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    Posted on 19 nov. 2014

    Les 12 plus grosses boulettes de l'Histoire de France

    Oups.

    12. L'uniforme militaire un chouïa trop voyant.

    Via commons.wikimedia.org

    Au début de la Première Guerre mondiale, les soldats français furent envoyés au front vêtus de képis et de pantalons rouge vif ; un uniforme datant du 19ème siècle, complètement inadapté, qui en fit des cibles parfaites pour l'artillerie moderne. Résultat : l'année 1914 fut de loin la plus meurtrière côté français. Il fallut attendre plusieurs mois pour que les autorités militaires prennent conscience du problème et parviennent à remplacer l'intégralité des équipements. Belle réactivité, les gars.

    Niveau : mini-boulette

    11. La bataille d'Azincourt : où l'on découvre que tirer des flèches est plus facile que de manœuvrer des chevaux.

    Via commons.wikimedia.org

    À l'automne 1415, en pleine guerre de Cent Ans, Français et Anglais s'affrontent lors d'une bataille qui reste dans les mémoires comme l'une des pires défaites de l'armée française : Azincourt. D'un côté, une ligne d'archers anglais disciplinés, capables d'envoyer chacun 14 flèches à la minute. Face à eux, un empilage de chevaliers français balourds, surchargés de bannières, emballés dans des armures de 20 kg, leurs montures enlisées dans la boue, sans autre stratégie que de foncer dans le tas comme des bourrins. Pourtant trois fois plus nombreuse que son ennemi, la fine fleur de la chevalerie françoise se trouve bientôt coincée sur un champ de bataille trop étroit, à la merci des pluies de flèches anglaises, sans possibilité de manœuvrer. Avec pour conséquence une véritable boucherie et, accessoirement, la perte de la Normandie.

    Nombre de chevaliers français morts : 6.000

    Nombre de chevaliers anglais morts : 13

    Paye ta stratégie.

    Niveau : fière boulette

    10. La gestion pas très efficace de la Peste noire.

    Via commons.wikimedia.org

    Entre 1347 et 1352, la France, comme le reste de l'Europe, se mange une épidémie de peste dévastatrice. Et comme le reste de l'Europe, vues les connaissances médicales de l'époque, elle réagit n'importe comment. On conseille aux populations d'agiter des plantes aromatiques, de brûler des trognons de choux ou de prendre des bains chauds, on asperge les rues de vin, on pratique la saignée et on administre des laxatifs – ce qui finit d'achever les malades –, on se flagelle, et on massacre même les Juifs (des fois qu'ils seraient responsables). En vain. Le bilan est terrifiant : 40 % de la population française est décimée.

    Niveau : boulette de viande

    9. L'alliance peu pertinente avec l'Autriche.

    Via commons.wikimedia.org

    En 1756, la France de Louis XV effectue un retournement diplomatique assez incompréhensible : elle renonce à son alliance de longue date avec la puissante Prusse pour une alliance avec l'Autriche, son ennemie jurée, poussant la première dans les bras de l'Angleterre. S'en suit une guerre majeure entre la France et l'Angleterre dont les conséquences seront désastreuses. En effet, la France perd la quasi totalité de son premier empire colonial au profit des Anglais : l'Acadie, le Canada, la Louisiane (un tiers des actuels États-Unis), l'Inde et une partie des Antilles.

    Cette alliance en mousse aura donc eu pour résultats : le renforcement de l'Angleterre comme première puissance mondiale, la perte d'influence de la France en Amérique du Nord et dans les Indes, une armée décimée et une dette vertigineuse. Well done !

    Niveau : menue boulette

    8. L'interdiction du protestantisme, ou comment se tirer une balle dans le pied.

    Via commons.wikimedia.org

    En 1685, afin d'assurer l'unité religieuse de son royaume, Louis XIV révoque l'édit de Nantes qui accordait des droits aux protestants français depuis près d'un siècle. Le protestantisme devient donc une religion interdite. Les conséquences de cette décision sont dramatiques : isolement diplomatique, révoltes, guerre civile, massacres... Surtout, elle entraîne l'exil de 20 % des protestants français, soit environ 200.000 personnes. Autant de notables, d'intellectuels, de commerçants ou d'artisans que la France va perdre au profit des autres pays. Probablement l'une des plus grosses boulettes du Roi Soleil.

    Niveau : boulette absolue

    7. Quand les Gaulois provoquent eux-mêmes l'invasion de leur territoire.

    Via commons.wikimedia.org

    Depuis la fin du 2ème siècle avant J.-C., la Gaule est régulièrement menacée d'invasion par les peuples germaniques. En - 58, certaines tribus gauloises demandent à Rome de les aider à contenir une énième agression. Commandées par un certain Jules César, les troupes romaines interviennent aux côtés des Gaulois et parviennent à repousser les Germains. César, conforté par ce succès militaire et par son alliance avec les tribus qui l'ont sollicité, utilise alors le prétexte des incursions germaniques... pour conquérir le reste de la Gaule !

    Si les Romains ont mis le pied en Gaule et n'en sont jamais partis, c'est donc d'abord parce que les Gaulois eux-mêmes les ont appelés à la rescousse. Malin le Romain.

    Niveau : boulette antique

    6. La vente de la Louisiane.

    Via commons.wikimedia.org

    En 1800, la France récupère une grande partie de l'immense Louisiane, qu'elle avait perdue près d'un demi-siècle plus tôt au profit des Anglais et des Espagnols. Le territoire acquis s'étend des Rocheuses à l'ouest jusqu'au Mississippi à l'est, ce qui correspond à plus de 2 millions de km². Or, trois ans plus tard, Napoléon décide de le revendre aux États-Unis pour une bouchée de pain, afin de financer ses guerres en Europe. Au-delà du renoncement de la France à une bonne partie du continent américain, la transaction enrichira beaucoup les banques anglaises auprès desquelles les États-Unis devront emprunter. Tout cela pour financer un Empire qui s'effondrera quelques années plus tard. Finalement, tout le monde s'y retrouve, sauf les Français. Dommage.

    Niveau : maxi-boulette

    5. La nuit d'infidélité qui entraîna une guerre de 116 ans.

    Via commons.wikimedia.org

    En 1152, le roi de France Louis VII, soupçonnant d'adultère son épouse Aliénor, demande au pape l'annulation de son mariage et l'obtient. Cette décision entraîne illico la perte de la Guyenne, de la Saintonge, de l'Angoumois, du Poitou, du Limousin, du Périgord et de la Gascogne que la gente dame lui avait apportés en dot. Ce paquet de territoires perdus est aussitôt récupéré par le roi d'Angleterre, dans les bras de qui Aliénor est partie se consoler. Sacrebleu ! La situation renforce la légitimité de la couronne anglaise à revendiquer le trône de France. Une rivalité qui débouchera, deux siècles plus tard, sur la guerre de Cent Ans. Ça fait cher l'infidélité.

    Niveau : boulette royale

    4. Le plan secret le plus foireux du 20ème siècle.

    Via commons.wikimedia.org

    En 1956, le Royaume-Uni, la France et Israël fomentent un plan secret en réponse à la nationalisation du canal de Suez par l'Égypte de Nasser. Le projet : déclencher une guerre entre Israël et l'Égypte, en réponse à quoi la France et le Royaume-Uni réclameront le retrait des troupes et interviendront pour rétablir la paix... et récupérer le contrôle du canal au passage. Le plan fonctionne comme sur des roulettes jusqu'à ce que l'URSS et les États-Unis s'en mêlent. Les deux superpuissances réclament le retrait des forces franco-britanniques, les soviétiques allant même jusqu'à menacer les trois comploteurs de riposte nucléaire. La France et le Royaume-Uni rentrent chez elles la queue entre les jambes. Bilan : décrédibilisation internationale et montée de l'antioccidentalisme.

    Niveau : boulette de compétition

    3. Quand le renvoi d'un ministre populaire déclenche une Révolution.

    Via commons.wikimedia.org

    Le 11 juillet 1789, Louis XVI décide de renvoyer le baron de Necker, directeur général des finances. Problème : ce ministre, à qui le roi reproche d'être trop antilibéral, est extrêmement populaire, car ses positions en faveur du tiers état lui ont façonné une image de patriote. Son départ provoque un soulèvement du peuple de Paris qui aboutit à la prise de la Bastille, le 14 juillet. C'est donc l'un des éléments déclencheurs de la Révolution française, qui va bouleverser le destin de l'Europe. Et ça s'appelle l'effet papillon.

    Niveau : boulette de bronze

    2. La drôle de guerre (on en rit encore...).

    Via commons.wikimedia.org

    Septembre 1939, quelques jours après le début de la Seconde Guerre mondiale.

    L'immense majorité des forces allemandes est tournée vers l'est, où elle mène la campagne de Pologne qui a conduit les Alliés à déclarer la guerre. Tout l'état-major nazi est concentré sur cette invasion éclair qui l'oblige à négliger dangereusement le front de l'ouest, laissé presque sans défense. Les Français profitent de l'occasion pour lancer une offensive militaire : l'opération Sarre. Deux jours plus tard, ils entrent en Allemagne, où ils ne rencontrent aucune résistance. Décontenancés, ils décident de se replier vers la ligne Maginot, renonçant à ce qui apparaîtra plus tard comme une occasion unique et inespérée de contrer le Troisième Reich. C'est le début de la « drôle de guerre », une période de huit mois durant laquelle plus aucune offensive ne sera engagée, chaque camp se trouvant retranché derrière ses lignes.

    Un général allemand estimera plus tard que s'ils avaient poursuivi leur avancée, les Français auraient pu atteindre le Rhin en seulement deux semaines, et la Seconde Guerre mondiale aurait peut-être connu une issue bien différente...

    Niveau : boulette d'argent

    1. Le plat de fraises qui provoqua la chute d'un Empire

    Via commons.wikimedia.org

    Avez-vous déjà entendu parler d'Emmanuel de Grouchy ? Non ? Eh bien c'est (en partie) à cause de lui que les Français ont pris si cher à Waterloo.

    Lors de la célèbre bataille du 18 juin 1815, le maréchal Grouchy est à la tête d'une armée de quelque 30.000 hommes. Détaché à 20 km de Waterloo afin de poursuivre les Prussiens, et alors que des bruits de canons annoncent au loin le début de la bataille, l'ami Grouchy entame son déjeuner à la terrasse d'une auberge. Il déguste un plat de fraises lorsque le général Gérard l'informe de la situation et l'enjoint à conduire ses soldats vers le lieu des combats. Malgré les sollicitations répétées de son adjoint, Grouchy ne juge pas utile d'écourter son dessert et refuse d'intervenir, privant ainsi Napoléon d'un renfort qui aurait pu renverser le cours de la bataille.

    Les conséquences furent incalculables : déroute de l'armée française, abdication de Napoléon Ier, chute du Premier Empire. Bien joué Manu !

    Niveau : boulette d'or

    BuzzFeed Daily

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