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    51 anecdotes pour faire croire que vous savez tout de la vie d'Emmanuel Macron

    Il a voté Chevènement au premier tour en 2002 et son chien s'appelle Figaro.

    Fred Dufour / AFP / Getty Images

    1. Emmanuel, Jean-Michel, Frédéric Macron est né le 21 décembre 1977 à Amiens.

    2. Il est devenu le 7 mai 2017, à seulement 39 ans, le plus jeune président de la Ve République.

    3. C'est le fils d'un couple de médecins. Son père Jean-Michel Macron est neurologue, sa mère Françoise Noguès est pédiatre et ils sont tous les deux professeurs au CHU d'Amiens.

    4. Il a un frère et une sœur plus jeune que lui.

    5. Il mesure 1m73, ce qui fait 8 centimètres de plus que Nicolas Sarkozy mais quand même 16 centimètres de moins que Jacques Chirac.

    6. Avant de s'intéresser à la politique, il a passé sa scolarité dans une école privée à Amiens, remporté le Concours géné­ral de français à 16 ans seulement puis enchaîné avec le troi­sième Prix de piano du Conser­va­toire d'Amiens.

    7. La majorité de ses professeurs se souviennent d’un élève pas comme les autres, précoce même.

    8. Celui qui a commencé à lire à 5 ans, lit Racine pendant les vacances, fait des recherches en latin en dehors des cours, vient voir ses professeurs pour approfondir ses leçons.

    9. Certains de ces professeurs le voyaient comédien pour son éloquence et son aisance scénique.

    10. Lui-même et ses parents le voyaient plutôt écrivain. Amoureux de philosophie et de littérature, il a d’ailleurs écrit trois livres, jamais publiés, dont l’un est un livre d’aventures dont l'action se déroule dans l’Amérique précolombienne.

    11. Dans une interview, il dit qu'il aurait eu la «vanité» d'être écrivain, mais non «l'humilité».

    12. Après l'obtention d'un bac S au lycée Henri IV où il a également suivi une prépa littéraire, il échoue à deux reprises aux concours d'entrée à l'ENS.

    13. Il dira par la suite à propos de ces échecs: «Il faut croire que je n’étais pas fait pour ça. [...] J’étais trop amoureux pour préparer sérieusement le concours. Le cœur et la raison sont incompatibles.»

    Fred Dufour / AFP / Getty Images

    14. Il ne baisse pas les bras malgré tout et poursuit son cursus universitaire avec un DEA de philosophie (sa passion) à Nanterre, puis rentre à SciencesPo en 2001.

    15. En 2002, il entre à l'ENA au sein de la promotion Léopold Sédar Senghor, une «cuvée d'exception»: dix-sept membres d'une même promo travaillant pour le même gouvernement.

    16. D'ailleurs, cette promo qui comptait Boris Vallaud (le mari de Najat Vallaud-Belkacem) entre autres, était connue pour être frondeuse. Les élèves avaient déposé un recours pour faire annuler le classement de sortie d'école à cause de certaines irrégularités. Ce qui leur avait finalement été accordé en 2007.

    17. Emmanuel Macron était quant à lui du côté des suiveurs, sans pour autant être un acteur de cette fronde.

    18. Un goût alors déjà prononcé pour la neutralité, comme l'avait souligné un ancien camarade de classe: «Il n'aime pas cliver. Il aime que tout le monde l'aime.»

    19. À l'ENA, il fait partie des meilleurs élèves, mais aussi des plus fêtards. On le remarque vite pour son sens du contact et il échange aisément avec Jean-Pierre Chevènement (pour qui il a voté au premier tour en 2002), Laurent Fabius, Michel Rocard…

    20. Mathias Vicherat, un ancien camarade, ex-directeur de cabinet d’Anne Hidalgo et aujourd’hui directeur général adjoint de la SNCF, se souvient: «Avec son style, il se mettait tout le monde dans la poche. Il s’intéressait aussi bien au gardien de l’ENA qu’aux profs et aux élèves. Il allait dire bonjour à tout le monde de manière totalement indifférenciée.»

    21. En 2004, il sort de l’ENA en tant qu'inspecteur des finances.

    22. Il devient un membre actif du Parti socialiste entre 2006 à 2009.

    23. C'est en 2008 qu'il commence à être timidement connu du grand public, ou en tout cas du monde politique. Il devient le rapporteur de la commission Jacques Attali, initiée par Nicolas Sarkozy, alors président, sur la croissance économique du pays.

    24. Après cet épisode, il est embauché à la banque Rothschild à 30 ans, où il est rapidement promu associé-gérant. Notamment parce qu'en 2012, il conclut un deal historique à 9 milliards d'euros entre Nestlé et Pfizer, ce qui le rendra millionaire.

    Patrick Kovarik / AFP / Getty Images

    25. En 2012, il est nommé secrétaire général adjoint au cabinet du président Hollande, un poste qu'il occupe jusqu'en 2014.

    26. Emmanuel Macron hésite alors entre créer sa société de conseil financier ou devenir enseignant d'économie.

    27. Il est courtisé par certains partis politiques à gauche et à droite, mais reste fidèle à François Hollande, dont il deviendra le ministre de l'Économie en 2014.

    28. Un passage à Bercy marqué par le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, adopté au moyen de l’article 49.3 de la Constitution.

    29. Il est de notoriété publique que François Hollande et lui entretiennent de bonnes relations. On les dit même «complices» jusqu'à finir les phrases de l'autre avec des points communs comme l'addiction aux textos.

    30. C'est le 6 avril 2016, alors qu’il est encore ministre de l’Économie, qu'il lance son mouvement En marche!

    Pascal Rossignol / AFP / Getty Images

    31. Côté vie familiale, Emmanuel Macron n'a que 39 ans et est déjà grand-père de 7 petits-enfants.

    32. Ce sont les petits-enfants de sa femme Brigitte Macron, qu'il considère comme les siens et qui l'appellent «daddy».

    33. Une famille recomposée soudée, qui compte aussi le chien Figaro.

    34. Emmanuel Macron a rencontré sa femme Brigitte Macron, sur les bancs de l'école en 1993, alors qu'il n'avait que 16 ans.

    35. Elle était alors professeur de français et de latin dans son lycée.

    36. C'est lors d'un atelier de théâtre qu'elle animait qu'ils se sont rencontrés.

    37. Avec 24 ans d'écart, leur histoire d'amour n'a pas été immédiatement acceptée de tous, notamment des parents d'Emmanuel Macron.

    38. Ceux-ci pensaient d'ailleurs qu'Emmanuel Macron entretenait une relation avec la fille de Brigitte Macron, qui était dans sa classe, et non avec la professeure.

    39. Ils lui ont alors demandé lors d'une rencontre de ne plus voir leur fils, au moins jusqu'à sa majorité. Ce qu'elle n'a pas accepté.

    40. Il avait alors lancé «Quoi que vous fassiez, un jour je vous épou­se­rai!», ce qu'il a fait quasiment dix ans plus tard.

    41. De ce mariage, il porte deux alliances, un détail qui soulève souvent des questions. Il avait rétorqué: «C'est les deux avec la même femme!»

    42. Elle dira dans une interview que leur amour était plus fort que tout, ce qui l'a «conduite au divorce».

    43. Lui n'a de cesse d'évoquer leur relation dans les médias, pour faire taire notamment tous les détracteurs qui critiquent leur différence d'âge: «C'est subrepticement que les choses se sont faites et que je suis tombé amoureux. Par une complicité intellectuelle qui devint jour après jour une proximité sensible. Puis, sans qu'aucun ne lutte, une passion qui dure encore.»

    44. D'ailleurs, le seul avis sur sa relation qui l'importait était celui de «Manette», sa grand-mère (qui s'appelle en fait Germaine Noguès) dont il était très proche.

    45. Il l'évoque d'ailleurs souvent pour souligner son engagement à gauche, grâce à des valeurs que cette femme de milieu modeste lui aurait transmises.

    46. Jeune avec une mentalité «de vieux» selon des proches, il a toujours eu des relations proches et faciles avec des personnes plus âgées. Fan d'opéra, il dit d'ailleurs qu'il n'est pas «enfermé dans [son] âge.

    47. Il a reçu des soutiens de stars comme Line Renaud, François Berléand, Françoise Hardy, Fabrice Lucchini ou encore Johnny Hallyday qui gravitent tous dans son entourage plus ou moins proche.

    48. Il a des goûts culturels très prononcés pour certains auteurs comme Stendhal ou Camus côté livres et Johnny Hallyday (un proche) ou Charles Aznavour côté musique. Il ne consomme pas de séries, se méfiant «de l'effet addictif».

    49. En effet, ce perfectionniste a besoin de se concentrer un maximum, notamment pour ses discours dont il a du mal à être pleinement satisfait.

    50. Un exemple de ce perfectionnisme, il a récemment écrit 27 versions de son discours de dernier meeting à Lyon, qu'il a finalement décidé de changer à la tribune.

    51. Mais grâce à ses cours avec Jean-Philippe Lafont, un bariton d'opéra, il a réussi à gagner en maîtrise et à corriger certains défauts.

    Jennifer Padjemi est journaliste chez BuzzFeed France et travaile depuis Paris.

    Contact Jennifer Padjemi at jennifer.padjemi@buzzfeed.com.

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