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    Posted on 22 juin 2017

    19 vraies héroïnes de la Première Guerre mondiale qui n'ont rien à envier à Wonder Woman

    Wonder Woman n'a rien inventé.

    1. La princesse Eugénie Mikhailovna Shakhovskaya, qui est devenue la première femme pilote militaire en 1914.

    Bain News Service / Via en.wikipedia.org

    La princesse Eugénie était la cousine du tsar russe Nicolas II, et ils ont eu l'une des querelles familiales les plus improbables. Comme elle était riche, elle a financé elle-même ses propres leçons de pilotage et a commencé à faire des missions de reconnaissance pour son cousin Nico, mais ce dernier a fini par l'accuser de trahison et la condamner à mort! Elle fut libérée durant la révolution russe, avant de finir addict à la drogue et de mourir au cours d'une fusillade entre collègues provoquée par les stupéfiants. Queen Eugénie, reposez en paix.

    2. Edith Cavell, une infirmière de la Croix-Rouge qui est devenue un symbole pour les troupes alliées lorsqu'elle a été exécutée par les Allemands à 49 ans pour avoir aidé les soldats alliés à quitter le territoire ennemi.

    Virginia Commonwealth Libraries / Via gallery.library.vcu.edu

    Edith a pris d'énormes risques en aidant à faire passer des soldats alliés aux Pays-Bas depuis son hôpital. La plupart de ses camarades ont été condamnés aux travaux forcés à leur arrestation, mais elle fut condamnée au peloton d'exécution. De façon un peu inattendue, la propagande britannique l'a dépeinte comme plus jeune et plus jolie pour émouvoir les soldats. On estime que son décès a conduit au ralliement de près de 40.000 recrues supplémentaires.

    3. Gabrielle Petit, espionne alliée responsable de l'échange d'informations au sujet de la 6e armée allemande.

    Royal Museum of the Armed Forces and Military History, Documentation Centre / Via encyclopedia.1914-1918-online.net

    Gabrielle Petit n'en avait rien à faire d'avoir été arrêtée et ne s'est pas gênée pour le faire savoir à l'Allemagne. On dit d'elle qu'elle fut d'une «extrême insolence» lors de son procès et qu'elle refusa de signer le document de la justice militaire allemande signifiant sa répudiation. Sa mort fut franchement ignorée, car l'Allemagne ne voulait pas d'un nouveau «cas Edith Cavell».

    4. Marthe Cnockaert, qui fut une agente double pour les forces alliées et restitua son expérience d'espionne dans des romans.

    Unknown / Via womenheroesofwwi.blogspot.com

    Marthe Cnockaert était à l'origine une infirmière au service de l'Allemagne mais elle prit un virage à 180 degrés après avoir reçu la Croix de Fer. Elle passa du soin des soldats à l'organisation du meurtre d'un espion allemand et l'explosion d'un dépôt de munitions allemandes. Plus tard, elle rédigea I Was a Spy! (J'étais une espionne!), dont elle fit parvenir une copie à Winston Churchill.

    5. Maria Leontievna Bochkareva, qui a fondé le «bataillon de la mort» féminin dans l'armée russe.

    Unknown / Via en.wikipedia.org

    Malgré l'hostilité (lire: la misogynie) de ses homologues masculins, Maria fut reconnue trois fois pour sa bravoure et a un jour tué un soldat allemand de sa seule baïonnette. Imaginez-vous pointer un type avec ce petit machin au milieu d'une bataille. Dans To End All Wars: A Story of Loyalty and Rebellion, Adam Hochschild raconte que quand elle a mis sur pieds le «bataillon de la mort» féminin, les recrues «se rasaient la tête, dormaient sur des planches durant l'entraînement, enduraient les mêmes peines corporelles que les soldats russes masculins et portaient un insigne de crâne et d'os».

    6. Flora Sandes était la seule femme britannique à se battre (officiellement) en tant que soldate durant la Première Guerre mondiale.

    Library of Congress / Via cdn.loc.gov

    Selon Flora Sandes, rejoindre l'armée serbe fut plutôt facile. Elle fut séparée de son unité d'infirmerie lors d'un stationnement et s'est retrouvée dans une section proche. Elle savait monter à cheval et tirer à l'arme à feu, comme une dame, si bien que les autres soldats ont pensé qu'elle faisait partie des troupes.

    7. Elisabeth de Bavière, reine de Belgique, qui a reçu le titre de «Reine infirmière» pour ses soins et son attention portée aux troupes alliées.

    Bild Bundesarchiv / Via encyclopedia.1914-1918-online.net

    Elisabeth de Bavière fut probablement la femme aux origines allemandes la plus aimée durant la Première Guerre mondiale. Elle a transformé le Palais royal de Bruxelles en un hôpital de la Croix-Rouge de 200 lits, équipé d'appareils à rayons X et de salles d'opération. Elle fit de même avec un hôtel abandonné et se rendait fréquemment auprès des soldats blessés.

    8. La reine Elizabeth, la reine mère, qui a transformé sa maison en hôpital après avoir découvert que la guerre avait été déclarée le jour de son anniversaire.

    Richard Stone / Via en.wikipedia.org

    À l'occasion de ce qui fut sans doute l'anniversaire le plus triste du monde, la guerre a été annoncée à la fin d'un spectacle de vaudeville auquel assistait Elizabeth. Alors qu'elle n'avait que 14 ans, elle s'est comportée d'une manière héroïque, faisant des courses pour des soldats blessés et sauvant des flammes sa maison transformée en hôpital lors d'un énorme incendie en 1916. Chapeau bas à la reine mère.

    9. Anna Coleman Ladd, qui mit à profit ses talents d'artistes pour sculpter de nouveaux visages aux soldats blessés au combat.

    Unknown / Via rarehistoricalphotos.com

    Anna Coleman Ladd quitta le Massachusetts pour Paris pour se consacrer à ce qui était, essentiellement, de la reconstruction faciale. Elle allait jusqu'à inclure des détails comme des moustaches ou des encoches dans les lèvres pour tenir les cigarettes des soldats blessés. Chaque masque lui prenait un mois de travail, mais la dame changeait des vies!

    10. Dorothy Lawrence, qui s'est fait passer pour un homme pour se faire enrôler dans l'armée britannique.

    Unknown / Via teachingenglish.org.uk

    Au départ, Dorothy Lawrence était une simple journaliste. Se retrouver dans les tranchées n'était pas une partie de plaisir, mais elle l'a fait pendant près de deux semaines pour son travail. Malheureusement, l'armée britannique ne lui a pas permis de sortir l'article qu'elle préparait avant la fin de la guerre. Elle a fini seule et sans le sou dans un refuge, au lieu de récolter la gloire de ses exploits.

    11. La docteure Elsie Inglis, qui a créé la première unité médicale féminine durant la guerre, et a voyagé partout. Elle a même été faite prisonnière par les Allemands.

    Wellcome Library, London / Via thelancet.com

    La docteure Inglis était le genre de médecin avec qui on a envie d'être embarqué durant la guerre. En plein milieu d'un bombardement assourdissant, elle s'est ainsi tournée vers son ami et lui a fait remarquer: «Nous vivons des choses pas banales, n'est-ce pas?»

    12. Lenah Higbee, qui a fondé le corps infirmier de la marine américaine avec 19 autres femmes et est ainsi devenue la première femme à recevoir la Croix navale.

    Arlington National Cemetery / Via news.usni.org

    Lenah Higbee et ses 19 compagnes, infirmières rebelles, était connues sous le nom des «20 sacrées». Elle a voyagé partout dans le monde pour former des infirmières et soigner des patients. Elle est devenue la seconde surintendante du corps infirmier après Esther Hasson. La marine a baptisé l'un de ses navires de guerre Higbee en 1945, le premier à porter le nom d'une infirmière de la marine. Baptême tardif, mais mieux vaut tard que jamais!

    13. Annie Besant, qui pensait que le début de la Première Guerre serait le moment idéal pour défendre l'autonomie indienne.

    Flickr user dangoat/Allister / Via Flickr: 32409501@N07

    Annie Besant était une sorte d'électron libre amatrice de socialisme et d'une religion marginale appelée théosophie. Elle a déménagé en Inde et a mis à profit son énergie militante pour défendre les réformes religieuses, scolaires et sociales. Elle était d'avis que l'indépendance de l'Inde améliorerait les relations entre l'Inde et le Royaume-Uni en temps de guerre. Les membres du Congrès n'étaient pas de cet avis.

    14. Virginia Gildersleeve, qui a mis en place l'un des premiers camps de l'Armée de Terre des femmes à Bedford, à New York, pour les étudiants et les anciens élèves du collège Barnard.

    Geoff Charles / Via aauw.org

    Même si Virginia Gildersleeve était une rate des villes, elle avait bien compris que les jeunes femmes pouvaient se révéler une ressource précieuse pour les agriculteurs. Le gouvernement était peu enthousiaste *baillements* à l'idée d'organiser une agriculture gérée par des femmes, et Virginia Gildersleeve se chargea seule d'unifier ces petites factions de «farmerettes» qu'on allait ensuite appeler l'Armée de Terre des femmes. Une histoire classique de nanas qui font bouger les choses.

    15. Idella Purnell, qui a rejoint l'Armée de Terre des femmes à l'âge de 17 ans et a rapidement fait carrière et obtenu le grade de capitaine.

    US Department of Agriculture / Via Flickr: usdagov

    Un jour, Idella Purnell a grondé un ouvrier qui ne sélectionnait pas suffisamment les raisins et lui a dit: "Une mauvaise grappe de raisins ruine une boîte entière, et ça équivaut à tirer au canon sur nos soldats.» Par la suite, elle est devenue une écrivaine célèbre, a travaillé au journal The Occident, et est devenue brièvement directrice du Centre de dianétique et de scientologie.

    16. Les «Hello Girls», aux commandes des centrales téléphoniques (littéralement) sous les balles.

    Sgt. Abbot, United States Army Signal Corps / Via en.wikipedia.org

    C'étaient des Américaines bilingues engagées parce que les soldats américains détestaient les opérateurs français locaux. Ils n'appréciaient pas l'accent des femmes françaises et leur tendance à vouloir échanger des plaisanteries pendant la bataille. Les Hello Girls, en revanche, étaient souvent elles-mêmes sous les balles, mais elles n'ont obtenu le statut de vétéran qu'en 1979. Merle Egan Anderson a milité 60 ans (!!) pour obtenir ce statut. À ce moment, la majorité des Hello Girls n'étaient déjà plus en vie.

    17. L'opératrice en chef Grace Banker qui est restée dans un immeuble de huit étages en feu pour ne pas quitter son poste aux commandes d'une centrale téléphonique durant la guerre.

    U.s. Army Signal Corp Archives. / Via en.wikipedia.org

    Imaginez-vous rester au cœur d'un incendie, en pleine zone de conflit, pour transférer des appels sur l'un de ces vieux panneaux de commandes couverts de fils. Ce n'est pas le genre de choses que je ferais personnellement, mais Grace Banker était une vraie patriote. Plus tard, elle a reçu de l'armée une médaille de distinction pour services rendus.

    18. Loretta Perfectus Walsh, qui devint la première femme américaine à être une membre active de la marine grâce à une faille dans le Naval Act de 1916 (13000 autres femmes se sont ainsi inscrites!).

    The U.S. National Archives and Records Administration / Via archives.gov

    Le secrétaire de la marine Josephus Daniels a littéralement ouvert les portes de la marine aux femmes en faisant remarquer que rien dans le Naval Act n'avait jamais spécifié que seuls les hommes pouvaient rejoindre les forces réservistes. Un détail technique bienvenu pour Loretta Perfectus Walsh qui allait lui permettre de devenir la première officière de l'histoire de la marine. Merci Josephus.

    19. Bella Raey, qui devint une joueuse de football très connue tandis qu'elle œuvrait aux efforts de guerre comme «munitionnette».

    Yvonne Crawford / Via donmouth.co.uk

    En Angleterre, on appelait «munitionnettes» les femmes qui travaillaient dans les (très dangereuses) usines de munitions. La Munitionettes Cup était une compétition de football organisée pour stimuler le moral des travailleuses, payées moins que les hommes et dont la peau devenait jaune suite à l'exposition à l'acide nitrique. Une étrange et bien maigre compensation. Néanmoins, l'équipe de Bella resta invaincue et elle marqua 133 buts durant leur saison gagnante.

    Ce post a été traduit de l'anglais.

    BuzzFeed Daily

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