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Ces marques et stars qui ne savent pas trop présenter leurs excuses

Les excuses-qui-n'en-sont-pas sont un fléau à éradiquer.

Publié le

Régulièrement, des marques ou des célébrités sont prises à partie sur les réseaux sociaux après des remarques sexistes, racistes, ou plus généralement offensantes.

Quand @playmobil prépare à "l'épreuve du maillot de bain" https://t.co/GFaHaVqhOc via @johannaluyssen

Et elles ne savent pas toujours bien présenter leurs excuses... Voici un petit passage en revue de quelques mauvais exemples.

Le 6 avril, Playmobil a posté sur son compte Facebook un visuel évoquant «l'épreuve du maillot de bain dans quelques semaines». Étrange pour des jouets s'adressant à des enfants...

facebook.com
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L'entreprise ne dit pas regretter son post, mais seulement la façon dont il a été «interprété». Et semble ainsi mettre la faute sur ceux qui ont «pu y voir un propos sexiste» alors que ce «serait en effet inapproprié de la part d'une marque de jouets». 😱

Elle a présenté ses excuses ainsi: «Je suis désolée que certains aient vu dans l'accent approximatif que j'ai utilisé pour évoquer Christiane Taubira un acte raciste. (...) Je prends acte du climat électrique qu'il y a en France en ce moment.»

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«Si»? Curieuse supposition alors que, vu les nombreuses réactions, il semble tout à fait clair qu'elle a offensé de nombreuses personnes.

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L'interprète de Like a virgin concède qu'«on ne peut pas défendre l'utilisation de ce mot» mais se contredit tout de suite en disant que c'est une «question d'intention». Mais qu'est-ce qui compte: son intention ou l'impact sur les gens?

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Autre exemple: en octobre 2015, l'AccorHotels Arena a lancé une campagne dans le métro parisien qui présentait la salle de Bercy comme «le seul lieu où les femmes sont à vos pieds».

Dites @AccorH_Arena vous avez besoin de faire de la pub sexiste pour remplir Bercy ?

Le groupe a ensuite dit «regretter» non pas sa publicité, mais «que cette campagne ait pu choquer».

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Le mois dernier, après le tournoi d’Indian Wells, Novak Djokovic a expliqué que, selon lui, les joueuses de tennis devraient gagner moins que leurs homologues masculins.

rtl.fr

Il a indiqué: «Les statistiques montrent qu'il y a plus de spectateurs pour les matchs de tennis masculins. Je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles nous devrions gagner plus.»

Il a ensuite tenté maladroitement de clarifier ses propos sur Facebook («il ne s'agissait pas de relancer une guerre des sexes») et a ajouté: «Je présente mes excuses à tous ceux qui ont mal compris.»

En septembre 2013, la youtubeuse Franchesca Ramsey avait réalisé une vidéo dans laquelle elle taclait ceux qui ne savent pas s'excuser après des propos racistes, sexistes, homophobes, transphobes...

Voir cette vidéo sur YouTube

youtube.com
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«Généralement, la réaction naturelle est de se défendre: "tu es tellement sensible", "c'était juste une blague", "mon meilleur ami est noir", "ma sœur est lesbienne"(...) parce que personne ne veut être le bad guy», raconte-t-elle.

Mais selon cette comédienne, «ce que vous avez vraiment besoin de faire c'est d'écouter la personne car c'est le moment où elle va vous expliquer ce que vous avez mal fait et ce que vous pouvez faire pour changer.»

Quant à l'excuse «je suis désolé-e que vous ayez été offensé-e» c'est la pire selon elle. Car «au lieu de prendre la responsabilité pour vos actions, vous mettez la faute sur l'autre en disant que c'est sa faute s'il est offensé».

«Bien sûr que vous ne vouliez pas offenser quelqu'un. (...) Ce qui compte ce n'est pas ce que vous vouliez dire. Ce qui compte c'est la conséquence de ce que vous avez dit ou fait. (...) Si je marche sur le pied de quelqu'un et casse son doigt de pied, je n'avais pas l'intention de lui casser le doigt de pied, mais il est tout de même cassé et cela fait mal.»

Marie Kirschen est journaliste chez BuzzFeed News, France, et travaille depuis Paris.

Contact Marie Kirschen at marie.kirschen@buzzfeed.com.

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