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Le résumé pas chiant du deuxième débat de la primaire de la droite

Des passes d'armes, des lapsus et des punchlines...

initialement publié sur
Mis à jour le

Le débat était diffusé sur BFM et iTELE. Il était présenté par Ruth Elkrief (BFMTV), Laurence Ferrari (iTELE), Apolline de Malherbe (BFMTV) et Michaël Darmon (iTELE).

Trois femmes journalistes sur un débat politique, c'est assez rare pour être noté.

Ca fait tellement plaisir de voir trois femmes journalistes mener les débats ce soir #LaPrimaireLeDebat 💪

On vous rappelle les participants:

Nicolas Sarkozy: L'ex-chef de l’État peine à rattraper son retard sur Alain Juppé et a publié un statut Facebook cette semaine pour marquer ses différences avec le maire de Bordeaux.

Alain Juppé: C'est le candidat le plus âgé et le favori des sondages, il vient de sortir une affiche de campagne ultra-vintage et il joue profil bas pour ne pas prendre de risque.

Bruno Le Maire: L'homme «du renouveau» et du costard sans cravate peine à se renouveler et baisse méchamment dans les sondages.

Nathalie Kosciusko-Morizet: Seule femme parmi les sept candidats, l'ancienne ministre de l'Écologie de Sarkozy souhaite une grande alliance avec le centre.

Jean-Frédéric Poisson: L’ovni de la primaire, président du Parti chrétien-démocrate et pro Manif pour tous fait les yeux doux au FN et a dû s'excuser ces derniers jours après avoir parlé de «lobby sioniste».

Jean François Copé: L'homme du pain au chocolat «à 15 centimes» et de la droite décomplexée a du mal à décoller dans les sondages.

François Fillon: L'ex-Premier ministre, soutenu par Sens Commun, le mouvement issu de La Manif pour tous, est un peu trop sage et pas franchement rock’n roll mais il plaît de plus en plus à l'électorat de droite.

La première partie portait sur des questions d'actualité. Le premier sujet abordé? Les migrants.

Jean-François Copé en a profité pour faire une allusion à Calais et au traité signé en 2003 avec le Royaume-Uni. Un traité signé, bien sûr, par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.

En fait, les candidats ont commencé à se clasher assez rapidement.

Il aura fallu environ 28 secondes à Copé avant de s'en prendre à Sarkozy, cette fois à propos de l’intervention en… https://t.co/GCJZseODVm

Et puis il y a eu ce tacle sévère de Bruno Lemaire en direction de Nicolas Sarkozy, qui lui a rappelé sa promesse de ne pas se présenter s'il était battu en 2012. Nicolas Sarkozy lui a répondu avec deux punchlines:

Ça a réveillé les gens.

N. Sarkozy à BLM "commence par essayer d'être élu !" *mise de Bruno Le Maire en PLS* #LaPrimaireLeDebat

Ils voulaient de la baston.

Sarkozy il est en roue libre. LeMaire qui tacle a tout va. Ça va enfin se foutre bien sur la gueule ! #LaPrimaireLeDebat

Ils sont excités comme des puces, non? #LaPrimaireLeDebat

Les candidats ont multiplié les punchlines tout au long du débat.

Meilleur punchline so far, Copé : "Attends la fin de l'histoire, tu vas voir que l'arrosage va dans l'autre sens" #LaPrimaireLeDebat

Et la passe d'armes la plus violente a opposé NKM et Nicolas Sarkozy.

Ce soir, la définition de la répartie vous est offerte par @nk_m. #LaPrimaireLeDébat

D'ailleurs, certains ont trouvé que NKM était particulièrement ~en forme~.

Mon analyse: NKM est bourrée au Spritz #PrimaireLeDebat

.@nk_m depuis le début du #LaPrimaireLeDebat

Quand tu rigoles mais qu'on sent bien qu'au fond, tu es un peu tendu(e) #LaPrimaireLeDebat

Puis, comme Juppé s'y était déjà engagé, Nicolas Sarkozy a annoncé que, s’il était élu en 2017, il ne se représenterait pas en 2022. C'était la première fois qu'il s'y engageait.

Élu, #Sarkozy ne se représentera pas en 2022. C'est le même genre de promesse que "battu, j'arrête la politique ou… https://t.co/JDmWPsxQXg

Mais visiblement personne ne l'a cru.

Non mais en vrai, quelqu'un, quelque part en France croit Sarkozy quand il dit qu'il ne se représentera pas en 2022 ?? #PrimaireLeDebat

Moi quand #Sarkozy affirme qu'il ne représenterait pas en 2022… #LaPrimaireLeDebat

Après une pause, les candidats ont échangé sur la question de la sécurité.

Nicolas Sarkozy a indiqué qu'«aujourd’hui pour [qu'un policier puisse] faire usage de son arme, il faut qu’un délinquant tire sur un policier».

Sauf que c'est faux.

Nicolas Sarkozy se trompe : pas besoin qu'on tire sur un policier pour qu'il puisse faire feu... #PrimaireLeDebat https://t.co/xnVxI7b5yH

Les candidats se sont écharpés sur le nombre de postes de policiers qu'il fallait créer et Jean-François Copé en a profité pour dire tout le bien qu'il pensait de son bilan à Meaux.

Mdr Copé qui fait comme si il avait été maire de Ciudad Juarez alors qu'il est maire de Meaux

Dans la troisième partie de l'émission, les candidats sont passés au cas Bayrou qui a monopolisé les débats ces derniers jours. Et ça a duré looooongtemps.

Demain Bayrou il va aller au taf avec un tshirt "qu'on parle de moi en bien ou en mal l'important c'est qu'on parle de moi" #PrimaireLeDebat

Et tandis que revoilà un clash.

Piqué par Le Maire, Sarkozy lui rappelle qu'il a voulu devenir son premier ministre #LaPrimaireLeDebat (et je tweet… https://t.co/rdh5q4Wddz

«Je trouve aberrant que Bayrou ait réussi à devenir le centre de nos conversations», s'est désolé Jean-François Copé, qui s'est débrouillé tout seul pour faire une blague sur ses pains au chocolat à 15 centimes.

Jean-Frédéric Poisson a affirmé qu'il ne voterait pas FN face à la gauche et n'envisageait pas une alliance électorale avec ce parti. Et a été attaqué par NKM sur sa trop grande proximité avec le parti de Marine Le Pen.

Les autres candidats ont aussi donné leur position en cas de duel FN-PS:

Nathalie Kosciusko-Morizet voterait PS: «Oui, moi, je souhaite qu'on applique le front républicain dans les circonscriptions concernées.»

Alain Juppé botte en touche: «Rassembler, c’est la meilleure façon d’éviter ce qui est un choix impossible.» Il ne votera pas Hollande car, selon lui, il ne sera pas au second tour.

François Fillon, c'est le ni-ni: «Je ne voterai jamais pour le FN qui mènerait notre pays à la catastrophe.» Mais pas non plus pour Hollande.

Nicolas Sarkozy, c'est compliqué, mais là il ne voterait pas Le Pen: «J’ai toujours été opposé au front républicain. (...) Je ne veux ni les socialistes ni le FN. S'agissant de la question de la présidentielle, je n'accepterai jamais que Marine Le Pen s'installe dans le fauteuil du président de la République. Nous ne sommes pas dans une cantonale ou une régionale.»

Bruno Le Maire, s'est débrouillé pour ne pas répondre: il a tout simplement refusé «d’envisager vos scénarios politiciens…»

On se retrouve pour le troisième débat –et dernier avant le premier tour– le 17 novembre!

Marie Kirschen est journaliste chez BuzzFeed News, France, et travaille depuis Paris.

Contact Marie Kirschen at marie.kirschen@buzzfeed.com.

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