back to top

10 comptes Instagram de reporters pour suivre la bataille de Mossoul

Des dizaines de reporters français et étrangers ont été dépêchés en Irak pour couvrir la bataille de Mossoul. Certains postent des clichés extrêmement forts sur Instagram.

Publié le

1.

instagram.com

A suivre parce que: il est embarqué avec les forces spéciales irakiennes.

Ayman Oghanna est un journaliste irako-britannique qui travaille pour le collectif «Frontline Freelance Register». Basé à Istanbul, il a couvert la Libye, l'Afghanistan, Gaza pour Libération, le New York Times ou TIME. Il suit des forces spéciales irakiennes qui lancent des assauts contre des villages tenus par l'EI à une dizaine de kilomètres du centre de Mossoul. Sur ce cliché, on voit un pilote des forces spéciales qui passe des munitions à l'un de ses artilleurs pendant une opération.

2.

instagram.com

A suivre parce que: ses clichés apocalyptiques montrent bien l'horreur de cette guerre.

Cengiz Yar est un photographe américain qui partage sa vie entre Chicago et l'Irak. Il travaille pour The Guardian, The Telegraph, Vice ou l'Unicef. Ces derniers jours il se trouvait à Qayyarah, à 70 km au sud de Mossoul, où «l'air, rempli des fumées de pétrole, est étouffant.» Il photographie des miliciens, de jeunes garçons et des familles de déplacés qui évoluent dans un décor d'un gris lunaire.

3. Alice Martins (Washington Post)

Instagram: @martinsalicea

A suivre parce que: ses clichés sont poignants, elle ne prend pas que les militaires en photo, elle montre le quotidien des civils à l'heure des combats.

Alice Martins est une photographe brésilienne freelance qui travaille régulièrement pour le Washington Post et parfois pour BuzzFeed News. Elle se trouvait dernièrement à «Qayyarah Airfield West», une base militaire dont l'armée irakienne a repris le contrôle à l'EI, à une cinquantaine de kilomètres de Mossoul. Sur Instagram, elle montre le quotidien des civils à l'heure des combats comme ces enfants qui attendent les obsèques d'un cousin de trois ans (photo ci-dessus) tué avec sa grand-mère alors qu'ils fuyaient les exactions de l'EI.

4. Ghazi Balkiz (CNN)

Instagram: @ghazi_balkiz

A suivre parce que: il est le plus proche de Mossoul, il photographie les combattantes peshmergas.

Ces derniers jours, Ghazi Balkiz était «embeddé» avec des combattantes peshmergas mobilisées dans la bataille pour Mossoul. Dans ces clichés, on retrouve beaucoup de militaires et des couchés de soleil. De tous les reporters mobilisés en Irak qui témoignent sur Instagram, Ghazi Balkiz est l'un de ceux qui s'est le plus approché de Mossoul. Son dernier cliché en date a été pris à Bazwaya, à quatre kilomètres à l'est du centre de la ville.

5. Stephen Kalin (Reuters)

Instagram: @sjkalin1

A suivre parce que: il fait aussi des photos insolites qui offrent un autre regard.

Le correspondant texte en Irak de Reuters couvre la bataille jour après jour. Sur son fil Instagram, il photographie des détails du quotidien, dans une localité du sud de Mossoul. Sous un cliché qui montre les chaussures de ville rutilantes d'un soldat en treillis, il écrit: «Ce sont souvent les petits détails sans importance qui distinguent les soldats qui font mine de combattre de ceux qui combattent vraiment.» Une autre photo montre un soldat qui semble faire un selfie.

6. Phil Caller (Vice)

Instagram: @phil_caller

A suivre parce que: il montre les bombes artisanales des jihadistes.

Sur Instagram ce journaliste basé à Londres montre des soldats irakiens qui ont mis la main sur des bombes artisanales (IED) fabriquées par des jihadistes, les dégâts dans une rue d'un village tout juste abandonné par les jihadistes ou un soldat de l'EI capturé sur le champs de bataille.

7. Samuel Forey (Le Figaro)

instagram.com

A suivre parce que: ses clichés racontent le cauchemar de Qayyarah.

Samuel Forey est un journaliste freelance texte et photo qui couvre l'Irak, notamment pour Le Figaro. Lui aussi se trouvait dernièrement à Al Qayyarah pour témoigner de ce qu'il appelle sur Instagram le «cauchemar des habitants» qui ont fui les combats et les violences de l'EI.

8. Rebecca Collard (freelance)

Instagram: @racollard

A suivre parce que: ses photos témoignent du quotidien des déplacés, elle raconte les difficultés des combattants peshmergas.

Rebecca Collard est une journaliste canadienne qui couvre le Moyen-Orient en texte, radio, télé pour des médias comme la BBC, Voice of America ou Rolling Stone. Ces derniers jours elle se trouvait à Makhmour, à une centaine de kilomètres au sud de Mossoul. Elle prend en photo les familles irakiennes de retour dans ce village après le départ des jihadistes. Sur Instagram, elle raconte aussi comment les peshmergas sont obligés de faire la quête pour financer leurs offensives.

9. Laurence Geai (Le Monde)

Instagram: @laurencegeai

A suivre parce que: elle est avec les peshmergas sur la ligne de front.

Laurence Geai est une jeune photographe freelance. Après la Centrafrique ou Gaza, elle couvre maintenant l'Irak notamment pour Le Monde. Avant de rentrer à Paris, elle se trouvait ces derniers jours aux alentours de Bashiqa, au nord-est de Mossoul. Dans ces clichés, on voit des peshmergas qui tentent de reprendre un village à l'EI et des civils déplacés qui fuient les combats.

10. Emile Ghessen (freelance)

Instagram: @emileghessen

A suivre parce que: il montre la vie après l'EI.

Emile Ghessen est un réalisateur de documentaires freelance. Il se trouvait ces derniers jours au nord-est de Mossoul, dans la région de Bashiqa. Dans les nombreux clichés qu'il diffuse sur Instagram, il montre bien comment la vie change dans un village qui vient d'être libéré de la présence des jihadistes. Les hommes qui se rasent la barbe, les petites filles qui s'habillent en robe et portent des bijoux, les familles qui se retrouvent après des années de séparation...

Mise à jour

Dans une première version, nous avions terminé cette liste avec Bernard-Henri Lévy pour toutes les photos Instagram dans lesquelles il se met en scène à la guerre (dans un ancien tunnel de Daesch, dans un blindé...). C'était anecdotique mais cela témoignait aussi, écrivions nous, de la surmédiatisation de ce conflit par rapport à d'autres (Sud Soudan, Yémen). Depuis, il est apparu qu'une des photos de son compte n'était pas de lui mais d'un photoreporter de l'AFP, Bülent Kiliç, ce qu'il ne mentionnait pas. BHL a rapidement changé la légende de ce cliché pour le créditer mais, vu le doute qui plane sur ses autres photos, nous préférons le retirer de notre liste.

Stéphane Jourdain est en charge de BuzzFeed News en France et travaille depuis Paris

Contact StephaneJourdain at Stephane.Jourdain@buzzfeed.com.

Got a confidential tip? Submit it here.