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Ces six femmes discutent du fait de ne pas s'épiler

«J'ai arrêté de me raser les poils par fainéantise, mais j'ai vite réalisé que je me trouvais plus sexy et sûre de moi avec des poils sous les aisselles.»

Publié le

1. Mariah

Jon Premosch / BuzzFeed

«À la base, j'ai arrêté de me raser les poils par fainéantise, mais j'ai vite réalisé que je me trouvais plus sexy et sûre de moi avec des poils sous les aisselles. Je ne ressens pas forcément la même chose à propos de mes jambes, mais s'épiler c'est quand même beaucoup de travail, et j'ai autre chose à faire. Je préférerais passer une heure de plus au lit, ou faire des choses qui me plaisent, plutôt que de me raser.

Dans certaines situations, par exemple dans le métro quand je me tiens à une barre au-dessus de quelqu'un d'assis, j'évite de croiser son regard. Si mes poils le dégoûtent, je n'ai pas envie de le savoir. Mais la plupart du temps, quand les gens en parlent, c'est de façon positive. Je pensais honnêtement que ça aurait plus d'impact que ça sur ma vie.»

2. Ashley

Jon Premosch / BuzzFeed

«À l'âge de 13 ans, je suis allée à la soirée piscine de la fille la plus populaire de l'école. En voyant les poils de mon maillot et de mes jambes, les autres filles m'ont dit que le garçon qui me plaisait ne m'aimerait pas à cause de ça. J'étais super embarrassée et je suis allée en parler à ma mère qui m'a dit que j'étais un être humain et que j'étais belle, et que si un garçon me rejetait à cause de ça, il valait mieux l'oublier.

Si je rencontre un garçon qui me demande pourquoi je ne me rase pas les jambes, je lui dis: "Tu peux te raser les jambes si tu veux, mais moi je ne vais pas le faire." Je voudrais dire à toutes les filles qu'elles ne devraient pas se sentir forcées de s'adapter aux normes superficielles imposées par la société. Nous avons des poils parce que nous sommes des mammifères! Il faut faire ce qui vous met à l'aise, tout simplement.»

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3. Meghan

Jon Premosch / BuzzFeed

«Je n'ai pas décidé de ne pas me raser pour de grandes raisons politiques, je n'avais tout simplement pas envie de le faire. Je pense que le féminisme de la deuxième vague a ouvert les portes du "ça va si on ne se rase pas" pour les personnes comme moi, mais pas pour les femmes de couleur ou les personnes trans ou androgynes. Je suis une femme à la peau blanche, hétéro, pas trans, je vais dans un lycée général. Ma façon de vivre est validée et acceptée telle qu'elle est.

Ça n'a pas mis d'obstacles aux relations amoureuses. Il y a juste parfois un petit moment "Ooooooooh", mais s'il ne veut pas m'embrasser à cause de mes poils sous les bras, alors quoi? Il y a vraiment des raisons plus importantes pour ne pas sortir avec quelqu'un.

De toute façon, il y a plein d'autres manières d'être féministe que de ne pas se raser les aisselles. Rasez-vous ou pas. C'est juste un choix.»

4. Nicole

Jon Premosch / BuzzFeed

«Quand j'étais plus jeune, ma mère me disait toujours de ne pas me raser les poils, que ça n'en valait pas la peine. Elle n'a quasiment pas de poils, donc ce n'est pas un problème pour elle. Et quand mes poils ont commencé à pousser, elle me disait: "Ce n'est pas grave. C'est bien."

Mais les filles de mon âge ne pensaient pas la même chose. Mes cousines me demandaient pourquoi je ne me les rasais pas complètement vu que j'en avais très peu. Dans les vestiaires, au collège, les autres trouvaient ça moche et me posaient la même question. Mais comme je me sens bien avec, j'ai décidé de les garder.»

5. Sarah

Jon Premosch / BuzzFeed

«Je suis musicienne. Et en général, nous sommes censées nous vendre comme des produits pour incarner un stéréotype identifiable, afin que le public puisse avoir des affinités et se sentir à l'aise avec nous et avec ce que nous représentons. Et puis en tant que femme musicienne, on se sent encore plus sous le feu des projecteurs, et vulnérables par rapport à l'opinion des autres.

Ne pas se raser est toujours vu comme un acte politique, et pour les musiciens, cela va être considéré comme une partie du "personnage". La façon dont les gens attachent tant d'importance à une si petite partie de vous-même est vraiment bizarre.»

6. Sara

Jon Premosch / BuzzFeed

«J'ai arrêté de me raser les poils l'été dernier seulement, alors que je le faisais depuis l'âge de 9 ou 10 ans. En ce qui me concerne, cette décision est due au fait que le rasage prend beaucoup de temps et aussi à une vision positive et assumée de mon corps. Mais je sais que c'est difficile de voir clairement les choses quand on traverse la puberté et qu'on a l'impression d'être la créature la plus mal dans sa peau qui soit.

Mes poils font partie de ce que je suis, et ils me donnent l'impression d'être forte, belle et puissante. Je peux avoir des aisselles et des jambes poilues, tout en faisant les choses du mieux que je peux, et en étant la meilleure version de moi-même, et aussi en étant glamour, maquillée et habillée pour sortir si je veux. Le rasage est devenu obligatoire pour les femmes parce que les entreprises voulaient vendre des rasoirs à plus de gens. C'est ridicule de s'agripper à des insécurités qui n'ont par ailleurs aucun rapport avec notre réussite ou notre vie.

J'ai parfois eu des réactions négatives, des coups d'œil bizarres ou des regards de côté quand on voit des poils dépasser de mon t-shirt ou d'ailleurs. Je me dis dans ma tête: "Va te faire foutre. Tu peux penser ce que tu veux, ça ne changera rien à ce que je vais faire."»

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