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L'explication scientifique des trucs bizarres qu'on fait tous

Votre cerveau a beaucoup de réponses à vous donner.

Publié le

1. Imiter l'accent des gens quand vous leur parlez.

ABC

Est-ce que ça vous est déjà arrivé qu'un ami vous dise n'avoir pas compris un traître mot de ce que vous avez dit pendant que vous étiez au téléphone avec votre mère? Ou bien avez-vous déjà parlé à un ami vivant dans le Sud et terminé la conversation avec un fort accent marseillais?

Ce qu'on appelle l'effet caméléon signifie que parfois, vous imitez les gens avec qui vous interagissez, sans même vous en rendre compte. Vous pouvez ainsi copier la façon dont ils se tiennent, leur expression faciale, mais aussi leur façon de parler et leur accent.

Le fait de copier l'autre a des avantages. En imitant une personne, celle-ci pourra vous apprécier plus. Il y a juste un hic: si vous imitez quelqu'un de façon active (consciemment), vous pouvez passer pour une personne manquant de sincérité, et les bénéfices tirés de l'effet d'imitation seront réduits à néant.

2. Dire que vous participez à un truc pour finalement ne pas y aller.

New Line Cinema

Lâcheurs de dernière minute, prenez des notes: ce n'est pas votre faute si vous passez votre temps à annuler au dernier moment. Mais vous pouvez y faire quelque chose. Vous devez simplement être plus gentil avec votre moi futur.

Un article paru dans le Personality and Social Psychology Bulletin (Bulletin de la psychologie sociale et de la personnalité) affirme que les étudiants sont plus enclins à consacrer du temps à un groupe de soutien prévu au semestre suivant, plutôt qu'au semestre actuel. Ces derniers ont en effet inscrit leur futur moi pour à peu près la même durée (une heure et demie par semaine) que leurs camarades pourraient consacrer au groupe de soutien d'après eux (deux heures par semaine). Mais quand on leur a demandé combien de temps ils pouvaient y consacrer plus tard dans la semaine? Seulement moins d'une demi-heure, en moyenne.

Lors de trois autres expériences, les décisions prises par les gens pour leur futur moi étaient similaires à celles qu'ils auraient pu prendre pour les autres. C'est presque comme s'ils traitaient leur futur moi comme des étrangers. Cette attitude n'aide en rien votre moi actuel, qui finira par rattraper votre moi futur et devra faire tout ce qu'il s'est engagé à réaliser.

Mais, comme les chercheurs le soulignent, vous savez maintenant que vous pouvez utiliser ça à votre avantage. Quand quelqu'un vous demande de venir boire un verre après le boulot, ou de devenir bénévole dans un refuge pour chats, réfléchissez: voulez-vous faire ça tout de suite, ou plus tard dans la journée? Si la réponse est plus tard, rendez service à votre futur moi et déclinez la proposition.

3. Raconter des histoires qui ne sont pas les vôtres.

Columbia

Avez-vous déjà commencé à raconter une anecdote à quelqu'un avant de réaliser que c'était lui/elle qui vous l'avait racontée à l'origine? Il y a un mot pour ça: cryptomnésie.

La cryptomnésie, c'est quand un souvenir est occulté par votre conscience. Vous vous souvenez toujours des informations du souvenir (l'anecdote que vous a racontée votre ami, un fait amusant, etc.), mais vous ne vous souvenez pas que c'est un souvenir. Ce qui veut dire que vous faites des choses embarrassantes, comme répéter une histoire à la personne à qui c'est en fait arrivé.

Cela peut aussi vous mener à croire que l'idée géniale de votre collègue au brainstorming de la semaine dernière vous est venue quand vous étiez sous la douche ce matin, ou à commencer à répéter une histoire que vous venez juste de raconter à vos amis cinq minutes plus tôt.

4. Rire quand les choses ne sont vraiment pas drôles.

Fox

Le rire nerveux est totalement normal mais ce n'est pas ça qui va vous aider quand vous êtes dans une situation très sérieuse et que vous ne pouvez plus vous arrêter de glousser.

Dans la célèbre expérience psychologique de Milgram, des gens administrent des chocs électriques à des acteurs qu'ils pensent être également des participants à l'expérience. Selon Psychology Today, plusieurs participants se mettent à rire nerveusement en entendant les acteurs crier de douleur.

Non pas qu'ils trouvent que les cris sont amusants: le rire vient d'autre part. Il semble que le rire serve souvent à apaiser la tension. «Généralement, les gens ont recours au rire pour réguler leurs émotions et entrer sur un terrain plus positif,» a expliqué à BuzzFeed Science Sophie Scott, qui étudie le rire à la University College London. «Les gens rient donc pour faire face au conflit, mais aussi à l'embarras, à la colère, à la peur et très souvent à la douleur!»

Une étude de Robert Dunbar, de l'université d'Oxford, a montré que le rire social augmentait notre seuil de tolérance à la douleur, donc voici au moins un côté positif.

5. Utiliser des mots inventés et s'attendre à ce que les gens vous comprennent.

Fox

Quand vous n'arrivez pas à vous souvenir du mot «télécommande» et que vous demandez donc à votre coloc' de vous passer le truc, vous faites l'expérience de ce qu'on appelle (selon la personne à qui vous poserez la question) une «aphasie», ou plus simplement le syndrome du «sur le bout de la langue». C'est quand vous avez l'impression que le mot est juste là, sur le bout de votre langue, mais que vous êtes totalement incapable de vous en souvenir.

Cela se produit le plus souvent avec des mots que vous connaissez et comprenez, mais que vous n'utilisez pas tout le temps. C'est dû à la façon dont votre mémoire fonctionne. Votre cerveau n'est pas un système de classement parfait, il a besoin que vous établissiez des voies, par la répétition, jusqu'à l'information que vous avez besoin de récupérer.

Selon une étude publiée dans le journal Cognition l'année dernière, plus on oublie un mot, moins on sera capable de s'en souvenir plus tard. Chaque fois que vous faites une erreur, vous la renforcez dans votre cerveau, augmentant les chances de la faire à nouveau.

Ce qui pourrait expliquer pourquoi, après avoir remplacé le terme oublié par «machin» et «bidule» tous les jours pendant des années, vous serez condamné-e à ne plus jamais être capable de vous souvenir du nom de la chose que vous utilisez pour changer de chaîne.

6. Être toujours en retard.

Disney

Être ponctuel-le est un trait de la personnalité, donc si cela ne vous est pas naturel, mais que vous voulez devenir une personne ponctuelle, vous allez devoir faire un gros travail sur vous. Savoir pourquoi vous êtes en retard peut aider.

Les gens qui sont systématiquement en retard ont tendance à sous-estimer le temps qu'il leur faudra pour terminer une tâche. C'est ce qu'on appelle un «problème d'appréciation du temps».

Certains chercheurs suggèrent que si les gens arrivent en retard, c'est parce qu'ils ne décomposent pas mentalement les tâches complexes en leurs parties composantes. Vous pouvez savoir qu'il faut que vous alliez au magasin acheter de quoi dîner, par exemple, et estimer que cela vous prendra 15 minutes. Le magasin est à cinq minutes de chez vous, alors vous avez largement le temps, non? Mais vous n'avez pas pris en compte le fait que vous devez trouver votre sac de courses, décider de ce que vous ferez à dîner, écrire une liste, passer du temps à trouver tous les articles et attendre à la caisse. Quand vous décomposez la tâche en plusieurs sous-tâches, vous comprenez alors qu'il vous faudra plus de 15 minutes.

Alors avant de décider de combien de temps vous aurez besoin pour rejoindre un ami, pensez à tout ce que vous devrez faire pour arriver jusqu'à lui.

7. Oublier pourquoi vous êtes venu-e dans une pièce au moment où vous en franchissez le seuil.

imgur.com

Courir jusqu'à votre chambre pour y prendre un truc avant de quitter la maison et oublier totalement pourquoi vous êtes là est un phénomène très courant, mais il n'empêche que c'est aussi très énervant. C'est ce qu'on appelle le «doorway effect» ou «effet de porte», et c'est dû au changement d'environnement.

Une étude publiée dans le Quarterly Journal of Experimental Psychology (Journal trimestriel de psychologie expérimentale) en 2011 a montré que le fait de passer une porte nous fait oublier pourquoi on avait voulu entrer dans la pièce à laquelle elle donne accès. Quand vous êtes dans le couloir, par exemple, une image mentale grossière de votre environnement et de ce que vous y faites se forme dans votre esprit. Quand vous traversez le couloir et arrivez au salon, vous remplacez cette image mentale par une autre. Lors de cette transition, d'autres informations (comme la raison pour laquelle vous êtes entré-e dans votre salon) peuvent se perdre.

Mais ce phénomène n'est pas uniquement causé par un changement d'environnement physique. Il peut aussi expliquer pourquoi vous ouvrez un nouvel onglet pour faire une recherche très importante pour un essai ou un projet, et finissez sur Facebook quelques secondes plus tard.

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