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Voici le compte Instagram le plus inclusif que vous verrez aujourd'hui

«Je n'ai jamais été aussi grosse qu'aujourd'hui et pourtant je ne me suis jamais sentie aussi belle.»

Publié le

Avant d'être un compte Instagram, Style Like U était un site célébrant le style unique des gens. Il a été créé par Elisa Goodkind et Lily Mandelbaum, une mère et sa fille qui prônent une vision très progressiste de la mode.

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Très vite, elle ont lancé un projet nommé «I am What's Underneath» où des personnes de tous les styles, origines, genres, sexualités et parcours racontent leurs expériences. Le tout de manière la plus honnête possible, et à chaque fois en se déshabillant un peu plus pour se laisser voir naturellement. Le livre du même nom (Éd. Rizzoli) est sorti il y a quelques mois.

Voici quelques-unes des histoires marquantes :

1. @mumumansion

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«Quand j'ai divorcé [d'une relation abusive], j'ai dû me perdre complètement pour me retrouver. J'ai essayé pendant un moment d'être une mannequin grande taille, parce que je pensais que ça voudrait dire ne plus faire de régime, mais en fait ils étaient encore plus obsédés par la perfection : vous avez le droit d'être un peu gros, mais votre poitrine doit être petite et le ventre doit être plat et votre peau doit être parfaite et vos cheveux doivent être beaux et vous devez blanchir vos dents et vous devez être bronzée. Je me disais : "En fait ça, n'aide pas." J'ai donc décidé d'enlever mes vêtements sur Instagram pour affronter mes peurs en me demandant : "Et si je n'étais pas transformée en poupée bien habillée et que les gens voyaient que j'ai du ventre ?" C'était la chose la plus libératrice que j'ai pu faire. Ma philosophie pour tout ce que je fais maintenant est d'être libre. Il y a tellement de moments dans ma vie où je ne l'étais pas.»

Son témoignage entier ici.

3. @barbienox

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«J'étais en pleine séance photo et une styliste était très préoccupée par mes hanches et me posais des questions genre "Est-ce que vous vous êtes grattée, est-ce que vous avez besoin de quelque chose ?" et j'ai répondu : "Ce sont mes vergetures." Je sais qu'elle ne voulait pas être offensante, parce qu'elle pensait vraiment qu'il y avait un problème. Mais ces personnes ne travaillent pas souvent avec des mannequins grande taille. Je fais régulièrement des shootings où je suis la seule femme grosse et il y a des situations comme ça dans ce type d'endroits qui peuvent être vraiment accablantes. Dans notre société, c'est tellement négatif d'être considéré-e comme gros. Vous pouvez être méchant-e, mais si vous êtes gros-se c'est fini. C'est la pire chose que vous pouvez être.»

Son témoignage en entier ici.

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5. Jemima Kirke

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«L'une des raisons pour lesquelles j'ai été prise dans Girls était pour la personne que j'étais, et cette sorte d'éclat qu'ils voulaient pour la série. Ce n'était pas quelque chose que j'avais. Ça m'a fait me sentir comme une grosse merde, mais ça m'a aussi donné la grosse tête.»

Son témoignage en entier ici.

6. Lily Mandelbaum

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«Avant de commencer What's Underneath, je n'avais jamais vu de représentation positive d'un corps comme le mien. Mais à force de réaliser ces témoignages, j'ai changé d'avis. Aujourd'hui, il n'y a pas un os de mes 90 kilos que j'échangerais pour le corps tout frêle que j'ai souhaité avoir un jour. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas mes mauvais jours — il y a des moments où j'essaye un maillot de bain et d'anciennes voix viennent dans ma tête me disant que quelque chose ne va pas avec moi. Mais quand ça arrive, je peux maintenant prendre du recul. Ce n'est pas qui je suis vraiment.»

Son témoignage entier ici.

7. @jvtaylor

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«Des inconnus me demandent "Avez-vous été brûlée ?" ou "Est-ce que vous vous blanchissez la peau ? Pourquoi vous vous infligez ça ?" ou juste "Qui êtes-vous ?" Ce sont souvent des personnes noires qui me demandent si je me blanchis la peau. C'est exaspérant. Je sais que je suis noire et je ne ferai jamais rien qui pourrait remettre en question mon identité. Plus maintenant. J'avais l'habitude de lisser mes cheveux parce que je pensais que ça me rendrait plus belle, et plus acceptable. C'est triste parce que ça m'a pris du temps pour réaliser que c'était une mauvaise idée. J'avais une idée précise de ce qui était considéré comme beau à cause des représentations que je n'arrêtais pas d'avoir. Les femmes sont censées être belles, nous sommes là pour être jolies. Notre image est faite pour être consommée. [...]»

Son témoignage entier ici.

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9. Roxy Wright

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«La première fois que je me suis sentie vraiment bien quelque part, c'était à Accra, au Ghana. Toutes les femmes me ressemblaient. Avec la même corpulence que moi. Je venais juste de quitter les États-Unis où tout le monde voulaient avoir les cheveux blonds, les yeux bleus et la taille de Twiggy. Ici, ces personnes étaient fières de ce qu'elles étaient. J'aurais souhaité que plus de femmes noires se voient comme elles sont. Un reflet d'elles-mêmes.»

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10. @mariesouthardospina

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«Je n'ai jamais été aussi grosse qu'aujourd'hui et pourtant je ne me suis jamais sentie aussi belle. J'ai l'impression que ma corpulence apporte quelque chose à ma féminité, ça ne la diminue en rien.»

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11. @thinktank20

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«Quand on m'a proposé ce projet, j'ai d'abord dit «Non, je ne peux pas faire ça.» Puis j'y ai repensé, j'y ai réfléchi et quelque chose m'a fait dire : "Tu dois le faire, parce que tu as eu une longue relation avec ton corps et tes vêtements." Je sais que je ne suis pas la seule à avoir ce sentiment de "louer" mon corps et de le posséder en même temps. J'ai pris conscience de mon corps au collège. J'aurais fait n'importe quoi pour cacher ma poitrine. [...] Il y a certaines règles qui n'incombent qu'aux filles : porter des sous-vêtements, avoir des vêtements stylés. Sentir bon. Porter du maquillage. Être tout le temps au top. J'ai l'impression que je n'ai jamais le temps d'être dans l'incertitude.»

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12. @ihartericka

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«L'expérience [un cancer du sein] m'a appris à m'accorder du temps, à me laisser aller, à pleurer, à prendre soin de moi et à ralentir. Ma chirurgie, jusqu'à aujourd'hui, me fait me demander si je veux des tétons. Je n'en veux pas. Je ne les veux même pas tatoués. Je veux rien de tout ça. Mes cicatrices traversent ma poitrine, je les considère comme mes tétons. J'adore quand mes cicatrices se voient. C'est quand je suis topless que je me sens la plus belle.»

Son témoignage en entier ici.