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9 des histoires les plus terriblement effrayantes du globe

Ces histoires ont été collectées dans le monde entier, mais elles ont toutes une chose en commun: elles vont vous donner envie de dormir en laissant la lumière allumée.

Publié le

Pour fêter Halloween cette année, les rédacteurs de Buzzfeed du monde entier se sont rassemblés pour vous présenter neuf des histoires les plus effrayantes de leur pays.

Certaines sont des légendes urbaines, d'autres font partie du folklore, d'autres encore ne sont qu'un triste rappel de la cruauté humaine… Mais elles vous feront toutes frissonner pendant toute la nuit.

Curieusement, beaucoup de ses histoires possèdent leur propre version dans chaque pays. C'est le cas du conte américain «Bloody Mary», que l'on appelle «Loira do Banheiro» (pour «La femme blonde de la salle de bain») au Brésil.

Nous avons essayé de rassembler une belle sélection, mais cette liste aurait pu être bien plus longue ! Si vous connaissez une bonne histoire de fantôme provenant de votre propre région, n'hésitez pas à nous la raconter en commentaire.

Au Brésil, O Corpo Seco (ou «Le corps desséché»)

New Line Cinema / Via jornaldoguacu.com.br

Aperçue, selon la rumeur, dans plusieurs villes du Sud-Est du Brésil, cette créature a été décrite comme ayant un «corps ratatiné avec un visage hideux, plein de pustules».

Il y a quelques années, le Corpo Seco (qui se traduit à peu près par «corps desséché») a été vu en haut d'un mur dans un cimetière de Mogi Guaçu, dans l'état de São Paulo. «J'ai toujours cru que ce n'était qu'une vieille histoire liée aux cimetières, mais non, je l'ai vu de mes propres yeux, le Corpo Seco existe, et je ne veux plus m'approcher d'un cimetière», a raconté la retraitée Mario Aparecida Soares Blanco à son journal local.

Il existe de nombreuses versions différentes de l'origine du Corpo Seco (également connu sous le nom de «Unhudo» ou Grands-Ongles), mais toutes s'accordent sur le fait que la créature était autrefois humaine. C'était un homme très cruel quand il était vivant, et certaines histoires racontent qu'il battait même sa propre mère. À sa mort, la terre rejeta son corps inhumé. Son cadavre ne cessait de revenir à la surface. Après qu'on lui ait refusé son repos éternel, il se transforma en Corpo Seco.

On pense que le Corpo Seco a le pouvoir d'assécher et de tuer les arbres, mais également de sucer le sang des humains sur les routes désertes à la tombée de la nuit.

Au Japon, Mary-san no Denwa (ou «L'appel de Marie»)

Rebekkah_ann / Getty Images

Cette célèbre légende urbaine japonaise parle d'une poupée en porcelaine qui, après avoir été abandonnée par sa propriétaire, a décidé de la tuer. Au fur et à mesure qu'elle se rapproche de sa victime, à chaque pas qu'elle fait, la poupée appelle la jeune fille pour la saluer.

Ce début d'histoire peut ressembler à une blague, mais celle-ci prend une tournure de plus en plus sombre :

Une famille déménage, et leur fille jette une poupée en porcelaine qu'elle avait appelée Marie. Cette nuit-là, la jeune fille reçoit un appel.

«Bonjour, c'est Marie. Je suis à la décharge maintenant.»

La fille raccroche, mais le téléphone sonne à nouveau. «Bonjour, c'est Marie. Je suis à l'épicerie du coin maintenant.»

Le téléphone sonne une troisième fois, et une voix dit : «Bonjour, c'est Marie. Je suis juste devant ta maison maintenant.»

La jeune fille trouve le courage d'ouvrir la porte d'entrée, mais ne voit personne. Cela doit être une blague se met-elle à penser, mais le téléphone sonne à nouveau.

«Bonjour, c'est Marie. Je suis juste derrière toi.»

Une famille déménage, et leur fille jette une poupée en porcelaine qu'elle avait appelée Marie. Cette nuit-là, la jeune fille reçoit un appel.

«Bonjour, c'est Marie. Je suis à la décharge maintenant.»

La fille raccroche, mais le téléphone sonne à nouveau. «Bonjour, c'est Marie. Je suis à l'épicerie du coin maintenant.»

Le téléphone sonne une troisième fois, et une voix dit : «Bonjour, c'est Marie. Je suis juste devant ta maison maintenant.»

La jeune fille trouve le courage d'ouvrir la porte d'entrée, mais ne voit personne. Cela doit être une blague se met-elle à penser, mais le téléphone sonne à nouveau.

«Bonjour, c'est Marie. Je suis juste derrière toi.»

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Aux États-Unis, Bloody Mary (ou «Marie la sanglante»)

Razoomgames / Getty Images

Cette légende urbaine raconte l'histoire d'une jeune fille nommée Mary Worth. Elle était très belle et passait des heures à s'admirer devant le miroir de sa salle de bain.

Mais un jour, elle fut la victime d'un terrible accident, et son visage fut tellement défiguré que personne ne pouvait supporter la regarder. Une nuit, après avoir décidé qu'elle devait voir par elle-même les dégâts qu'elle avait subis, elle se faufila dans sa salle de bain, se regarda dans le miroir et s'écroula en criant et en pleurant. Elle souhaitait tellement retrouver son ancien visage qu'elle traversa le miroir, afin de partir à sa recherche. Plus personne ne l'a jamais revue après cela.

Aujourd'hui, elle hante les miroirs, et les jeunes filles peuvent (si elles l'osent) l'invoquer. Pour cela, elles devront éteindre les lumières de la salle de bain, tourner trois fois sur elles-mêmes, réciter «Bloody Mary, Bloody Mary, Bloody Mary» et fixer le miroir, où apparaîtra la Mary Worth horriblement défiguré.

Aux États-Unis, le Cecil Hotel

FX / Via digitalspyuk.cdnds.net

Le Cecil Hotel a ouvert ses portes en 1924 à Los Angeles. Le site est devenu célèbre en raison des crimes et des événements tragiques qui s'y sont déroulés. Ce fut la résidence d'au moins deux tueurs en série, et l'endroit a accueilli beaucoup de clients qui s'y sont suicidés en se jetant par leur fenêtre.

En 2013, une touriste nommée Elisa Lam fut découverte noyée dans un réservoir d'eau sur le toit de l'hôtel. Le décès fut déclaré accidentel, mais des images de la caméra de sécurité d'un ascenseur montrent Lam en train d'agir de manière erratique, comme si elle tentait de se cacher.

Au fil des années, les gens ont continué à rapporter des événements étranges ayant eu lieu dans l'hôtel. De quoi inspirer la série télévisée American Horror Story. Parmi ces événements, on peut citer des personnes ayant vu un petit garçon apparaître du côté extérieur des fenêtres au quatrième étage, ou un client ayant déclaré avoir ressenti une sensation d'étranglement alors qu'il essayait de dormir.

En Russie, Antsybal

Nastco / Getty Images / Via zidanio.livejournal.com

Dans les parties orientales de la Russie (au-delà des montagnes de l'Oural et dans les parties éloignées de la Sibérie), un mythe raconte l'histoire d'une créature nommée Antsybal (ou Achibal), un esprit démoniaque qui vit dans les marais.

Personne ne peut dire à quoi il ressemble, car tous ceux qui le rencontrent ne survivent pas à cette expérience. On le dit grand, couvert d'eau de marais, doté de jambes et de bras recouverts de plantes et de bois.

À cause d'Antsybal, s'aventurer dans un marais est très dangereux, surtout de nuit. On raconte ces endroits, ni tout à fait solides, ni tout à fait liquides, sont aussi instables que lui.

Bien qu'Atsybal ne chasse pas les gens, il tentera de tuer quiconque qui approchera de l'endroit où il a élu domicile. Il peut rendre sourd, aveugler ou désorienter ceux qui s'approchent de trop près. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour s'assurer que vous vous perdiez et que vous vous noyiez dans son marécage s'il se sent menacé.

Selon les régions, les gens pensent qu'Atsybal n'a pas d'yeux et qu'il peut imiter tous les cris d'animaux, tels que ceux des canards et des oiseaux, afin d'attirer les chasseurs.

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En France, la maison sanglante

Via horror-scaryweb.com

La maison sanglante était située à Saint-Quentin, une petite ville dans le département de l'Aisne, en France. L'histoire a débuté en 1986, lorsqu'une famille a déménagé dans la propriété. Un mois plus tard, elle a commencé à entendre des bruits étranges (tels que des gémissements et des bruits de casserole) provenant du rez-de-chaussée.

Au départ, ils pensaient que tout ceci était dû aux voisins, mais les choses commencèrent à devenir de plus en plus étranges. Un jour, la femme aperçut une étrange substance visqueuse coulant le long des murs de la cuisine. Était-ce du sang ? Son mari la rassura en lui disant que ce n'était probablement que de la vieille peinture qui remontait à la surface. Mais la même substance a commencé à apparaître ailleurs dans la maison. Le couple décida alors d'appeler la police. La conclusion de l'enquête fut des plus terrifiantes : ce n'était pas de la peinture du tout, mais du sang humain. 


La famille décida de quitter la maison pendant une semaine, après avoir répandu de la farine sur le sol (dans l'espoir d'attraper la personne qui leur faisait une farce). À leur retour, ils ne trouvèrent aucune trace de pas. L'affaire n'a pas connu de suite. Un temps abandonnée, la maison est de nouveau occupée, et ses nouveaux propriétaires ne sont guère inquiets.

En Allemagne, le Waldniel-Hostert

Waldniel Hostert / Via waldniel-hostert.de

Le Waldniel-Hostert a été construit par les franciscains en 1913 à Schwalmtal, en Allemagne. Le complexe servait d'hôpital, d'école et d'église et abritait environ 600 personnes infirmes et souffrant de troubles de l'apprentissage.

Durant la montée du régime nazi, les franciscains furent expulsés, et la fonction de l'institution changea radicalement. Au départ, ses résident adultes subirent une stérilisation obligatoire, un sort commun pour ceux qui étaient considérés par les partisans d'Hitler comme des indésirables pour la société. Cela incluait les alcooliques, les personnes schizophrènes et celles souffrant de «faiblesses congénitales». Après le «programme d'euthanasie» de 1939, les résidents adultes furent envoyés aux chambres à gaz.

Ce même programme déclarait que tous les bébés nés avec des déficiences «incurables» devaient être euthanasiés, et le Waldniel-Hostert devint également un centre d'extermination pour les enfants mentalement handicapés.

On pense qu'au moins 97 enfants ont trouvé la mort au Waldniel-Hostert. La plupart d'entre eux furent tués en utilisant une grande dose de somnifères administrés les uns après les autres. Le processus était lent et atroce : les enfants développaient des troubles respiratoires, du mucus suintait de leur bouche et de leur nez. Ils mettaient jusqu'à huit jour pour mourir.

À la fin de la seconde guerre mondiale, le bâtiment fut restitué à l'ordre franciscain, qui vendit à son tour la propriété au gouvernement fédéral. L'armée britannique utilisa de grandes sections du bâtiment comme d'un hôpital militaire, puis le lieu servit d'école au début de l'année 1963.

Le complexe entier est maintenant vide. Il est en vente depuis 1991. Les personnes qui visitent le bâtiment insistent sur le fait qu'ils ont pu parfois entendre le bruit d'enfants en train de crier et de pleurer dans les couloirs vides.

Au Mexique, la Llorona (ou «la pleureuse»)

Darkbird77 / Getty Images

L'histoire de la llorona («la pleureuse») est celle d'une femme mexicaine pauvre, mariée avec un riche homme d'origine espagnole. Après avoir eu des enfants, l'homme commença à perdre de l'intérêt pour sa femme et avait honte de s'être marié avec une femme sans prestige.

Par colère, la femme emmena tous ses enfants à la rivière et les noya en pensant que cela apaiserait son mari, mais elle fut immédiatement frappée par le regret. Elle commença à crier «Mis hijos, mis hijos !», «mes enfants, mes enfants».

Aujourd'hui, les gens racontent que la Llorona erre au bord des rivières pour chercher ses enfants. Si elle trouve des enfants seuls à proximité d'une rivière, elle les attire dans l'eau et les noie.

À Porto Rico, le Chupacabra (littéralement «le suceur de chèvres»)

Commons Wikimedia / Via commons.wikimedia.org

Le Chupacabra, ou suceur de chèvres en français, est probablement la légende urbaine la plus célèbre d'Amérique latine. Tout a commencé dans la petite ville de Moca, à Puerto Rico, où les villageois ont commencé à se plaindre après avoir retrouvé plusieurs chèvres et moutons morts. Le sang de ces animaux avait été complètement aspiré par le biais de deux petits trous situés au niveau de leur cou.

Après que l'histoire ait fait les gros titres des journaux, des personnes de toute l'Amérique latine commencèrent à rapporter des événements similaires, et certains pensaient même avoir aperçu la créature qui tuait leurs moutons et leurs chèvres.

Selon ces témoins, le Chupacabra ferait à peu près un mètre de haut et posséderait des épines sur son dos qui s'étalaient de son cou jusqu'à sa queue. Bien que certaines personnes déclarent encore aujourd'hui l'avoir aperçu, personne n'a été en mesure de prouver son existence.

Ce post a été traduit de l'anglais.