Les 12 types de Français qu’on croise à l’étranger

Rentrez chez vous !

1. L’étudiant en école de commerce en échange universitaire : la tête à claques

Paramount Pictures / Via media.giphy.com

Jeune, beau, dynamique, l’étudiant en école de commerce est persuadé que le monde lui appartient quand il part en échange. Vous le trouverez dans tous les clubs stylés, dans les brunchs à la mode du monde entier à parler de sa cuite de la veille, où il ne dira plus qu’il étudie le commerce, mais le business.

Phrase préférée : “Han mais la France je peux plus quoi. Tu vois, han, en France on laisse pas leur place aux jeunes, han”.

2. Tours du mondistes : les globes raseurs

En couple, en famille, voire seul(e), la mode est aux tours du mondes. Le principe : se transformer en touriste permanent pendant plus ou moins un an afin de s’ouvrir au monde dans toute sa diversité (bizarrement la diversité a l’air d’être vachement plus présente en Asie du Sud-Est qu’en Afrique, mais passons).
Mais pas question pour autant de profiter du voyage pour entamer une quête spirituelle en s’isolant de son quotidien et de ses proches : non, il vaut mieux créer un blog pour annoncer au monde entier que les ruines d’Angkor Wat sont chanmées et qu’emmener des tongs c’est super pratique pour les douches cradingues des auberges de jeunesse.

Phrase préférée : des citations pseudo cool qu’ils mettront en tête de blog “Le plus beau voyage, c’est celui qu’on n’a pas encore fait”; “Vivre ses rêves plutôt que de rêver sa vie”; ou encore “La vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber” (véridique)

3. Le PVTiste : l’illusion de grandeur

Le PVT (Permis Vacances Turlute), c’est ce programme d’exportation de jeunes chômeurs qui leur permet d’exercer leur inactivité à l’étranger et de faire baisser les chiffres du chômage en France.
Près de 20 000 Français ont par exemple demandé à partir au Canada avec ce statut en 2014.
Bah oui, l’étranger c’est bien, mais c’est toujours mieux quand on y parle français.

Phrase préférée : “Un an chez les caribous ! Lol”

4. Le touriste solidaire : la colonie de vacances humanitaire

Depuis qu’il a 15 ans, le touriste solidaire veut apporter son aide au monde. Le problème c’est qu’à moins d’être logisticien, médecin, ou hydrologue, les ONG n’ont souvent que faire des jeunes plein d’entrain mais dont la seule expérience humanitaire remonte au concert de Manu Chao aux Vieilles Charrues en 2001.

Pas de problème ! Des agences de voyages solidaires proposent à ces jeunes gens désireux d’apporter la lumière de la civilisation occidentale au tiers monde de participer à de vraies expériences humanitaires avec des vrais morceaux de générosité à l’intérieur. Même sans aucune compétence, même si ça sert à rien, ces agences de voyage se feront une joie de leur trouver des latrines à construire, ou une école à rénover ; moyennant finance, bien entendu.

Phrase préférée : “Nan mais tu vois, l’Afrique, ça se vit, ça se raconte pas. Ils sont pauvres, mais tellement généreux.”

5. Le Français en manque de Bouffe : pauvre petit

Votre vieux pote parti depuis quelques mois vous abreuve sur Internet de photos de “parties” trop stylées avec ses nouveaux “friends” à l’étranger.
Mais ce qui lui manque le plus, ce ne sont pas ses vieux amis du lycée Georges Brassens de Courcouronnes, mais la bouffe française, ce qu’il ne manquera pas de rappeler à grand renfort de statuts Facebook.

N’hésitez pas à lui dire de fermer sa gueule et d’aller manger des fajitas.

Phrase préférée : “ils savent vraiment pas faire du pain ici !”

6. Le trader des marchés d’artisanat local : celui à qui on ne la fait pas

Il se considère comme un local, et ne voit pas pourquoi il paierait plus cher.
Ce raisonnement a une limite, atteinte lorsqu’il négocie depuis trente minutes pour l’équivalent de 5 centimes avec un marchand en tongs.

Phrase préférée : “Ah nan mais faut pas se laisser faire hein, moichteledis”.

7. L’expat, le vrai : celui qui pense avoir le droit d’être raciste

Ce n’est pas du tout ce que vous pensez. Parce que lui, lui il les connaît. Il sait comment ils sont. Alors il a le droit d’être raciste.

Phrase préférée : “Nan mais ici ils sont feignants, c’est dans leur nature”.

8. Les conjoints d’expat’ : voyage au bout de l’ennui

Je ne voulais pas parler des conjointes d’expat’, parce que je pensais que les clichés de femmes d’expat’ passant leur temps à se faire entretenir et à se plaindre de leur femme de ménage n’existaient que dans des esprits étriqués à l’imagination bornée par des stéréotypes de genre.

Mais bon. Après j’ai lu des blogs.

Et j’ai changé d’avis.

Phrase préférée : “J’aimerais bien faire du volontariat ou aider des orphelins, tu vois, mais pas ce week-end. Nan, on va a Bali ce week-end. “

9. Le blogueur voyageur : zauriez pas une ‘tite pièce ?

Le blog de voyage a été inventé aux alentours des années 2000 pour faire croire à des mecs qu’ils pouvaient voyager en gagnant de l’argent grâce aux pubs. Le problème, c’est qu’à moins d’avoir une idée géniale (par exemple faire le tour du monde des dictatures) c’est souvent très chiant.

Phrase préférée : “Vous avez lu mon article sur comment prendre l’avion ?”

10. Les photographes compulsifs

Ils sont déjà une plaie à suivre sur Facebook dans leur vie quotidienne, mais ils se transforment en super saïen de l’emmerdement picturale dès qu’ils partent en voyage. Paysages de la Vallée de la Mort flous, nourriture exotique indéchiffrable, photos de beuverie à Dublin… Ils uploadent d’un coup 5gb de photos sur les réseaux sociaux, sans faire de tri, dès leur retour de voyage.

Phrase préférée : “Mes vacances ? Attends il faut que je te montre mes photos!”(partir en courant à ce moment là)

11. L’obsédé : il n’oubliera jamais

L’obsédé c’est celui qui, rentré, ne s’est jamais remis de son expérience à l’étranger. Quel que soit le sujet abordé dans une conversation, de la météo du mois de mars à la descente du Biarritz Olympique en pro D2, il arrive toujours à placer une petite référence à quand il était “là-bas”.
C’est insupportable et ça mérite des coups de tête, mais ça se calme normalement au bout d’un temps.

Phrase préférée : “mais là bas, c’est pas pareil. Nan mais tu peux pas comprendre, toi, t’y es jamais allé(e)”

12. Le touriste : celui que tout le monde déteste

Vous-vous balladez à New-York (ou ailleurs) quand tout-à-coup, vous entendez parler français à côté de vous. Vous vous retournez : une bande de touristes accoutrés en Quechua se croit permis de parler très fort votre langue maternelle, de faire des blagues graveleuses, convaincus - pensent-ils ! - que personne ne les comprend, et de tout comparer à la France.
Les Français sont régulièrement élus les pires touristes du monde par les travailleurs de l’industrie hôtelière mondiale, et quand on les voit à l’étranger on comprend pourquoi.

Phrase préférée : “Mais tu verrais jamais ça en France, franchement ça me choque. Et puis t’as vu comment ils sont habillés comme des trous de bites ici ? Bon allez biloute donne les sandwichs au pâté dans le sac Quechua j’ai la dalle”

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