back to top

Comment Angela Merkel est elle aussi victime des fake news

Enquête - En anglais et en allemand, les articles les plus populaires sur Angela Merkel sont dominés par une série d'histoires et de gros titres très critiques et souvent faux, publiés par des sites Internet coutumiers des fakes news et des théories du complot.

Publié le

Une enquête de BuzzFeed News révèle que la chancelière allemande Angela Merkel est la cible d’une offensive sous forme d’informations négatives et trompeuses diffusées par des médias de droite, et de théories du complot répandues par des sites extrémistes.

Les principaux responsables de la popularité des contenus anti-Merkel sur les
réseaux sociaux sont des groupes hyperpartisans et d’extrême droite qui tentent
de décrédibiliser la chancelière allemande avant les élections qui doivent se tenir cette année. Ces groupes, qui jouent un rôle prépondérant dans la propagation d’articles négatifs affichant des gros titres trompeurs, se focalisent de plus en plus sur la position de Merkel vis-à-vis des réfugiés. Notre analyse montre que ces histoires figuraient parmi les contenus les plus performants sur les réseaux sociaux l’année dernière, à la fois en anglais et en allemand.

Crise de confiance à l’égard des médias traditionnels

En écho à ce qu'on a vu pendant les élections américaines, beaucoup de ces sites mélangent contenu politique partisan légitime, et informations fausses et complotistes, portant surtout sur les réfugiés et l’islam, afin d’attiser les passions et de développer les engagements sociaux. Aux États-Unis, sur Internet, de grandes pages politiquement orientées à droite partagent elles aussi de plus en plus de contenus anti-Merkel, ce qui les aide à se répandre plus largement sur Facebook.

Nous avons également découvert que beaucoup des articles les plus populaires qui circulent en allemand sur Facebook au sujet de Merkel viennent d’un mélange de sites d’informations de droite négatifs (qui ne publient pas de fake news) comme Junge Freiheit—hebdomadaire soutenu par le cofondateur du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Même parmi des sources plus établies, comme le site économique Deutsche Wirtschafts Nachrichten, les articles les plus partagés sont principalement les plus négatifs. En 2014, le site a été accusé de perfuser la «peur et le dégoût» par le magazine allemand Der Spiegel.

Parmi les sites Internet qui publient de fausses informations populaires en allemand figure Anonymousnews.ru, un site qui propose souvent à la fois de la propagande pro-Kremlin et des théories du complot, notamment des affirmations que les attentats du 11 Septembre ont été orchestrés par la CIA. Après que Facebook a fermé la page de ce groupe en mai dernier, il s’est mis à publier presque sans arrêt sur VK, un grand réseau social russe où il disposait d’une page depuis 2011.

«En Allemagne, nous avons une crise de confiance à l’égard des médias traditionnels», explique Lutz Helm de Hoaxmap, un site internet qui traque les fausses informations dans le pays.

«Une minorité croissante de gens ne croit plus les histoires relayées par les médias et cherchent des sources alternatives. Cela braque les projecteurs sur les théories complotistes et sur des sites d’informations obscurs, et cela conduit aussi à une augmentation du nombre de hoax et de théories du complot sur les réseaux sociaux.»

32.000 partages pour un selfie avec Merkel et un faux terroriste

Les sites Internet qui publient les théories du complot, des contenus douteux et de fausses informations, sont ceux qui produisent les contenus parmi les plus performants à la fois en allemand et en anglais. Parmi les liens les plus publiés en anglais on trouve des articles diffusés par yesimright.com, shoebat.com, endingthefed.com, truthfeed.com et yournewswire.com. La plupart de ces sites semblent être nés au cours des deux dernières années, et plusieurs d’entre eux, comme Ending the Fed, sont rapidement devenus populaires en publiant des contenus pro–Donald Trump et d’extrême droite. Ce dernier a également publié des articles bidons qui prétendaient que Megyn Kelly s’était fait renvoyer de Fox News et que le pape soutenait Donald Trump.

Un post de Your Newswire qui prétend à tort que Merkel a fait un selfie avec l’un des terroristes de Bruxelles a généré plus de 32.000 partages, réactions et commentaires sur Facebook.

En comparaison, le vrai article qui rend compte du selfie de la chancelière avec un réfugié, publié en anglais par la chaîne allemande Deutsche Welle, a obtenu moins de 13.000 engagements (les engagements Facebook ne se traduisent pas nécessairement par du trafic vers un site, mais un plus fort taux d’engagement signifie que le titre et l’image du lien ont probablement été exposés à davantage de gens sur Facebook).

Your Newswire a également joué un rôle dans la diffusion d’une des premières versions de la théorie du complot saugrenue connue sous le nom de «Pizzagate,» qui s’est terminée par l’intrusion d’un homme armé d’un fusil dans une pizzeria de Washington DC, décidé à «enquêter par lui-même» sur l’histoire ridicule selon laquelle le restaurant fournissait secrètement des prostituées mineures à des démocrates haut placés.

Réfugiés zoophiles, soins des migrants...

Les contenus les plus performants en allemand sur Merkel sont relayés par des sites comme blog.halle-leaks.de, rapefugees.net, info.kopp-verlag.de, anonymousnews.ru et noch.info.

En Allemagne, Noch.info a été l’un des premiers sites à répandre le bobard du selfie de Merkel avec un terroriste. La semaine dernière encore, en s’appuyant sur des «sources des renseignements russes», il a raconté que le président Barack Obama rencontrait secrètement Jared Kushner, le gendre de Trump, à Hawaii. En plus de publier des livres sur les extra-terrestres et les OVNIS, Kopp Verlag a fallacieusement rapporté que le gouvernement donnait droit aux réfugiés accueillis en Allemagne de bénéficier à vie de la sécurité sociale. En 2014, il avait publié un article qui demandait : «Michelle Obama est-elle trans?» affirmant que la première dame américaine était en réalité un homme appelé Michael.

Certaines des fausses histoires les plus bizarres révélées par BuzzFeed News, et
partagées par les mêmes comptes d’extrême droite qui publient des contenus
anti-Merkel, viennent du site Internet Anonymousnews.ru. Outre de nombreux
exemples de propagande pro-Kremlin, de récents gros titres sur le site évoquaient
des histoires fabriquées de toutes pièces sur des réfugiés en Allemagne qui utiliseraient le Wi-Fi gratuit pour chercher des sites zoophiles et sur des officiers allemands de l’Otan arrêtés à Alep pour s’être associés à l’État islamique (16.000 engagements Facebook). Un fake publié par le site sur des
généraux de l’armée allemande défiant Merkel a généré 25.000 engagements. L’histoire complotiste d’officiers de l’Otan arrêtés en Syrie a également été rapportée par la version germanophone de la chaîne de propagande du Kremlin RT.

Mais aucune publication n’a déployé autant de verve anti-Merkel que les tabloïds
britanniques tels l’Express, MailOnline—version Internet la plus populaire du monde d’un journal papier anglophone—et, plus récemment, des sites d’informations conservateurs davantage à la marge comme Breitbart, qui envisage déjà de lancer une version allemande et une version française.

Publicité

Niveau d'engagement Facebook des histoires sur Merkel en 2016

Lam Thuy Vo / BuzzSumo

L'engagement Facebook se définit par les partages, les commentaires et les réactions sur Facebook.

Les tabloïds britanniques relaient de nombreuses infos anti-Merkel

Parmi le contenu en anglais, les tabloïds britanniques de droite Daily
Express
et Daily Mail ont publié sur Facebook 16 des 50 articles
d’informations les plus performants sur Merkel. Le contenu de MailOnline,
dont la page Facebook compte 7,5 millions de followers, et de l’Express,
avec un million de followers, prend une ampleur significative sur Facebook grâce
à la promotion assurée par des sites d’informations conservateurs, alt-right et
complotistes basés aux Etats-Unis et par leurs comptes sur les réseaux
sociaux.

Le plugin pour navigateur CrowdTangle, capable d’analyser un lien et de faire la liste de ceux qui le partagent le plus sur Facebook et Twitter, montre que les pages
Facebook et les groupes américains comme Conservative Country (700.000 followers), The Deplorable (450.000 membres) et Freedom Daily (1,6 million de followers) partagent des contenus anti-Merkel issus de tabloïds britanniques (une analyse BuzzFeed News antérieure des contenus publiés par Freedom
Daily avait découvert que celui-ci publiait des contenus faux ou fallacieux dans 46%
des cas).

Un des articles qui a le mieux marché dans le Daily Express arbore un titre mensonger annonçant «LE PIRE CAUCHEMAR DE MERKEL: l’Allemagne demande
un Référendum tandis que “le peuple veut se libérer de l’UE”» (qui a généré
plus de 185.000 partages, réactions et commentaires sur Facebook et plus de
5.000 partages sur Twitter). En réalité, l’idée de tenir un référendum sur
le maintien dans l’UE n’est envisagée qu’à la marge de l’opinion politique
majoritaire. Les sondages montrent que quelque 80% des Allemands soutiennent
le maintien dans l’UE et que 70% pensent qu’un référendum en Allemagne sur le
modèle de celui sur le Brexit serait une mauvaise idée.

Autre histoire sur Merkel devenue virale en 2016, cet article trompeur intitulé «Angela Merkel sous pression dans la gestion des réfugiés après la révélation que les migrants ont commis142.500 crimes en Allemagne durant les six premiers mois de 2016.» Cette histoire diffusée par le Daily Mail, qui déforme grossièrement les chiffres de la criminalité, a été relayée par le Daily Express et le site Internet du Gatestone Institute, basé à New York, accusé d’attiser la haine contre les musulmans. La version du Mail a généré plus de 80.000 engagements sur Facebook et a été partagée plus de 4.000 fois sur Twitter.

Plusieurs des histoires proposées par l’Express et le Mail ressemblaient beaucoup à d’autres déjà parues dans des publications allemandes de droite. Par exemple, l'article «Les demandeurs d’asile en Allemagne refusent de travailler en disant: “nous sommes les INVITÉS de Merkel”», publié par l’Express, avait paru quelques jours auparavant sur le site de droite Junge Freiheit. La version allemande a généré près de 40.000 engagements sur Facebook et figure parmi les 50 articles sur Merkel ayant le mieux marché dans les médias allemands l’année dernière.

Les mêmes gros titres ont également pris de l’ampleur sur Facebook grâce à une série de comptes britanniques, dont plusieurs sont associés à l’UKIP de Nigel Farage, le parti politique d’extrême droite Britain First (1,5 million de followers)
et des groupes anti-UE comme Get Britain Out (170.000 likes).

En anglais, ce sont les tabloïds britanniques anti-UE qui dominent la couverture médiatique de l’Allemagne et de l’UE estime Wolfgang Blau, directeur de la stratégie digitale de Condé Nast International et ancien rédacteur en chef de Zeit.de.

«Depuis le vote du Brexit en juin dernier, cette tendance mondiale à se fier aux médias britanniques pour suivre les affaires de l’UE représente une vulnérabilité
encore plus grande pour l’UE que par le passé», explique Blau à BuzzFeed News.
«Les informations sur l’Europe parviennent au monde, souvent à son insu, par l’un des plus féroces opposants à l’UE: les médias britanniques.»

Les pro-Trump s'attaquent à Angela Merkel

Toutes les histoires les plus virales sur Merkel ne sont pas négatives. Parmi les plus
populaires figurent des articles publiés par le New York Times et The Guardian qui saluent les valeurs d’ouverture de la chancelière allemande. Quoi qu’il en soit, dans les deux cas le taux d’engagement est surtout justifié par les propres pages
Facebook de l’éditeur. Alors que l’un des papiers les plus populaires en
allemand, un article du Süddeutsche Zeitung qui suggérait que Merkel
méritait le prix Nobel de la Paix, a principalement été partagé sur Google
Plus.

Les détracteurs de la politique de Merkel vis-à-vis des réfugiés sont aussi de plus
en plus visibles sur Twitter. Depuis les récents attentats contre un marché de
Noël à Berlin, les comptes Twitter pro-Trump se sont mis à déverser des memes et des contenus anti-Merkel.

«On a de nombreuses preuves qu’il existe désormais des tentatives ciblées d’attaquer massivement Merkel, y compris à l’aide de bots», a déclaré à Bloomberg Simon Hegelich, expert en sciences politiques à l’Université technique de Munich. Comme l’a rapporté BuzzFeed News le mois dernier, un certain nombre de comptes de trolls pro-Trump se sont tournés vers Merkel et couvrent les plateformes sociales de messages anti-Merkel et de liens critiquant la politique d’accueil des réfugiés de son gouvernement.

Fascinating to see Kremlin trolls starting up the Merkel operation in real time today. Mostly repurposed pro-Trump… https://t.co/Ex98xX1WAE

L'une des histoires les plus virales de l’année dernière en Allemagne impliquait une affirmation fallacieusediscréditée plus tard—selon laquelle la chaîne de télévision publique ZDF recevait des instructions directement de Merkel sur ce qu’elle devait diffuser. Presque toutes les autres histoires virales portaient sur les réfugiés.

L’article de Junge Freiheit sur les réfugiés qui demandent l’asile
en Allemagne après avoir fui des pays déchirés par la guerre et qui refusent de
travailler a généré un fort taux d’engagement de la part de comptes Facebook associés à l’AfD, au Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD) d’extrême droite et au Parti de la liberté autrichien (FPO) également d’extrême droite, ainsi que d’autres liés au mouvement islamophobe Pegida.

Publicité

Ce sont souvent les mêmes comptes Twitter qui partagent plusieurs fois les contenus allemands les plus viraux. Un certain nombre de ces comptes retweetent de façon obsessionnelle, ce qui laisse penser qu’ils existent principalement pour aider à propager ce genre de contenu. L’AfD a annoncé qu’il utiliserait des comptes automatisés qui contribuent à donner davantage d’ampleur aux messages sur Twitter— notre analyse suggère que le parti a déjà recours à des bots—pour les élections à venir.

Une vidéo sur la supposée folie de Merkel vue plus d'un million de fois

Beaucoup d'intox allemandes qui ont généré le plus fort taux d’engagement en 2016 ont diffusé des affirmations complotistes sur la santé mentale de Merkel. Une vidéo YouTube intitulée «La télévision canadienne prouve qu’Angela Merkel est folle» a été vue plus d’un million de fois, et a généré plus de 82.000 engagements sur Facebook. Cette vidéo, produite par l’éditeur canadien de droite Rebel Media, montre le chroniqueur conservateur Ezra Levant disséquant une vidéo dans laquelle Merkel répond à des questions en public. S’il est très critique à l’égard de Merkel, il ne la traite pas du tout de «folle»—c’est la version allemande qui a tout simplement rajouté cela.

Les allégations sur la santé mentale de Merkel apparaissent aussi dans les
histoires les plus virales des publications en anglais. L’article de Breitbart «Angela Merkel diagnostiquée “narcissique” et au bord de la “dépression nerveuse” par un psychanalyste» a été partagé plus de 45.000 fois sur Facebook. En janvier dernier, le chef de l’AfD en Thuringe a déclaré lors d’un meeting que Merkel devrait être démise de ses fonctions en camisole de force.

Les comptes Facebook responsables de certains des contenus allemands les plus populaires se focalisent sur des arguments semblables à ceux que l’on a vus pendant la campagne présidentielle américaine. Ils comportent des discours «anti-élite» et antimusulmans, et clament que la «lügenpresse» — c’est-à-dire «la presse qui ment»—dissimule des informations au public. Ce terme, qui était utilisé par les nazis puis par la presse est-allemande pendant la guerre froide pour décrédibiliser le journalisme d’Allemagne de l’Ouest, est très largement utilisé pendant les manifestations d’extrême droite et de l’AfD. Tout comme aux États-Unis, non seulement l’extrême droite allemande s’est mise à assimiler débats
sur les moyens de contrer les fausses informations et tentatives de censure gouvernementale, mais elle avance que c’est la lügenpresse qui produit des fausses news.

The AfD's far-right rethoric: "traitors", "the lying press", Völkisch identity, "lock her up"… https://t.co/KQkzOgeuWH

Quel impact sur la campagne de Merkel ?

Malgré une campagne agressive visant à faire tomber Merkel, il n’existe pour l’instant pas de preuve que l’offensive de fausses informations et de théories du complot a eu un impact sur la popularité de Merkel et de son parti à l’intérieur de l’Allemagne. Le soutien dont bénéficie son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) est en hausse—les plus récents sondages indiquent qu’elle est
aussi populaire aujourd'hui qu’avant les élections de 2013, qu’elle a remportées
haut la main.

Après une courte baisse, le taux de popularité personnelle de la chancelière est
également en hausse. Elle est considérée—de loin—comme le choix préféré des
Allemands pour continuer à diriger le pays après les élections de 2017. Les chiffres publiés après l’attentat terroriste de Berlin montrent que le soutien dont jouissent Merkel et le CDU reste intact, et que la grande majorité des Allemands pense qu’il n’existe aucun lien entre cet attentat et la politique d’accueil des réfugiés de la chancelière.

Pourtant, cela n’empêche pas le gouvernement allemand de prendre au sérieux les menaces posées par une potentielle interférence russe et la circulation de
fausses informations, d’explorer les contre-mesures et de travailler à éveiller
les consciences sur le sujet. La question est de savoir s’il n’est pas trop
tard et s’il sera capable de parer les complots, faux reportages et articles
soi-disant informatifs fabriqués de toutes pièces qui circulent déjà de manière
importante.

«Les médias allemands et le gouvernement de la chancelière Merkel ne semblent pas conscients, ou en tout cas semblent dangereusement mal préparés, devant le danger que représente l’offensive médiatique qu’ils vont subir de la part de pans entiers des médias britanniques, ainsi que de médias américains de droite, une fois que l’Article 50 sera appliqué et que le Royaume-Uni se battra pour son avenir économique et le gouvernement britannique pour sa crédibilité politique», a confie Blau, de Condé Nast, à BuzzFeed News.


Comment nous avons collecté et analysé les données

BuzzFeed News a utilisé l’outil d’analyse de contenu BuzzSumo, qui permet de rechercher des contenus par mot-clé, URL, intervalle de temps, langue et décompte des partages sur les réseaux sociaux. BuzzFeed News a recherché avec BuzzSumo des mots-clés comme «Merkel» et «Attentat Berlin» en anglais et en allemand, afin de trouver les histoires les plus performantes sur ces sujets en termes d’engagement Facebook (défini par les partages, commentaires et réactions sur Facebook) et de partages sur Twitter et d’autres sites de médias sociaux en 2016. Une sélection des résultats est visible ici.

Outre les liens, BuzzFeed News a analysé les comptes Twitter qui partagent les histoires les plus virales. D’autres analyses ont été conduites sur les pages publiques Facebook et les comptes de ces mêmes individus et groupes, ainsi que des recherches additionnelles pour déterminer quels comptes et quelles pages partageaient les histoires les plus populaires. BuzzFeed News a également analysé une sélection des contenus les plus performants en utilisant le plugin pour navigateur CrowdTangle pour identifier les pages Facebook et les comptes Twitter qui avaient partagé ces contenus.

Comme indiqué plus haut, le taux d’engagement Facebook ne se traduit pas nécessairement par du trafic. Il est tout à fait possible que des sites de médias traditionnels aient reçu davantage de trafic vers leurs contenus les plus performants, et qu’au-delà d’URL individuels partagés en grand nombre, davantage de sites d’informations traditionnels aient un plus fort taux d’engagement global.


Les données BuzzSumo ont été téléchargées les 22 et 23 décembre 2016.

Lam Thuy Vo a contribué à l'analyse pour cet article.

Traduit de l'anglais par Bérengère Viennot

UPDATE

L'article a été mis à jour le 17 janvier pour préciser clairement que Deutsche Wirtschafts Nachrichten n'a pas publié de fausses informations.

Alberto Nardelli is Europe editor for BuzzFeed News and is based in London.

Contact Alberto Nardelli at alberto.nardelli@buzzfeed.com.

Craig Silverman is Media Editor for BuzzFeed News and is based in Toronto.

Contact Craig Silverman at craig.silverman@buzzfeed.com.

Got a confidential tip? Submit it here.

Sponsorisé