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Les super-héros dans les comics vs. les super-héros au cinéma

De DC Comics à Marvel, comment nos super-héros favoris ont-ils vécu leur passage sur grand écran ?

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Les acteurs : Adam West (« Batman », 1966), Michael Keaton (« Batman », 1989 ; et « Batman le défi », 1992), Val Kilmer (« Batman Forever », 1995), George Clooney (« Batman & Robin », 1997), Christian Bale (« Batman Begins », 2005 ; « The Dark Knight : Le Chevalier Noir », 2008 ; « The Dark Knight Rises », 2012), et Ben Affleck (« Batman v Superman : Dawn of Justice », 2016).

Batman a déboulé au cinéma en 1966 après avoir illuminé la télévision de ses onomatopées punchy (Paf ! Bam ! Boom !). En 1989 et 1992, Tim Burton propose une version modernisée du héros, en adéquation avec les comics. « Batman Forever » et « Batman & Robin » rompent par contre complètement avec la noirceur du comics (et celle de Burton). Joel Schumacher fait de Batman un héros disco plus fantasque et totalement borderline. Christopher Nolan replace heureusement Batman dans un contexte plus réaliste et contemporain. La trilogie « The Dark Knight » présente un héros torturé, complètement en phase avec les comics dont elle s'inspire. En 2014, Warner Bros. annonce que c'est Ben Affleck qui tiendra le rôle de Batman dans la suite de « Man of Steel », intitulée « Batman v. Superman : Dawn of Justice », sous la houlette du réalisateur Zack Snyder.

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Les acteurs : Burt Ward (« Batman », 1966), Chris O'Donnell (« Batman Forever », 1995, et « Batman & Robin », 1997) et un petit peu Joseph Gordon-Levitt (« The Dark Knight Rises », 2012).

Le légendaire acolyte de Batman, très présent dans les comics, fut rapidement écarté des adaptations cinématographiques les plus sérieuses. Ainsi, Tim Burton ne le mentionne même pas, quand Christopher Nolan choisit de l'évoquer succinctement, à travers le personnage du jeune flic pugnace incarné par Joseph Gordon-Levitt dans « The Dark Knight Rises », sans le nommer directement. C'est Joel Schumacher qui réhabilite Robin dans « Batman Forever » et dans « Batman & Robin », via une bromance suggérée avec la chauve-souris. Au cinéma, outre Burt Ward, du « Batman » de 1966, c'est donc Chris O'Donnell qui reste associé à ce jeune héros un peu gonflant, tout juste bon à attirer à son mentor un maximum de problèmes.

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Les actrices : Lee Meriwether (« Batman », 1966), Sofia Moran (« Batwoman & Robin », 1972), Lotis Key (« Fight Batman Fight », 1973), Michelle Pfeiffer (« Batman, le défi », 1992), Halle Berry (« Catwoman », 2004), et Anne Hathaway (« The Dark Knight Rises », 2012).

Antagoniste légendaire de Batman, Catwoman, alias Selina Kyle, a aussi adopté de nombreux looks différents au fil des comics et donc des films. C'est « Batman, le défi », de Tim Burton, qui a contribué à ancrer une certaine imagerie, encore aujourd'hui très tenace, malgré la modernisation du personnage dans « The Dark Knight Rises », de Christopher Nolan. C'est ainsi Michelle Pfeiffer qui remporte souvent tous les suffrages, tant son interprétation, subtile et sensuelle, a su capter l'essence sulfureuse du personnage. Dans le long-métrage de Pitof, qui tourne exclusivement autour d'elle, Catwoman change non seulement de look, pour adopter une posture outrageusement sexy, mais bénéficie également de l'interprétation en roue libre d'une Halle Berry inexplicablement à côté de la plaque.

Les acteurs : Cesar Romero (« Batman », 1966), Rod Navarro (« Fight Batman Fight », 1973), Jack Nicholson (« Batman », 1989), et Heath Ledger (« The Dark Knight », 2008).

Plus célèbre opposant de Batman, le Joker est au centre des deux films les plus appréciés, inspirés des comics initiés par Bob Kane et Bill Finger. Créé d'après la performance de l'acteur Conrad Veidt, dans l'adaptation du roman de Victor Hugo, « L'homme qui rit », ce vilain légendaire voit l'histoire de ses origines varier selon les versions. Chez Tim Burton, le Joker, alias Jack Napier, interprété par Jack Nicholson, est un redoutable gangster qui se retrouve défiguré après avoir chuté dans une cuve d'acide. Chez Christopher Nolan, Heath Ledger campe un Joker tout aussi fantasque, mais plus réaliste. Dans tous les cas, le Joker conserve des tenues relativement similaires et quoi qu'il en soit, il reste imprévisible, intelligent, impitoyable et complètement cinglé.

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L'actrice : Gal Gadot (« Batman v Superman : Dawn of Justice », 2016)

Impossible de ne pas mentionner la Wonder Woman de Lynda Carter, même s'il s'agit ici de télévision et non de cinéma, tant la comédienne a inscrit sa performance au panthéon des adaptations super-héroïques.

La version cinématographique de 2016, qui fera son entrée dans « Batman v Superman », de Zack Snyder, rompt totalement avec le fameux costume du personnage, et devrait avoir droit à son propre film, dont la sortie vient d'être programmée pour juin 2017.

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Les acteurs : George Reeves (« Superman et les Nains de l'enfer », 1951), Christopher Reeve (« Superman », 1978 ; « Superman 2 », 1980 ; « Superman 3 », 1983 ; « Superman 4 », 1987), Brandon Routh (« Superman Returns », 2006) et Henry Cavill (« Man of Steel », 2013 ; « Batman v Superman : Dawn of Justice », 2016).

C'est à Richard Donner que l'on doit la véritable entrée du super-héros américain dans le septième-art, en 1978. Un film qui a fait de Christopher Reeve une star, lui qui prenait la relève d'un autre Reeves (George en l'occurrence) et qui offrit au personnage ce que beaucoup considèrent encore comme son incarnation ultime. Et ce malgré les suites catastrophiques.

Le Superman au cinéma ne diffère pas vraiment du Superman des comics. Là aussi, chacun a livré sa propre interprétation, mais globalement, la moelle substantielle du héros est restée la même. En 2006, « Superman Returns » exploite à fond les ballons sa dimension christique tandis qu'en 2013, Zack Snyder lui confère une psyché plus torturée, histoire de le placer dans la logique crépusculaire instaurée par la trilogie « The Dark Knight ».

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L'acteur : Ryan Reynolds (« Green Lantern », 2011).

Dans le comic-book, le Green Lantern désigne celui qui porte un anneau vert d'origine extraterrestre. Au cinéma, rien ne s'est passé comme prévu. « Green Lantern », de Martin Campbell, bien que fidèle sur de nombreux points à son modèle littéraire, a fait un four et DC Comics a carrément décidé de reprendre à zéro la franchise, avec un long-métrage prévu pour 2020. On ne sait pas encore si cette nouvelle adaptation tiendra compte de l'homosexualité d'Alan Scott, le premier Green Lantern de l'histoire, dont le coming out en 2012 n'a pas manqué de faire couler beaucoup d'encre.

L'actrice : Jennifer Garner (« Daredevil », 2003 ; « Elektra », 2005).

Opposée dans un premier temps à Daredevil, cette super-héroïne sans supers-pouvoirs mais redoutablement douée dans tout ce qui touche aux arts-martiaux, a également été intimement liée au justicier aveugle. Au cinéma, c'est en toute logique dans « Daredevil », de Mark Steven Johnson, que le personnage fait son apparition, sous les traits de Jennifer Garner (c'est sur le tournage que la comédienne a connu Ben Affleck). Plutôt fidèle à son modèle de papier, si on fait exception des évidentes différences physiques, Elektra a aussi eu son propre film en 2005.

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L'acteur : Ben Affleck (« Daredevil », 2003).

C'est en 2003 que Daredevil, alias Matt Murdock, fut introduit au cinéma.

Avocat devenu aveugle après avoir été exposé à un produit radioactif, Matt Murdock a « vu » ses autres sens se développer de manière spectaculaire. Plus agile et plus fort que la moyenne, il devient alors Daredevil, et combat le crime dans les tribunaux et dans la rue, armé de sa redoutable canne, transformée pour le coup en super-baton.

Le Daredevil des comics est très sombre. Torturé, il doit combattre le démon de l'addiction. Au cinéma, le personnage a gravement été édulcoré. Transformé en bellâtre cabotin, il n'a pas vraiment convaincu et s'est vite avéré trop fadasse.

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Les acteurs : Chris Evans est La Torche Humaine, Jessica Alba est la Femme Invisible, Ioan Gruffud est Mr. Fantastique et Michael Chicklis est La Chose (« Les 4 Fantastiques », 2005 ; « Les 4 Fantastiques et le Surfeur d'Argent », 2007). Michael B. Jordan est La Torche Humaine, Kate Mara est la Femme Invisible, Miles Teller est Mr. Fantastique et Jamie Bell est La Chose (« Les 4 fantastiques », 2015).

Apparus en 1961 sous la houlette de Stan Lee, Les 4 Fantastiques sont des personnages phares de la galaxie Marvel. Tim Story, qui réalisa les deux adaptations de leurs comics, n'a clairement pas su rendre justice aux héros. Que ce soit sur un plan graphique ou plus psychologique, ses deux films sont ratés dans les grandes largeurs.

Une nouvelle version est d'ores et déjà sur les rails, prévue pour le 5 août 2015. Pour l'instant, seul un trailer a filtré, ainsi que le nom du réalisateur (Josh Trank), et celui des acteurs.

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Les acteurs : Dolph Lundgren (« Punisher », 1989), Thomas Jane (« The Punisher », 2004), et Ray Stevenson (« Punisher : War Zone », 2008).

Le Punisher, alias Frank Castle, est un justicier sauvage qui évolue dans un monde brutal dénué d'espoir. Correspondant à une recrudescence de la violence dans les comics, dans la lignée de bourrins comme Wolverine, le Punisher est justement apparu au cinéma dans un premier temps sous les traits de Dolph Lundgren, en 1989. Une première adaptation fidèle qui précède le film sorti en 2004, dans lequel Thomas Jane apporte un peu plus de nuance au rôle. « Punisher : War Zone », qui voit le badass Ray Stevenson reprendre les rennes, s'avère encore plus jusqu'au-boutiste dans son approche de la tonalité torturée et violente des comics. Cela dit, pour beaucoup, l'adaptation du « Punisher » reste à faire...

L'acteur : Hugh Jackman (« X-Men », 2000 ; « X-Men 2 », 2003 ; « X-Men : L'Affrontement Final », 2006 ; « X-Men Origins : Wolverine », 2009 ; « X-Men : Le Commencement », 2011 ; « Wolverine : Le Combat de l'Immortel », 2013 ; « X-Men : Days of Future Past », 2014 ; et « X-Men : Apocalypse », 2016)

Wolverine est sans aucun doute le personnage le plus important des X-Men. C'est aussi le plus sauvage, le plus trapu, et le plus poilu.

Au cinéma, Wolverine a trouvé l'incarnation parfaite grâce à un Hugh Jackman impeccablement charpenté. Cela dit, si les supers-pouvoirs du Wolverine de la saga cinématographique « X-Men » et ceux de la version comics sont plus ou moins les mêmes, on remarque un adoucissement notable au niveau du tempérament du personnage. Certes, Wolverine reste soupe-au-lait, mais se laisse amadouer assez facilement, alors que dans les comics, il convient souvent de parler d'animal indomptable, victime d'accès de rage destructeurs.

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L'acteur : Omar Sy (« X-Men : Days of Future Past », 2014).

Apparu en 1991, Bishop fait partie des X-Men. Du côté des gentils, il apparaît pour la première fois dans « X-Men : Days of Future Past », de Bryan Singer, en 2014, sous les traits de l'intouchable Omar Sy. À l'écran, bien que différent physiquement parlant et relativement discret, Bishop trouve le temps de laisser ses pouvoirs s'exprimer. À noter que son bras cybernétique, pourtant partie intégrante du personnage du comic-book, ne semble pas de mise dans son incarnation live.

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Les acteurs : Ian McKellen (« X-Men », 2000 ; « X-Men 2 », 2003 ; « X-Men : L'Affrontement Final », 2006 ; et « X-Men : Days of Future Past », 2014) et Michael Fassbender (« X-Men : Le Commencement », 2011 ; « X-Men : Days of Future Past », 2014).

Magneto est le grand méchant historique des X-Men. Rescapé de la Shoah, il a développé une haine farouche envers les humains, qu'il a cherché à persécuter dès que sa condition de mutant lui a été révélée. Capable de contrôler les métaux, il s'agit également d'un authentique génie et d'un chef de guerre tout aussi affûté.

Au cinéma, Magneto apparaît tout d'abord dans une version vieillie, sous les traits de Ian McKellen. Si son costume change lui aussi un peu, il convient quand même de parler de fidélité, tant la personnalité, l'historique, et les pouvoirs du personnage, ont été heureusement conservés tels quels. Dans « X-Men : Days of Future Past », c'est Michael Fassbender qui reprend le flambeau afin d'interpréter un Magneto plus jeune. Son interprétation, complexe et pleine d'ambiguïté, illustre avec une belle acuité les origines du mal qui ont fait de lui cet aimant humain impitoyable, leader né et calculateur impassible.

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Les actrices : Rebecca Romijn (« X-Men », 2000 ; « X-Men 2 », 2003 ; et « X-Men : L'Affrontement », 2006) et Jennifer Lawrence (« X-Men : Days of Future Past », 2011 et « X-Men : Days of Future Past », 2014).

En ce qui concerne Mystique, les changements entre la version comics et la version cinéma sont nombreux. Pas concernant l'apparence ou les pouvoirs, qui restent relativement similaires, mais plutôt au niveau de son historique. Dans la BD, Mystique, espionne internationale, dangereuse et intelligente, est la mère de Diablo. Une filiation jamais exploitée dans « X-Men 2 ». C'est également la mère adoptive de Malicia, mais là encore, jamais les films n'utilisent cette parenté.

Les acteurs : James Marsden (« X-men », 2000 ; « X-Men 2 », 2003 ; « X-Men : L'Affrontement », 2006, et « X-Men : Days of Future Past », 2014) et Tim Pocock (« X-Men Origins : Wolverine », 2009).

Dans le comic-book, Cyclope, alias Scott Summers, est un leader né. Entièrement dévoué à la cause du Professeur Xavier, Cyclope est aussi fou amoureux de Jean Grey, dont il partage la vie. Pacifiste, il utilise la force quand cela s'avère vraiment nécessaire. Au cinéma, Cyclope est plus effacé et sert principalement à énerver Wolverine, avec lequel le courant ne passe pas vraiment. Prenant cela dit de l'épaisseur au fil des épisodes de la saga, Cyclope conserve également les mêmes pouvoirs, qui consistent à projeter de puissants rayons d'énergie avec ses yeux.

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L'actrice : Halle Berry (« X-Men », 2000 ; « X-Men 2 », 2003 ; « X-Men : L'Affrontement », 2006, et «X-Men : Days of Future Past », 2014).

Recrutée par le Professeur Xavier, Tornade est capable de contrôler les éléments. Faisant la pluie et le beau temps sur les X-Men, elle emprunte au cinéma les traits de la belle Halle Berry et s'impose comme l'un des piliers de l'équipe de Xavier.

Moins importante que dans la BD, Tornade joue néanmoins l'un des rôles principaux de la saga. Ses pouvoirs sont les mêmes que ceux du comic-book et elle s'avère plutôt douce et amicale, contrairement à son homologue qui devient, par la force des événements, plus agressive et violente, au fil des comics.

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L'acteur : Chris Hemsworth (« Thor », 2011 ; « Avengers », 2012 ; « Thor : Le Monde des Ténèbres », 2013 ; et « Avengers : L'Ère d'Ultron », 2015).

Thor était probablement l'un des héros Marvel les plus compliqués à adapter au cinéma sans tomber dans le ridicule. C'est ainsi que son costume a entièrement été repensé pour davantage coller avec les canons de notre époque, et ainsi le moderniser considérablement. Niveau scénario, là aussi, le cinéma a pris des libertés. Alors qu'il se retrouve amnésique, sous l'identité du Dr. Donald Blake dans le comic-book, Thor ne conserve pas cette caractéristique dans les films. Une différence notable qui rend Thor beaucoup moins complexe au cinéma. Question pouvoirs, les films restent par contre relativement fidèles aux bandes-dessinées et Chris Hemsworth, avec son mètre 90 et ses gros muscles, d'offrir au dieu une incarnation puissante et pour le moins physiquement crédible.

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Les acteurs : Red Brown (« Captain America » et « Captain America 2 », 1979), Matt Salinger (« Captain America », 1990), et Chris Evans (« Captain America : First Avenger », 2011 ; « Avengers », 2012 ; « Captain America : Le Soldat de l'Hiver », 2014 ; « Avengers : L'Ère d'Ultron », 2015 ; et « Captain America 3 : Civil War », 2016).

Premier Avenger, Captain America est le héros patriotique par excellence. Outil de propagande, porte-drapeau au sens propre comme au sens figuré, et chef de file d'une Amérique opposée à la barbarie Nazie, Captain, alias Steve Rogers, est issu du programme Super Soldat. Un processus qui permet à cet ancien enfant fragile de devenir un surhomme et de prendre la tête d'une armée qu'il galvanise grâce à son courage. Le cinéma, après plusieurs essais peu fructueux, a remarquablement su adapter les aventures de Cap', qui a trouvé en Chris Evans, un parfait interprète. Sur grand écran comme dans les pages des comics, Captain America est super fort, super agile, super sympa, super diplomate et super rapide.

L'acteur : Tom Hiddleston (« Thor », 2011 ; « Avengers », 2012 ; et « Thor : Le Monde des Ténèbres », 2013).

Dieu de la discorde de la mythologie nordique, Loki est, au cinéma comme dans la BD, le fils adoptif d'Odin et donc le frère de Thor. Son histoire ne diffère pas vraiment des comics aux films dans lesquels il apparaît. Ennemi de Thor, Loki est rusé et spécialiste en magie. Dans les films, le personnage apparaît certes puissant, mais beaucoup moins que Thor, alors que dans les comics, de part sa parenté avec la race des Géants des Glaces, Loki est fort et résistant (son illustration très musculeuse tend à souligner ce trait). Il vieillit de plus très lentement grâce aux pommes d'or et possède de nombreux super-pouvoirs conférés par la magie qu'il utilise à foison.

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L'acteur : Robert Downey Jr. (« Iron Man », 2008 ; « L'Incroyable Hulk », 2008 ; « Iron Man 2 », 2010 ; « Avengers », 2012 ; « Iron Man 3 », 2013 ; et « Avengers : L'Ère d'Ultron », 2015).

Iron Man, alias Tony Stark, est une véritable superstar de l'univers Marvel.

Dans les comics comme au cinéma, Tony Stark est un génie milliardaire, et un charmeur invétéré. La grosse différence entre le Stark des comics et le Stark des films concerne le côté obscur du personnage. Super-héros, Stark a aussi de supers problèmes. Dans les comics, il est en effet alcoolique et torturé. Au cinéma, Tony Stark ne crache certes pas sur un verre de scotch de temps à autre et sombre même un peu dans la déprime (voir « Iron Man 3 »), mais c'est sa propension à lancer des vannes pour épater la galerie qui prime. Robert Downey Jr., physiquement très ressemblant à son homologue de papier, insuffle en cela une large dose de cynisme et de fantaisie au personnage.

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Les acteurs : David Hasselhoff (« Nick Fury », 1998) et Samuel L. Jackson (« Iron Man », 2008 ; « Iron Man 2 », 2010 ; « Thor », 2011 ; « Captain America : First Avenger », 2011 ; « Avengers », 2012 ; « Captain America : Le Soldat de l'Hiver », 2014 ; et « Avengers : L'Ère d'Ultron », 2015).

Le patron du S.H.I.E.L.D. a bu une potion afin de ralentir son vieillissement. Ce détail n'est pas mentionné dans les films. Proche du Punisher dans les comics, il devient au cinéma, le chef de meute des Avengers, faisant du même coup le lien entre les super-héros et le gouvernement. Diplomate et fédérateur, il sait aussi se montrer redoutable au combat, malgré l'absence de supers-pouvoirs. Au cinéma, c'est d'abord David « Mitch Buchannon » Hasselhoff qui prête ses traits à Fury, dans une version cheap, mais physiquement très proche des origines. Samuel L. Jackson, le Nick Fury actuel, souligne par contre un désir de proposer de la nouveauté et d'inscrire le personnage dans une logique plus moderne et plus dynamique.

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Les acteurs : Lou Ferrigno (dans 6 téléfilms, sortis entre 1977 et 1990 venant compléter la série « L'Incroyable Hulk ») , Eric Bana (« Hulk », 2003), Edward Norton (« L'Incroyable Hulk », 2008) et Mark Ruffalo (« Avengers », 2012 ; « Iron Man 3 », 2013 ; et « Avengers : L'Ère d'Ultron », 2015).

Hulk, alias le Docteur Bruce Banner, n'a pas manqué lui aussi de faire un maximum de vagues au cinéma et à la télévision. Lou Ferrigno, le culturiste-acteur, qui interprète le premier la créature dans la série télé et dans un grand nombre de téléfilms, incarne un Hulk beaucoup moins impressionnant que celui des comics, les effets spéciaux de l'époque ne permettant pas de proposer une version fidèle du personnage.

En 2003, quand Ang Lee reprend les rennes, Hulk est plus gros, plus fort et apte à donner un écho plus flamboyant aux aventures telles qu'elles ont été pensées à sa création. Lorsque Edward Norton devient Bruce Banner, Hulk devient encore plus enragé. Cela dit, c'est bien la version de Mark Ruffalo, que l'on peut voir dans « Avengers », qui permet de saisir l'incroyable potentiel du héros incontrôlable.

L'actrice : Scarlett Johansson (« Iron Man2 », 2010 ; « Avengers », 2012 ; et « Captain America : Le Soldat de l'Hiver », 2014).

Dans les comics, la Veuve Noire, alias Natasha Romanoff, est une espionne russe. C'est aussi l'ennemie d'Iron Man. Entraînée en Russie pour devenir l'équivalent de Captain America, elle finit par rejoindre, après de nombreuses péripéties, le S.H.I.E.L.D. de Nick Fury. Dénuée de supers-pouvoirs, Natasha est une experte en combat rapproché et en maniement d'armes et peut, grâce à un équipement spécial, marcher au plafond et sur les murs. Un détails « oublié » par les films, qui livrent néanmoins une version tout à fait fidèle du personnage, quitte à sacrifier de nombreux éléments biographiques majeurs du comic-book. Scarlett Johansson s'avère parfaite dans la peau de l'espionne.

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Les acteurs : Nicholas Hammond (« L'Homme Araignée », 1977 ; et « La Riposte de l'Homme Araignée », 1978) ; Tobey Maguire (« Spider-Man », 2002 ; « Spider-Man 2 », 2004 ; « Spider-Man 3 », 2007) ; et Andrew Garfield (« The Amazing Spider-Man », 2012 ; et « The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros », 2014).

Adaptées dans un premier temps à la télévision, les aventures de Spidey prirent un tournant beaucoup plus spectaculaire au cinéma en 2002, grâce à Sam Raimi, qui sait rendre hommage à l'essence des comics. Des longs-métrages qui modifient légèrement le personnage, en le transformant en mutant capable de générer lui-même une toile d'araignée, alors que le comic-book indique que la matière lui permettant de jouer les acrobates provient d'un savant mécanisme fixé sur ses poignets. Un détail qui sera réhabilité dans la nouvelle saga, « The Amazing Spider-Man », avec Andrew Garfield.

Niveau personnalité, Spider-Man apparaît tour à tour plus fantasque ou plus sombre dans les comics. La première saga étant davantage tournée vers la face obscure du héros, tandis que la seconde s'attache en majeure partie à son côté cabotin.

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L'acteur : Ron Perlman (« Hellboy », 2004, « Hellboy II : Les Légions d'or maudites », 2008).

HellBoy n'est pas un super-héros comme les autres. Complètement ancré dans l'histoire du monde, il est issu de l'union d'un démon et d'une humaine.

Au cinéma, Hellboy apparaît tel qu'on peut le retrouver dans les comics. Guillermo del Toro, l'artisan de cette adaptation, a de plus trouvé l'acteur parfait pour incarner le monstre, en la personne de l'imposant Ron Perlman.

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Les acteurs : Josh Pais, David Forman, Michelan Sisti, et Leif Tilden (« Les Tortues Ninja », 1990) ; Mark Caso, Kenn Troum, Michelan Sisti, et Leif Tilden (« Les Tortues Ninja 2 », 1991) ; Mark Platt, Matt Hill, David Fraser, et Jim Raposa (« Les Tortues Ninja 3 », 1993) ; et Pete Ploszek, Alan Ritchson, Noel Fisher, et Jeremy Howard (« Ninja Turtles », 2014).

Les quatre héros ont eu droit à moult comics, mais aussi à des mangas, à des cartoons et bien sûr à des films.

Au cinéma, dans un premier temps, ce sont des acteurs vêtus de combinaisons qui interprètent les Tortues, pour trois films fidèles à l'esprit des origines. Les Tortues aiment les pizzas, combattent l'ignoble Shredder et veillent sur la journaliste April. En 2014, la révolution des effets spéciaux permet d'utiliser la performance capture pour donner corps à une nouvelle version des Tortues. Toujours experts en arts-martiaux et toujours friands de pizzas, les ninjas sont désormais bodybuildés et super grands, histoire de rivaliser avec les super-héros DC et Marvel.

Les acteurs : Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass) et Chloë Grace Moretz (Hit Girl) (« Kick-Ass », 2010 et « Kick-Ass 2 », 2013).

C'est en avril 2008 que Marvel publie le premier numéro du comic-book « Kick-Ass ». Deux ans plus tard, le film de Matthew Vaughn illustre avec beaucoup de fidélité les sanglantes aventures de ces super-héros sans pouvoirs, mais pleins d'une bonne volonté sauvage. Idem pour la suite, qui ajoute de nouveaux personnages, dont le Colonel Stars and Stripes, incarné par Jim Carrey. Très violents, mais marqués d'un second degré salvateur, les deux films n'ont pas manqué de secouer les ligues de vertu.

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L'acteur : Nicolas Cage (« Ghost Rider », 2007 et « Ghost Rider 2 : L'esprit de vengeance », 2012).

Il fallait bien un acteur de la trempe de Nicolas Cage pour incarner Ghost Rider, alias Johnny Blaze, cet anti-héros emblématique des comics Marvel.

Au cinéma, ce cascadeur ayant pactisé avec le Diable pour sauver la vie de son père, pêche un peu par un excès de zèle, mais trouve la bonne tonalité et le parfait dosage dès le deuxième volet de la franchise. Très fidèles graphiquement parlant, les films s'avèrent néanmoins beaucoup plus légers que les comics.

L'acteur : Vin Diesel (« Les Gardiens de la Galaxie », 2014).

Extraterrestre végétal dont l'apparence rappelle celle d'un arbre, Groot est l'un des personnages les plus appréciés de l'univers des « Gardiens de la Galaxie ». À la base, dans les comics, Groot cherche à se rendre sur Terre afin de capturer et d'étudier les humains. Ce n'est que plus tard, au terme d'une série d'aventures hautes en couleur, que le personnage accepte de rejoindre le camps des gentils.

« Les Gardiens de la Galaxie », de James Gunn, nous présente un Groot déjà gentil. Concernant ses aptitudes, tout l'attirail est là et Groot de se montrer plus qu'à son tour courageux et impressionnant. Fin du fin : il danse remarquablement bien !