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    18 photos qui font réfléchir à ce que veut dire «être un homme»

    On a le droit de pleurer.

    Maud Fernhout a commencé sa série de photos «Comment pleurent les vrais hommes» un an seulement après avoir débuté sa carrière de photographe. Elle voulait développer un projet qui ébranlerait les stéréotypes de genre. Sa série «Comment rient les vraies femmes» terminée, Maud Fernhout a décidé de continuer ce thème et a entrepris de saisir les émotions de jeunes hommes.

    «Faire une série sur les femmes qui rient m'a ensuite donné l'idée de faire différentes séries avec d'autres émotions "réelles", qui contredisent toutes l'image unidimensionnelle des femmes véhiculée dans les médias», explique Maud Fernhout à BuzzFeed. «Mais lorsque j'ai pensé à un contre-projet basé sur les pleurs, j'ai fini par trouver que mettre des hommes à la place me semblait bien mieux, en s'éloignant un peu du portrait des médias et en s'intéressant plutôt aux stéréotypes de genre en général (qui sont bien sûr également visibles dans les médias).»

    Aditya, 19 ans

    «La raison pour laquelle ils sont tous à peu près du même âge, et la raison derrière tout manque éventuel de diversité dans mon projet, s'explique par l'éventail de mannequins auxquels j'ai accès», dit la photographe, qui habite aux Pays-Bas. «Presque toutes les personnes dans les deux projets vivent sur mon campus, ou alors ce sont des amis proches que ça ne dérangeait pas de faire le voyage pour se faire prendre en photo. Je n'aurais jamais imaginé que le projet allait prendre une telle envergure, je ne suis qu'une étudiante fauchée avec un projet en tête, auquel ses amis et connaissances ont participé avec joie. Ceci dit, avoir une plus grande diversité, c'est quelque chose que j'aurais vraiment envisagé si j'en avais eu l'occasion.»

    Arfor, 19 ans

    «Certains de ces gars (voire même tous) ressentent évidemment ces stéréotypes [liés à la masculinité] et avaient parfois eux-mêmes des problèmes pour pleurer en général, sans parler de le faire devant un appareil photo ou devant une inconnue», a dit Maud. «Alors, d'abord, j'essayais de les détendre en leur donnant une tasse de thé et simplement en parlant avec eux pendant un moment, à propos du projet, s'ils pensaient à des manières de pleurer, s'ils avaient des questions, etc., mais aussi simplement à propos de leurs études ou d'autres sujets qui n'avaient pas de rapport.»

    Bram, 19 ans

    Buckminster, 19 ans

    «Chaque séance était différente, mais les techniques générales pour être sérieux et susciter de l'émotion consistaient à écouter de la musique, regarder des vidéos, rester assis en silence, ou parler de sujets sensibles dans leurs vies», raconte Maud Fernhout à BuzzFeed. «J'essayais de les suivre autant que possible et je continuais de les rassurer sur le fait qu'ils pouvaient prendre leur temps (puisque c'est évidemment bien plus difficile de se forcer à pleurer si vous essayez de faire ça dans un laps de temps comme celui d'une chanson par exemple).»

    Florian, 19 ans

    Franco, 19 ans

    Gijs, 19 ans

    Jip, 20 ans

    Job, 18 ans

    Jochem, 23 ans

    Kevin, 19 ans

    Louis, 19 ans

    Maurits, 19 ans

    Milos, 20 ans

    Pavlo, 20 ans

    Pieter, 18 ans

    Stefano, 19 ans

    Tobias, 18 ans