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18 photos sur le milieu du BDSM professionnel

La série de photos Kink de Samir Abady pose un regard intime sur la culture BDSM américaine.

Publié le

Samir Abady est un photographe documentaire basé à New York, dont le travail se focalise sur les communautés alternatives et les loisirs en marge. Sa récente série de photos, Kink, plonge dans le monde intime et sensuel du BDSM à New York.

Samir Abady a parlé avec BuzzFeed News des tenants et aboutissants du style de vie BDSM, et comment est né Kink:

«Kink examine les expériences des dominatrix, leurs vies personnelles, leurs personnages professionnels, et le monde flou entre tout cela. Avec ces photos, j'explore les aspects thérapeutiques du BDSM, un acronyme qui signifie Bondage, Discipline, Sadisme et Masochisme. Le but du projet n'est pas de trouver des réponses complètes, mais au moins de comprendre la paix que dégagent les participants des jeux BDSM.»

«L'idée pour ce projet est venue lorsque j'ai pris des photos de visages pour une dominatrix dans un donjon en plein centre de Manhattan. Malgré le décor et les gémissements qui résonnaient dans le couloir éclairé aux chandelles, j'étais obsédé par le fait que je pouvais sentir l'odeur des produits d'entretien. Je voyais quelque chose qui ne correspondait pas au tabou [que l'on s'en fait].»

«La seule requête que j'ai vis-à-vis de mon audience est qu'elle prenne le temps de comprendre ce qu'il se passe dans les photos sans en rejeter immédiatement les sujets. L'histoire de Josh me vient immédiatement à l'esprit.»

«Josh, 25 ans, est né avec un spina-bifida, ce qui lui a paralysé les jambes, et a arrêté son développement physique. Du point de vue de Kink, l'histoire de Josh commence lorsque sa mère l'a découvert dans une situation compromettante il y a de cela plusieurs années. Au lieu de le réprimander ou de l'humilier, elle a discuté avec son fils pour comprendre quels étaient ses désirs.»

Samir Abady

Une demi-heure et un rouleau et demi de ruban adhésif sont nécessaires pour momifier Josh de la tête aux pieds, un procédé qui lui permet de s'échapper à l'intérieur de lui-même.

«Vu qu'ils ne sont pas loin d'un donjon BDSM connu, sa mère les a contactés pour qu'ils commencent à travailler avec son fils. Maîtresse Blunt est arrivée, et depuis ils travaillent ensemble jusqu'à une fois par mois.»

«Ses sessions consistent à le momifier dans du ruban adhésif, le calmer grâce à une méditation guidée (pendant laquelle mon appareil photo est la chose la plus bruyante dans la pièce) puis le ruban est coupé et retiré. Pendant le procédé, Josh se retire à l'intérieur de lui-même, dans un monde de fantaisie.»

«De ce qu'on m'a dit et ce que j'ai vu, ces sessions semblent avoir un résultat profondément positif sur Josh, car elles lui permettent de se réconcilier avec le corps dans lequel il est.»

«C'est facile pour ceux qui sont perdus devant ces actes de les trouver sensationnels ou pire —ça peut parfois l'être, mais cet acte sensationnel provient d'une relation sérieuse entre les dominants et les soumis.»

«Dans les jeux BDSM, il y a des dominants et des soumis, le titre décrivant littéralement le rôle. Mais ce qui est intéressant est la confiance qui existe entre les dominants et les soumis.»

«Cela dit, il y a certaines personnes qui sont comme des interrupteurs, et ont la capacité de se perdre dans n'importe quel rôle. Une des femmes que j'ai photographiée, Maîtresse Margot, est l'une de ces personnes, et elle travaille même parfois comme soumise professionnelle.»

«Si ceci a un sens, il y a une réelle prouesse psychologique, plus que physique, qui est en jeu lorsque les deux acteurs interagissent. Il y a beaucoup de travail de la part de la personne dominante pour faire vivre les fantasmes.»

Samir Abady

Maîtresse Bumpy attache ses amis «vanille» —ceux accoutumés uniquement au sexe conventionnel selon les normes sociales— qui aiment flirter avec la frontière du BDSM.

«Mais généralement, il y a une entente entre les deux personnes. Les soumis ont ce que l'on appelle des limites dures —des choses qu'ils ne veulent pas faire— et c'est le travail du dominant de savoir comment manœuvrer autour des limites et les explorer physiquement et émotionnellement.»

«J'ai l'intention de suivre mes sujets, mais aussi d'en trouver de nouveaux qui représentent des aspects différents de la communauté BDSM. Actuellement, mon projet se compose principalement de femmes, sauf Josh et Tiffany Minx, qui explore son côté féminin dans le monde du BDSM mais vit sa vie quotidienne en tant qu'homme. En développant ce projet, j'essaierai de trouver des sujets qui sont des hommes et qui ont des préférences sexuelles variées. Avec Kink, j'ai toujours eu en tête une série de photos qui, à la fin, seraient compilées en un livre.»

Pour découvrir plus de photographies de Samir Abady, rendez-vous sur son site ici.

Ce post a été traduit de l'anglais.

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