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17 choses sur le sida que personne ne devrait oublier

Le VIH peut se transmettre lors d'une fellation.

Publié le

Faisons le point sur ce qu'il faut absolument savoir sur le VIH et le sida.

1.

Attention à ne pas confondre ces deux termes. Le VIH, c'est le «virus de l’immunodéficience humaine». Ce virus peut causer la maladie appelée «sida», pour «syndrome d’immunodéficience acquise».

Le VIH atteint le système immunitaire, soit nos défenses naturelles contre les maladies. En l’absence de traitement pour ralentir l’évolution de l’infection, le sida se déclare dans les années suivant l'infection.

2. Par conséquent:

Être «séropositif», cela veut dire être «séropositive pour le VIH», c'est-à-dire être porteur du virus VIH. Les personnes séropositives ne sont pas automatiquement malades du sida. Par contre, elles sont susceptibles de transmettre leur virus. Vous trouverez ici un récapitulatif des différents stades de la maladie.

3.

Le liquide pré-séminal, c'est le liquide qui apparaît sur le gland au début de l’érection. Les muqueuses réceptives, c'est-à-dire où le contact est risqué, sont le vagin, la vulve (les petites et grandes lèvres), le gland, l’anus, la bouche, les yeux.

4. Et donc:

Le VIH ne se transmet pas non plus en partageant des objets comme des couverts, ni via l’eau des piscines ou des piqûres de moustiques, ou encore le siège des toilettes.

6. Donc:

Vous pouvez utiliser le préservatif, pour les pénétrations, avec un gel à base d’eau, qui facilite la lubrification et évite que le préservatif ne se déchire. Il est également important de protéger ses sextoys avec un préservatif s'ils sont utilisés par différents partenaires.

La digue dentaire permet de se protéger lors d'un cunnilingus ou d'un anulingus.

Les gants en latex permettent de se protéger pour différentes pratiques et notamment les fists.

Pour les usagers de drogue, utilisez un matériel stérile ou à usage unique.

Si vous envisagez une grossesse, faite un dépistage. Il existe un risque de transmissions du VIH de la mère à l'enfant, mais des traitements permettent de diminuer très efficacement le risque de transmission du virus (le risque de transmission au moment de la naissance est inférieur à 1% en France). Vivre avec le VIH ne veut pas dire renoncer à avoir des enfants de manière naturelle.

8.

La fellation sans préservatif peut transmettre plusieurs infections sexuellement transmissibles. Il y a également un risque de transmission du VIH pour la personne faisant la fellation, notamment si la personne à qui l'ont fait une fellation est en «primo-infection» c'est-à-dire qu'elle vient d'être infectée (et ne le sait peut être pas encore).

Utilisez donc des préservatifs pour les fellations. Si vous ne le faites pas, évitez de recevoir du sperme dans la bouche, et ne vous lavez pas les dents avant ou après une fellation (pour éviter tout risque de petites plaies dans la bouche).

10.

On appelle aussi ce traitement post-exposition «traitement prophylactique». Il s'agit d'une trithérapie d’un mois. Elle a pour but d'«empêcher la réplication du VIH avant qu’il n’envahisse l’organisme», comme l'explique Aides sur son site.

Ce traitement est d’autant plus efficace qu'il est commencé tôt: dans les 4 heures suivant l'exposition au risque, si possible. Sinon de préférence avant 24 heures et au maximum dans les 48 heures. Vous pouvez vous rendre aux urgences pour recevoir ce traitement.

Il n'est pas anodin et a de nombreux effets indésirables (diarrhées, nausées, fatigue, vertiges, maux de tête), mais il est très utile en cas de risque très récent.

11. Par ailleurs:

Vous trouverez ici les adresses de tous les endroits où vous pouvez vous faire dépister de manière anonyme et gratuite.

Si vous n'utilisez plus le préservatif, faites-vous régulièrement dépister. Un dépistage du VIH peut aussi être l'occasion de se tester pour les autres IST, qui se transmettent facilement et sont parfois asymptomatiques.

Il est possible de se faire dépister, en laboratoire, mais aussi avec des test rapides. Vous trouverez tous les renseignements ici.

12.

Avec un traitement qui marche, une personne peut vivre des décennies en bonne santé. Une personne séropositive en bonne santé grâce à son traitement à la même espérance de vie que les autres. Cependant, les traitements peuvent avoir des effets indésirables sur le long terme et nécessitent un suivi régulier et global.

13.

Contrairement à une personne séropositive qui ne connaîtrait pas son statut, si une personne séropositive connaît son statut et se soigne bien, sa charge virale devient indétectable. Elle ne transmettra donc pas le VIH.

C'est le message que voulait faire passer Aides avec sa dernière campagne qui a été censurée sur Facebook suite à des signalements. «En France 86% des personnes séropositives dépistées et traitées sont en charge virale indétectable. Elles sont donc en bonne santé et ne transmettent plus», détaille Aides sur son site.

Il faut que la personne séropositive ait une charge virale indétectable de façon continue depuis au moins six mois et par ailleurs qu'elle ne soit pas porteuse d'une autre IST (car la survenue d’une IST peut augmenter la charge virale du VIH). Elle doit prendre son traitement antirétroviral de manière scrupuleuse et avoir un suivi régulier auprès d’un médecin.

14.

Aujourd'hui, la peur de la contamination, mais aussi la stigmatisation et les clichés sur le VIH, provoquent encore des réactions de rejet envers les personnes vivant avec le VIH ou le sida.

Voici plusieurs conseils pour mettre fin à la sérophobie. Comme le fait de ne pas pointer du doigt quelqu'un que vous savez séropositif, ou encore d'utiliser l'expression «être clean» pour dire que l'on est séronégatif: les personnes séropositives ne sont pas «sales». Plutôt que de faire circuler des idées reçues, renseignez-vous.

15.

Contrairement à ce que pensent certains, le VIH ne concerne pas que les gays ou les personnes utilisatrices de drogue. Même si certaines populations sont plus exposées, il est important de rappeler que n'importe qui peut être contaminé par ce virus.

16.

Dans le milieu de la lutte contre le sida, on parle de «HSH» pour des hommes ayant des rapport sexuels avec des hommes. En effet, ces derniers ne s’identifient pas forcément en tant que «gays», ils peuvent aussi être «bi» ou se définir en tant qu’«hétéro» même s’ils ont également des rapports avec des hommes, et ne fréquentent pas les lieux ou les sites gays.

Les HSH sont les plus touchés par le VIH et les autres IST en France. «Sur 10 personnes qui découvrent leur séropositivité chaque année, 4 à 5 sont des HSH», explique le site Sexosafe, qui s'adresse plus particulièrement à eux. Les HSH sont 200 fois plus exposés au VIH, c'est-à-dire qu'ils ont 200 fois plus de risque de rencontrer un partenaire séropositif, et 43% des nouvelles contaminations concernent des HSH. D'où l'importance d'avoir des campagnes de prévention qui les ciblent plus particulièrement.

À Paris, vous pouvez notamment vous faire dépister gratuitement au Checkpoint, au 190 et au Spot, trois structures qui ciblent plus particulièrement les personnes LGBT.

17.

La PrEP est un moyen de prévention «adapté aux personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels et souhaitent une double protection contre le VIH (préservatifs + PrEP). Elle est également conseillée aux personnes qui ont du mal à utiliser systématiquement des préservatifs», indique le site Sexosafe.

Il s'agit de prendre un médicament afin de réduire voire d’empêcher le risque de contracter le virus. Vous trouverez plus de renseignements sur la PrEP ici, ici ou encore ici.

Pour plus d’informations sur le VIH, le sida et le dépistage, vous pouvez consulter le site et les brochures du Kiosque Infos Sida, le site d'Aides, celui de Sida Info Service, le site VIH.org, ou Seronet.info.

Marie Kirschen est journaliste chez BuzzFeed News, France, et travaille depuis Paris.

Contact Marie Kirschen at marie.kirschen@buzzfeed.com.

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