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9 personnes posent pour montrer les vraies différences entre les corps nus

«Il y a encore tellement de personnes qui pensent qu'elles ne méritent pas de s'aimer si elles ne ressemblent pas à quelque chose de défini.» (Attention, cet article contient évidemment des photos de personnes nues.)

Publié le

Le magazine demande à des habitants de Toronto de se déshabiller et de raconter l'histoire de leur corps. Les sujets de cette année incluent l'auteure et mère Catherine Hernandez, qui s'est réconciliée avec son corps après qu'on lui a diagnostiqué deux maladies chroniques:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«Au plus fort de ma maladie, j'écrivais des lettres d'amour à mon corps et je les accrochais... Je les accrochais dans le placard de ma salle de bain et je les regardais quand je sortais de la douche. Lorsque j'avais des éruptions, c'était incroyablement douloureux de me doucher, donc au lieu de dire "j'ai mal", j'ai continué à écrire ces lettres, dans lesquelles je professais continuellement mon amour pour mon corps.»

Prince Amponsah, qui a été gravement brûlé dans un incendie il y a quatre ans, et qui a récemment repris le travail d'acteur —après quelques réticences:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«Je ne me voyais pas retourner vers le travail d'acteur car je ne pensais pas y avoir ma place. On ne voit pas beaucoup de personnes comme moi sur scène ou sur le grand écran, et on a parfois besoin de ces exemples —pour se voir, pour avoir le sentiment qu'on peut faire partie de quelque chose.»

Heidi Hawkins, une comédienne voix-off, qui a parlé de donner le sein et de la pression que l'on impose aux corps des jeunes mamans:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«J'aurais aimé, avant d'avoir un bébé, avoir été mieux informée sur la façon dont mon corps allait changer et comment je me sentirais à cause de ça, a dit Heidi Hawkins. On entend juste parler du "rétablissement". Dans les magazines, vous voyez de nombreuses photos retouchées de femmes après qu'elles ont eu des enfants, et ça donne aux femmes cette idée très irréaliste de ce à quoi elles ressembleront après avoir donné naissance.»

Monique Mojica, actrice, dramaturge et directrice artistique au Chocolate Woman Collective (Collectif des femmes chocolat), qui a parlé du lien entre les corps des indigènes et la terre:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«Ça a été tellement difficile pour moi de ne pas être à Standing Rock, a-t-elle dit au magazine. Mais il neige et je ne m'en sors pas bien dans la neige. Et si ça n'est plus approprié pour une femme de 63 ans de s'attacher à un bulldozer, alors qu'est-ce qu'une vieille fille comme moi peut bien faire?

Mais ici, je peux utiliser mon corps pour parler non seulement de ce qui est arrivé à nos corps au cours des 500 années de colonialisme, mais aussi de ce qui leur arrive aujourd'hui.»

Acacia Christensen de la League of Lady Wrestlers (la ligue des catcheuses), qui a parlé de faire de la place dans une industrie d'exclusion:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«J'ai toujours été une grande fan de catch, mais il est entouré d'une culture très sexiste, raciste et homophobe, a dit Acacia Christensen au magazine. J'ai commencé à m'entraîner à temps plein et j'ai adoré, mais j'ai fini par abandonner. Lors des séances, je devais faire face à des gens faisant des blagues de viol et on me disait que je dramatisais. Je suis désormais dans un espace où j'ai le sentiment d'avoir ma place, mais c'est un sous-ensemble d'un sport où les femmes n'ont pas leur place. On organise des spectacles et on fait salle comble, c'est une sorte de gros "merde" aux catcheurs et aux promoteurs qui ne respectent pas les femmes.»

Ted Hallett, écrivain et acteur d'improvisation, qui a parlé de rencontres amoureuses après un cancer du rein:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«J'ai pris beaucoup de poids après l'ablation de la tumeur, a-t-il dit. Au début, j'étais inquiet sur la façon dont les autres verraient ma cicatrice... Une fois, j'ai eu un déclic avec une femme et j'ai cru que le sentiment était mutuel. Elle avait également des antécédents de cancer. J'ai donc pensé que c'était une personne qui avait traversé ce que je traversais. Ça a pris fin, peut-être parce qu'elle était déjà passée à autre chose et que je commençais seulement le processus. Ça lui a peut-être fait peur.»

Jasbina Justice, activiste, prof de yoga et actrice porno, qui a parlé de positivité sexuelle à la suite d'un traumatisme:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«En tant que victime de traumatisme, apprendre à accepter d'être sexuelle en mes termes et comment avoir des limites a été une part importante de mon travail. Il y a un besoin de respectabilité lorsque vous avez été victime de violences sexuelles —vous ne pouvez pas dire que vous faites du porno ou un travail sexuel ou être une personne très sexuelle. Mais lorsque je me suis rendue dans des espaces sexuellement "positifs", ça n'a pas été facile de dire: "J'ai beaucoup de traumatismes, donc j'ai un peu peur de tout ça."»

Paul Lancaric a parlé de la façon dont devenir à l'aise avec son corps a affecté son travail en tant que comédien voix-off:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«Il y a eu des moments où mon travail en tant que voix-off consistait à enregistrer des livres audio de romans érotiques, et je ne me suis senti assez à l'aise pour accepter ces boulots qu'après mes expériences naturistes et après avoir été sur des plages naturistes, a dit Paul Lancaric. Ça m'a vraiment aidé à me sentir assez à l'aise pour m'asseoir dans un placard et lire ces passages choquants sur différentes parties du corps sans rigoler ou ricaner. Il m'aurait fallu une éternité pour enregistrer ces livres si je n'avais pas vécu ces expériences.»

Et Jewelz Mazzei, mannequin et activiste, qui connaît l'importance de répandre l'amour du corps:

NOW Toronto/Tanja-Tiziana / Via nowtoronto.com

«Pour moi, être une activiste corporelle signifie défendre toutes les formes et toutes les tailles et ne jamais juger les gens en fonction de qui ils sont à l'extérieur. Je pense que ça reste très important, même si le mouvement pour la positivité corporelle a fait de grandes avancées au cours des dernières années. Il y a encore tellement de personnes qui pensent qu'elles ne méritent pas de s'aimer si elles ne ressemblent pas à quelque chose de défini. Je veux continuer à me battre pour elles et continuer à répandre ce message d'amour propre.»

Vous pouvez consulter l'intégralité de l'édition Love Your Body 2017 de Now Toronto ici, et découvrir les sujets de l'année dernière ici.

Ce post a été traduit de l'anglais.

Contact Nora Whelan at nora.whelan@buzzfeed.com.

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