater et filmer ses obsessions personnelles. Ici, le réalisateur danois joue à la poupée avec la jeune et sublime Elle Fanning, dans le rôle de Jesse, une ado qui découvre le monde impitoyable de la mode. Violence, nécrophilie, scènes hypnotiques interminables: The Neon Demon est à la fois provoc', drôle, répugnant, angoissant et esthétiquement superbe. Un trip visuel et sensoriel sans concessions qui a certes peu de substance, mais beaucoup, beaucoup de style.

La scène à retenir: celle où Jesse assiste à sa première soirée à Los Angeles, dans une séquence trippante à base de stroboscope épileptique, de triangles et de la musique hallucinante de Cliff Martinez.


En salles:
le 8 juin.

2. Toni Erdmann de Maren Ade

Ce film a battu des records de popularité à Cannes, et pourtant, il est reparti bredouille. Qu'à cela ne tienne: Toni Erdmann est un grand film (littéralement: il dure 2h42), un ovni inoubliable qu'il faut absolument aller voir lors de sa sortie en salles.

C'est une comédie allemande, sur un père qui tente de renouer des liens avec sa fille, coincée et malheureuse dans sa vie professionnelle. Sa méthode? Des blagues gênantes, comme se pointer au boulot de sa fille affublé d'une perruque, d'un dentier et d'un coussin péteur. Le malaise va crescendo, mais peu à peu la façade froide et maîtrisée d'Ines se fissure, grâce à des situations comiques de plus en plus absurdes et jouissives. Et au final, on rit autant qu'on pleure face à la relation bancale mais touchante de ce père et sa fille.


La scène à retenir:
celle où Ines commence à se lâcher en reprenant Greatest Love of All de Whitney Houston.


En salles:
le 17 août

3. Rester Vertical d'Alain Guiraudie

Les Films du Losange

Ceux qui ont vu L'Inconnu du Lac savent qu'Alain Guiraudie n'a pas froid aux yeux. Mais alors que son précédent film était sec et efficace, avec des unités de temps et de lieu très restreintes, Rester vertical est épique, dans sa dimension comme dans son propos. La vie, la mort, la sexualité, la précarité, la paternité, la créativité, et plein d'autres grands concepts en «té» s'entrechoquent dans ce récit radical et poétique, qui suit la déchéance sociale de Léo, un homme à la campagne.

La scène à retenir: la sublime scène dans laquelle Léo aide un vieil homme à mourir en le sodomisant (oui oui) jusqu'à l'orgasme mortel, sur fond de Pink Floyd.


Sortie en salles:
le 24 août

4. Mademoiselle de Park Chan-Wook

Park Chan-Wook (Oldboy) n'est peut-être pas le réalisateur le plus subtil, mais une chose est sûre: ses films ne sont jamais chiants. Après une escapade par les États-Unis avec Stoker, le réalisateur revient à la Corée du Sud pour ce thriller lesbien aux accents gothiques situé dans les années 40. À mi-chemin entre Les Liaisons Dangereuses et Sex Crimes, Mademoiselle est un divertissement de très haut calibre, avec un scénario bourré de twists et de révélations, des images léchées, et des scènes d'un érotisme affolant –on n'aurait jamais pensé être autant excité par un dé à coudre.

La scène à retenir: la fin du premier chapitre, où l'on comprend que le film se joue de nous depuis le début. PARCE QUE LES TWISTS C'EST SUPER.

En salles: le 5 octobre

5. Paterson de Jim Jarmusch

On trouvera difficilement un film plus charmant cette année que le nouveau long métrage de Jim Jarmusch. Adam Driver incarne un chauffeur de bus passionné de poésie, qui trouve de la beauté dans les détails ordinaires de la routine quotidienne. Un film méditatif et plein d'humour, avec en prime un des meilleurs rôles canins de l'histoire du cinéma.

La scène à retenir: le moment où le chien de Paterson, très routinier, sort de la maison pour faire pencher la boîte aux lettres (que son maître remet en place tous les jours en rentrant du travail).

En salles: le 5 octobre.

6. Personal Shopper d'Olivier Assayas

Rien que pour s'imprégner du talent et du magnétisme de Kristen Stewart, qui est de tous les plans du film.

La scène à retenir: celle où Kristen Stewart se déshabille et essaye une robe-harnais devant son miroir.

Sortie en salles: le 19 octobre

7. Le Client d'Asghar Farhadi

Memento Films Distribution

Comme à son habitude, le réalisateur d'Une Séparation fait monter la tension avec un drame matrimonial bien ficelé, sur un homme rongé par son désir de vengeance après l'agression de sa femme. Le film a remporté le prix du scénario et le prix d'interprétation masculine à Cannes.

La scène à retenir: celle où Rana laisse la porte d'entrée ouverte avant d'aller prendre une douche... Et où la caméra reste fixée sur la porte, qui s'entrouvre de plus en plus, laissant comprendre au spectateur que quelque chose de grave va se produire.


Sortie en salles:
le 9 novembre

8. Bacalaureat de Cristian Mungiu

Le Pacte

Un film touchant sur la corruption en Roumanie et les dilemmes d'un père qui tente désespérément de faire en sorte que sa fille ait son bac.

La scène à retenir: celle, pleine de tension, où Romeo se retrouve seul en pleine nuit dans une allée déserte, à la recherche de la personne qui a agressé sa fille.

Sortie en salles: le 21 décembre

9. Loving de Jeff Nichols

Jeff Nichols est clairement un des réalisateurs les plus surprenants et les plus talentueux du moment, capable de nous offrir dans la même année un thriller sur des extraterrestres (Midnight Special) et un biopic sobre et touchant sur les droits civiques américains. Simplement intitulé Loving, ce dernier raconte l'histoire vraie d'un couple mixte américain qui s'est battu pour que son mariage soit reconnu. Dénué de tout sentimentalisme, le film vaut pour la beauté époustouflante des paysages, et pour les performances impeccables de Ruth Negga et Joel Edgerton, d'ores et déjà considérés comme deux candidats crédibles pour les Oscars.

La scène à retenir: celle où Mildred apprend la décision de la Cour suprême par téléphone.


En salles:
le 15 février 2017

10. American Honey d'Andrea Arnold

Le quatrième long-métrage d'Andrea Arnold (Fish Tank, Red Road) est très long, et à l'instar de ses personnages, ne sait pas vraiment où il va. Et pourtant, on ne peut pas se le sortir de la tête depuis qu'on l'a vu. Peut-être à cause de sa bande originale envoûtante, à base de trap et de country, qui joue un rôle omniprésent dans le film. Ou peut-être à cause de sa star, l'inconnue Sasha Lane, 19 ans, captivante. Elle incarne une ado qui décide de quitter sa vie de misère pour rejoindre un groupe de jeunes vagabonds, qui parcourent le sud du pays et subsistent en vendant des abonnements de magazines. Le portrait fascinant d'un phénomène social propre aux États-Unis; et d'une jeunesse pleine de rage et d'inventivité.


La scène à retenir:
celle électrisante, drôle et sensuelle, de la rencontre entre Star (Sasha Lane) et Jake (Shia LaBeouf) dans un supermarché, au son de We Found Love de Rihanna.

En salles: pas de date pour l'instant.

Every. Tasty. Video. EVER. The new Tasty app is here!

Dismiss