go to content

Les tweets de ce jeune gay sur le VIH ont été partagés plus de 1000 fois

«Avec le recul, évidemment que j'ai été naïf de ne pas me protéger. C'était même débile, j'ai été con, et je m'en veux encore.»

posté le

Victor est un étudiant français de 20 ans, actuellement en échange universitaire à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Le 15 septembre, il a posté une série de tweets pour raconter «à quel point la capote c'est fondamental».

Ils ont commencé à se fréquenter et, après peu de temps, à avoir des rapports non protégés car, selon Victor, «tous les voyants sont au vert». Victor vient de faire un test, et Tom lui dit qu'il vient de se faire tester et n'a pas d'IST.

Victor raconte que Tom a un «passé d'hétéro», «une petite fille»... Des facteurs, croit-il, «limitant le risque». Ce n'est évidemment pas le cas.

Puis leur relation s'arrête. Mais, il y a trois jours, une clinique contacte Victor. Il découvre que Tom vient d'apprendre qu'il est séropositif et que sa contamination date d'avant le début de leur relation. Victor doit donc se faire dépister.

... même s'il est aujourd'hui tout à fait possible de vivre avec le VIH.

Victor explique à BuzzFeed News qu'il a écrit ce thread pour «empêcher d'autres de faire la même erreur que moi, de vivre ce que j'ai vécu».

«Si moi je me suis retrouvé dans cette situation, ça arrivera à d'autres, décrit-il. Si je peux leur éviter de faire le mauvais choix, alors mon expérience n'aura pas été vaine!

Avec le recul, évidemment que j'ai été naïf de ne pas me protéger. C'était même débile, j'ai été con, et je m'en veux encore. Comme je le dis dans mon thread, je suis aussi responsable de ce qu'il s'est passé.»

Il ajoute qu'il voulait aussi «rappeler que le VIH est un combat qui n'est pas terminé, on n'en a pas fini avec et ce n'est pas une maladie anodine».

«Être informé, c'est la clé. Au fond, quand on lit mon histoire, c'est ça le problème. Plus on informera les gens sur les risques et la prévention, plus on pourra limiter le nombre de comportements à risques.»

Rappelons qu'on ne peut pas connaître toute l'histoire sexuelle de nos partenaires et qu'avoir des rapports sans protection expose à un risque. La prévention de la transmission du VIH relève de la responsabilité des deux partenaires.

Sur son site, le Kiosque Infos Sida rappelle que «le meilleur moyen de vous protéger du VIH et des autres IST est d'utiliser un préservatif avec un gel à base d'eau pour la pénétration; un préservatif pour la fellation; une digue dentaire (carré de latex) pour un cunnilingus et un anulingus; des gants pour certaines pratiques; et de désinfecter et utiliser un préservatif en cas de partage d'objets (godemiché, vibromasseur…).»

En cas de prise de risque sans connaissance du statut sérologique, il existe un traitement d'urgence.

Les personnes séropositives qui connaissent leur statut et se soignent ont une charge virale indétectable, et ne sont donc pas contaminantes, contrairement à une personne séropositive qui ne connaîtrait pas son statut.

Si vous prenez des risques, il faut un suivi rapproché avec dépistage régulier de toutes les IST, y compris du VIH.

Pour plus d'informations sur le VIH, le sida et le dépistage, vous pouvez consulter les brochures du Kiosque Infos Sida, le site VIH.org, Seronet.info, celui de Aides et trouver tous les endroits où faire un dépistage sur le site sida-info-service.org.

À Paris, vous pouvez notamment vous faire dépister gratuitement au Checkpoint, au 190 et au Spot, trois structures qui ciblent plus particulièrement les personnes LGBT.

Marie Kirschen est journaliste chez BuzzFeed News, France, et travaille depuis Paris.

Contact Marie Kirschen at marie.kirschen@buzzfeed.com.

Got a confidential tip? Submit it here.