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Avec le hashtag #FineWomenThatAreFat, des femmes grosses partagent des photos où elles se sentent belles

«C'est un peu une victoire pour moi, de me sentir belle et légitime et FORTE, et surtout savoir que je ne suis pas seule.»

Publié le

Voici Simone Mariposa, une blogueuse américaine de 24 ans qui a lancé le hashtag #FineWomenThatAreFat pour encourager les femmes grosses du monde entier à partager les photos où elles se sentent belles.

Twitter: @SimoneMariposa

Au média anglais iNews, elle explique qu'elle a eu envie de lancer ce hashtag après en avoir vu passer de nombreux pour d'autres domaines ou d'autres types de personnes, mais jamais pour les femmes grosses : «Les gens ont souvent la même approche réthorique et des stéréotypes pour nous décrire», et elle veut changer ça.

Très vite, de nombreuses femmes ont partagé des photos d'elles-mêmes en mentionnant le hashtag. Depuis, le mouvement a gagné la France.

Twitter: @hardestyles

Aude a participé au hashtag, elle nous explique pourquoi : «J'y ai participé pour montrer qu'on pouvait être en surpoids/obèse/avec des formes, tout en étant belle. Je pense que la société impose un physique à avoir et il faut absolument casser cela. Beaucoup de femmes ne s'assument pas, n'ont pas confiance en elles, baissent la tête dans la rue pour ne pas croiser le regard des autres qui vont sûrement les juger et je veux que ces femmes lèvent la tête et soient fières. Beaucoup disent qu'on prône le fait que l'obésité c'est bien, mais ce n'est pas le message que je veux faire passer pour ma part. Je veux juste que les personnes qui ne s'assument pas comme elles sont prennent confiance en elle et ne se cachent plus, car elles sont belles.»

Virginie Grossat, 30 ans, s'est sentie tout de suite concernée par ce hashtag et a voulu y participer.

Twitter: @virginiegrossat

«En effet, je suis grosse depuis toujours, je suis issue d’une famille de gros. J’ai des proportions qui dépassent toutes les courbes autant en hauteur qu’en largeur. Parfois, je reçois des remarques sur MON corps, comme quoi je devrais arrêter de manger et bouger... Je suis dépassée que des personnes se permettent des réflexions sur mon corps que j’aime tant. Je suis en bonne santé, je travaille dans la mode, je suis dynamique, je voyage beaucoup. Mon corps n’est pas un obstacle, au contraire. Donc je voulais montrer aux filles que c’était OK d’être grosse, qu’on pouvait être belle, désirable et surtout qu’on pouvait vivre librement !»

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KrystelleLVS, quant à elle, confie qu'elle n'a pas l'habitude de poster des photos d'elle en mettant en valeur son corps entier : «Je n'ose pas trop car je me dis qu’on va remarquer ma grosseur, alors en voyant les autres photos postées sur ce hashtag, j'ai voulu me lancer... C’est une occasion de pouvoir se montrer mais en ne se sentant pas seule.»

@Saaaratiboise a aussi participé au hashtag pour «montrer que les femmes, même en surpoids, sont belles.»

Twitter: @Saaaratiboise

«Dans mon cas, j’ai beaucoup souffert de mon surpoids quand j’étais plus jeune : insultes, harcèlement et ce genre de choses. Aujourd’hui, je m’assume pleinement et j’irais presque à dire que je me trouve jolie avec mes kilos en trop. C’est une manière de nous donner de la visibilité, de montrer que malgré nos kilos "en trop", nous sommes jolies. J’ai vu beaucoup de femmes publier sur ce hashtag et sincèrement, elles sont toutes courageuses, parce que l’obésité est quelque chose qui est mal vu par la société, et peut-être que ce genre de hashtag changera quelque chose !»

Malgré tous ces messages positifs, il y a aussi quelques insultes grossophobes et du harcèlement, mais qui n'ont pas empêché ces femmes à continuer de partager leurs photos. Comme @carnetlunaire, qui a tenu à y participer :

Twitter: @carnetlunaire

«En voyant la participation d'une amie, j'ai voulu poster mes photos aussi, au début j'avais très peur parce que je ne suis pas à l'aise avec mon corps. J'ai du mal à admettre que je suis grosse parce que je ne me sens légitime dans aucune "catégorie". Je ne fais évidemment pas partie des minces, ni des "normales", mais j'ai souvent l'impression de ne pas être assez grosse pour être qualifiée ainsi. Dans une démarche d'acceptation et surtout de réappropriation de mon corps que j'ai malmené et détesté pendant tant d'années, j'ai finalement osé participer au hashtag, non sans la peur de me prendre une vague d'insultes grossophobes. Mais je ne m'attendais pas du tout à recevoir autant de retours positifs. C'est un peu une victoire pour moi, de me sentir belle et légitime et FORTE, et surtout savoir que je ne suis pas seule.»