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Voici comment apprendre à vos enfants à ne pas avoir de comportements racistes

Apprendre à ne pas voir la couleur de peau n'est pas la meilleure approche pour élever des enfants antiracistes.

Publié le

Les adultes pensent souvent devoir éviter de parler de couleur de peau ou de racisme avec de jeunes enfants parce que cela leur ferait remarquer lesdites couleurs et devenir racistes. En fait, c'est le contraire.

Lorsque les adultes ne parlent pas de couleur de peau ou utilisent une rhétorique «sans couleur», ils renforcent les préjugés raciaux chez les enfants1. Dès leur plus jeune âge, les enfants remarquent les schémas – qui semble habiter où, les types d'habitations qu'ils voient lorsqu'ils traversent différents quartiers, qui est le personnage le plus attirant dans les films qu'ils regardent, qui semble avoir un emploi ou un rôle précis dans un cabinet médical, à l'école, au supermarché, et ainsi de suite – et ils essaient d'établir des «règles» pour expliquer ce qu'ils voient. Le silence des adultes concernant ces schémas et le racisme structurel qui fait qu'ils existent, ajoutés au discours sur la réussite individuelle, omniprésent, qui dit que tout le monde peut arriver à n'importe quoi en travaillant dur, fait que les enfants déduisent que les schémas qu'ils voient «doivent avoir été causés par des différences inhérentes importantes entre les groupes» 2. En d'autres termes, les jeunes enfants déduisent que les inégalités raciales qu'ils voient sont naturelles et justifiées.
Zachary Gibson / BuzzFeed

Lorsque les adultes ne parlent pas de couleur de peau ou utilisent une rhétorique «sans couleur», ils renforcent les préjugés raciaux chez les enfants1. Dès leur plus jeune âge, les enfants remarquent les schémas – qui semble habiter où, les types d'habitations qu'ils voient lorsqu'ils traversent différents quartiers, qui est le personnage le plus attirant dans les films qu'ils regardent, qui semble avoir un emploi ou un rôle précis dans un cabinet médical, à l'école, au supermarché, et ainsi de suite – et ils essaient d'établir des «règles» pour expliquer ce qu'ils voient. Le silence des adultes concernant ces schémas et le racisme structurel qui fait qu'ils existent, ajoutés au discours sur la réussite individuelle, omniprésent, qui dit que tout le monde peut arriver à n'importe quoi en travaillant dur, fait que les enfants déduisent que les schémas qu'ils voient «doivent avoir été causés par des différences inhérentes importantes entre les groupes» 2. En d'autres termes, les jeunes enfants déduisent que les inégalités raciales qu'ils voient sont naturelles et justifiées.

En plus, le comportement adulte – dire «ça n'est pas gentil» ou «on ne parle pas des gens» quand un enfant pose une question sur la couleur de peau de quelqu'un, par exemple – apprend aux enfants qu'ils ne doivent jamais parler de couleur de peau, ce qui les pousse à tirer eux-mêmes des conclusions. Malgré nos bonnes intentions, lorsque nous ne parlons pas ouvertement d'inégalités raciales dans notre société avec nos enfants, nous contribuons au développement de leurs préjugés raciaux, et des études ont montré qu'ils apparaissent entre 3 et 5 ans3.
Zachary Gibson / BuzzFeed

En plus, le comportement adulte – dire «ça n'est pas gentil» ou «on ne parle pas des gens» quand un enfant pose une question sur la couleur de peau de quelqu'un, par exemple – apprend aux enfants qu'ils ne doivent jamais parler de couleur de peau, ce qui les pousse à tirer eux-mêmes des conclusions. Malgré nos bonnes intentions, lorsque nous ne parlons pas ouvertement d'inégalités raciales dans notre société avec nos enfants, nous contribuons au développement de leurs préjugés raciaux, et des études ont montré qu'ils apparaissent entre 3 et 5 ans3.

Mais alors, que faut-il faire, que faut-il dire ? Comment parler aux enfants de choses complexes comme le racisme systémique et les inégalités sociétales ? Ça dépendra de l'âge de vos enfants, de leur couleur de peau, et de leur environnement social (et j'ai inclus des liens vers des ressources parlant de situations spécifiques à la fin de cet article), mais il y a plusieurs choses que tous les adultes peuvent faire.

Zachary Gibson / BuzzFeed

1. Tout d'abord, renseignez-vous et instruisez-vous sur les questions d'inégalités systémiques, de racisme d'État, d'inégalités raciales, de colonisation, etc. Il faut que vous soyez à l'aise avec ces concepts et ce qu'ils impliquent et que vous soyez à l'aise à l'idée d'en parler.

Si vous ne pouvez pas expliquer à un autre adulte pourquoi ces schémas d'inégalités raciales existent et persistent, il vous sera impossible de l'expliquer à un enfant de 4 ans. Il y a effectivement des façons adaptées pour expliquer le racisme structurel et les préjugés implicites aux jeunes enfants, mais les adultes doivent d'abord eux-mêmes comprendre ces concepts. Ça n'est sûrement pas de votre faute si on ne vous a pas appris ces choses, mais c'est votre responsabilité de faire ce qu'il faut pour en apprendre davantage aujourd'hui. Si vous n'avez pas l'habitude de penser et de parler de ces choses dans votre quotidien, faites un véritable effort pour le faire.
Zachary Gibson / BuzzFeed

Si vous ne pouvez pas expliquer à un autre adulte pourquoi ces schémas d'inégalités raciales existent et persistent, il vous sera impossible de l'expliquer à un enfant de 4 ans. Il y a effectivement des façons adaptées pour expliquer le racisme structurel et les préjugés implicites aux jeunes enfants, mais les adultes doivent d'abord eux-mêmes comprendre ces concepts. Ça n'est sûrement pas de votre faute si on ne vous a pas appris ces choses, mais c'est votre responsabilité de faire ce qu'il faut pour en apprendre davantage aujourd'hui. Si vous n'avez pas l'habitude de penser et de parler de ces choses dans votre quotidien, faites un véritable effort pour le faire.

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2. Posez des questions.

Si un enfant dit quelque chose qui vous frappe comme étant raciste ou ayant des connotations racistes, essayez de comprendre son cheminement au lieu de le ou de la faire taire. Lui demander «Qu'est-ce qui te fait croire ça ?» vous aidera vraiment à comprendre d'où vient son idée. Par exemple, si un jeune enfant qui n'a pas la peau blanche dit qu'il veut être blanc, vous pourriez présumer qu'il rejette sa propre identité. Cependant, en lui demandant ce qui lui fait dire ça, vous pourriez apprendre que l'enfant veut devenir docteur, qu'il n'a vu que des docteurs blancs, et qu'il en a donc déduit qu'une personne devait être blanche pour devenir docteur. Une fois que vous comprenez le cheminement qu'a fait l'enfant pour dire ça, vous pouvez faire ce qu'il faut pour changer sa perception en lui présentant des docteurs qui ne sont pas blancs ou en en trouvant des représentations dans les médias. S'il est difficile de trouver ces représentations, vous pourrez expliquer à votre enfant pourquoi ces images sont difficiles à trouver.
Zachary Gibson / BuzzFeed

Si un enfant dit quelque chose qui vous frappe comme étant raciste ou ayant des connotations racistes, essayez de comprendre son cheminement au lieu de le ou de la faire taire. Lui demander «Qu'est-ce qui te fait croire ça ?» vous aidera vraiment à comprendre d'où vient son idée. Par exemple, si un jeune enfant qui n'a pas la peau blanche dit qu'il veut être blanc, vous pourriez présumer qu'il rejette sa propre identité. Cependant, en lui demandant ce qui lui fait dire ça, vous pourriez apprendre que l'enfant veut devenir docteur, qu'il n'a vu que des docteurs blancs, et qu'il en a donc déduit qu'une personne devait être blanche pour devenir docteur. Une fois que vous comprenez le cheminement qu'a fait l'enfant pour dire ça, vous pouvez faire ce qu'il faut pour changer sa perception en lui présentant des docteurs qui ne sont pas blancs ou en en trouvant des représentations dans les médias. S'il est difficile de trouver ces représentations, vous pourrez expliquer à votre enfant pourquoi ces images sont difficiles à trouver.

3. Utilisez le concept d'équité.

Si vous avez l'habitude de passer du temps avec des enfants en bas âge, alors vous savez qu'ils sont très intéressés par ce qui est juste et ce qui ne l'est pas ! Vous pouvez utiliser ce sens aigu de la justice pour vous aider à expliquer que les schémas qu'ils voient sont vraiment injustes, ainsi que pour essayer de les aider à corriger leurs idées fausses. Les enfants constatent des schémas dans le monde qui les entoure et c'est votre opportunité pour les aider à réfléchir de façon critique à ce qu'ils voient, plutôt que d'accepter ces choses comme des règles ou des évidences. Faites-leur remarquer les choses de tous les jours qui vous énervent parce qu'elles ne sont pas justes – que vous ne voyez pas assez d'enfants racisés dans les livres de la bibliothèque, par exemple – et expliquez aux enfants pourquoi vous pensez que ces choses ne sont pas justes. Mais nous n'agirions pas de façon responsable si nous parlions aux enfants d'injustices sans aussi parler d'espoir et de comment faire avancer les choses. Ce qui nous amène à...
Zachary Gibson / BuzzFeed

Si vous avez l'habitude de passer du temps avec des enfants en bas âge, alors vous savez qu'ils sont très intéressés par ce qui est juste et ce qui ne l'est pas ! Vous pouvez utiliser ce sens aigu de la justice pour vous aider à expliquer que les schémas qu'ils voient sont vraiment injustes, ainsi que pour essayer de les aider à corriger leurs idées fausses. Les enfants constatent des schémas dans le monde qui les entoure et c'est votre opportunité pour les aider à réfléchir de façon critique à ce qu'ils voient, plutôt que d'accepter ces choses comme des règles ou des évidences. Faites-leur remarquer les choses de tous les jours qui vous énervent parce qu'elles ne sont pas justes – que vous ne voyez pas assez d'enfants racisés dans les livres de la bibliothèque, par exemple – et expliquez aux enfants pourquoi vous pensez que ces choses ne sont pas justes. Mais nous n'agirions pas de façon responsable si nous parlions aux enfants d'injustices sans aussi parler d'espoir et de comment faire avancer les choses. Ce qui nous amène à...

4. Faites bouger les choses !

Cherchez activement des exemples antiracistes autour de vous et dans la société, et présentez ces exemples aux jeunes enfants. Montrez aux enfants que, bien que nous soyons confrontés à des problèmes troublants dans notre société, il y a (et il y a toujours eu) des gens et des associations qui travaillent tous les jours pour changer les choses de façon positive. Montrez aux enfants qu'ils peuvent eux aussi aider ! Pour reprendre l'exemple du dessus – que les personnages de couleur sont sous-représentés ou mal représentés dans la littérature pour enfants4 – vous et vos enfants pourriez travailler avec d'autres familles pour créer une liste de livres que vous pourriez faire acheter et faire mettre en avant par votre bibliothèque municipale, et peut-être même travailler avec la bibliothèque pour développer une programmation et une collection plus inclusives. Vous pouvez aussi chercher des associations près de chez vous qui travaillent déjà en faveur de la justice sociale et contre le racisme.
Zachary Gibson / BuzzFeed

Cherchez activement des exemples antiracistes autour de vous et dans la société, et présentez ces exemples aux jeunes enfants. Montrez aux enfants que, bien que nous soyons confrontés à des problèmes troublants dans notre société, il y a (et il y a toujours eu) des gens et des associations qui travaillent tous les jours pour changer les choses de façon positive. Montrez aux enfants qu'ils peuvent eux aussi aider ! Pour reprendre l'exemple du dessus – que les personnages de couleur sont sous-représentés ou mal représentés dans la littérature pour enfants4 – vous et vos enfants pourriez travailler avec d'autres familles pour créer une liste de livres que vous pourriez faire acheter et faire mettre en avant par votre bibliothèque municipale, et peut-être même travailler avec la bibliothèque pour développer une programmation et une collection plus inclusives. Vous pouvez aussi chercher des associations près de chez vous qui travaillent déjà en faveur de la justice sociale et contre le racisme.

5. Liez le passé au présent et au futur.

Les adultes enseignent souvent aux enfants que la situation était horrible, mais que grâce à de nombreux mouvements antiracistes (la marche des Beurs en France, ou aux États-Unis Martin Luther King, Rosa Parks, etc.) et à des héros des droits civiques, nous avons de la chance que le monde ne soit plus comme il était. Même si ce n'est pas l'intention de ce message, les enfants retiennent souvent que ce qui reste de racisme dans nos sociétés est donc limité aux actions de quelques individus, puisque certaines personnes ou mouvements ont «réglé» le problème du racisme. Comment pouvons-nous aider les enfants à comprendre pourquoi les injustices raciales existent encore aujourd'hui, alors que des progrès ont été faits ?

Une façon d'aider les jeunes enfants à comprendre le problème complexe du racisme systémique est d'utiliser une activité avec une «toile d'araignée». Donnez des pelotes de ficelle aux enfants et demandez-leur de parcourir la pièce en déroulant leur pelote afin de créer une toile très emmêlée. Une fois qu'ils ont terminé, demandez-leur de la démêler. Ils constateront rapidement qu'il est bien plus difficile de démêler la toile que de la faire. Expliquez-leur ensuite qu'essayer de rendre la société plus juste ressemble beaucoup au démêlage de la toile. Les injustices de notre pays s'emmêlent depuis très longtemps – avant la naissance de leurs parents, avant la naissance de leurs grands-parents, avant la naissance des grands-parents de leurs grands-parents – et bien que des champions de la justice sociale aient fait beaucoup de démêlage, il en reste beaucoup à faire. Et il faudra que nous nous y mettions tous pour le faire ! Ensuite, à chaque fois que vous et vos enfants vous mobiliserez contre les inégalités, vous pourrez leur expliquer que vous essayé d'aider à démêler un peu la toile. Bien sûr, vous devrez leur expliquer qu'il faudra plus de temps pour démêler les injustices de votre pays que la toile qu'ils ont faite, mais que, tout comme leur toile, ce sont les gestes de tous les jours qui aideront à les démêler avec le temps. (Si vous ne voulez pas d'une grande toile dans votre maison, ou si vous faites cette activité avec un seul enfant, quelque chose comme un bracelet brésilien ou un métier à tisser pourra également faire l'affaire.)

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6. Montrez le bon exemple aux enfants.

Comme vous le savez sûrement, les enfants n'adhèrent pas souvent à l'approche du «fais ce que je dis, pas ce que je fais». Si vous dites que quelque chose est important, mais que vos enfants ne vous voient pas agir en fonction de ça, ils savent que ça n'est pas très important pour vous. Par exemple, si vous dites qu'il est important d'avoir un groupe d'amis aux origines, croyances et milieux divers, mais que vos enfants ne voient qu'un seul type de personnes chez vous, ils savent que vous n'en avez pas fait une priorité dans votre vie, alors pourquoi devraient-ils le faire ? C'est également vrai pour des choses comme choisir des médias qui combattent les préjugés ou dénoncent les injustices raciales. Nous pouvons dire aux enfants que ces choses sont importantes, mais nous devons également leur montrer l'exemple. Une façon de le faire est de reconnaître les problèmes liés au racisme de façon directe, réfléchie, et respectueuse. Vous pouvez également leur montrer qu'il est normal de ne pas toujours avoir les réponses. S'ils vous posent une question sur la couleur de peau, le racisme, ou les injustices raciales à laquelle vous n'avez pas la réponse, dites-leur que vous pensez que c'est une très bonne question et que c'est quelque chose que vous aimeriez mieux comprendre vous aussi. Ensuite, en fonction de leurs âges, vous voudrez faire des recherches sur la question et y revenir plus tard, ou même faire les recherches avec eux. Dans tous les cas, vous créez un engagement ouvert, réfléchi et respectueux autour des problèmes sensibles, plutôt que de couper court à la conversation.
Zachary Gibson / BuzzFeed

Comme vous le savez sûrement, les enfants n'adhèrent pas souvent à l'approche du «fais ce que je dis, pas ce que je fais». Si vous dites que quelque chose est important, mais que vos enfants ne vous voient pas agir en fonction de ça, ils savent que ça n'est pas très important pour vous. Par exemple, si vous dites qu'il est important d'avoir un groupe d'amis aux origines, croyances et milieux divers, mais que vos enfants ne voient qu'un seul type de personnes chez vous, ils savent que vous n'en avez pas fait une priorité dans votre vie, alors pourquoi devraient-ils le faire ? C'est également vrai pour des choses comme choisir des médias qui combattent les préjugés ou dénoncent les injustices raciales. Nous pouvons dire aux enfants que ces choses sont importantes, mais nous devons également leur montrer l'exemple. Une façon de le faire est de reconnaître les problèmes liés au racisme de façon directe, réfléchie, et respectueuse. Vous pouvez également leur montrer qu'il est normal de ne pas toujours avoir les réponses. S'ils vous posent une question sur la couleur de peau, le racisme, ou les injustices raciales à laquelle vous n'avez pas la réponse, dites-leur que vous pensez que c'est une très bonne question et que c'est quelque chose que vous aimeriez mieux comprendre vous aussi. Ensuite, en fonction de leurs âges, vous voudrez faire des recherches sur la question et y revenir plus tard, ou même faire les recherches avec eux. Dans tous les cas, vous créez un engagement ouvert, réfléchi et respectueux autour des problèmes sensibles, plutôt que de couper court à la conversation.

7. Encouragez la réflexion complexe et critique.

Les très jeunes enfants sont enclins à quelque chose que les psychologues spécialisés dans le développement appellent le «raisonnement transductif», ce qui les pousse à penser que si des personnes sont semblables d'une certaine façon (comme la couleur de peau), alors elles doivent être semblables d'autres façons (comme les capacités)5. Ça peut créer des raisonnements comme : «J'ai la peau brune et je colorie bien, donc les personnes à la peau brune colorient bien.» Il est facile de voir comment cette façon de penser peut mener à des préjugés racistes, il est donc important d'apprendre aux jeunes enfants à réfléchir de façon plus complexe. En fait, des recherches ont montré que lorsque l'on apprend aux enfants à faire attention à plusieurs caractéristiques d'une personne à la fois, ils ont moins de préjugés6. Aidez donc vos enfants à penser aux gens de manière plus complexe. Est-ce qu'un membre de la famille ou un ami a la même couleur de peau ou la même origine qu'eux, mais aime des choses différentes ? Est-ce qu'un membre de la famille ou un ami n'a pas la même couleur de peau ou origine qu'eux, mais aime des choses similaires ? Encourager vos enfants à penser aux gens de façon multidimensionnelle peut les aider à avoir moins de préjugés.
Zachary Gibson / BuzzFeed

Les très jeunes enfants sont enclins à quelque chose que les psychologues spécialisés dans le développement appellent le «raisonnement transductif», ce qui les pousse à penser que si des personnes sont semblables d'une certaine façon (comme la couleur de peau), alors elles doivent être semblables d'autres façons (comme les capacités)5. Ça peut créer des raisonnements comme : «J'ai la peau brune et je colorie bien, donc les personnes à la peau brune colorient bien.» Il est facile de voir comment cette façon de penser peut mener à des préjugés racistes, il est donc important d'apprendre aux jeunes enfants à réfléchir de façon plus complexe. En fait, des recherches ont montré que lorsque l'on apprend aux enfants à faire attention à plusieurs caractéristiques d'une personne à la fois, ils ont moins de préjugés6. Aidez donc vos enfants à penser aux gens de manière plus complexe. Est-ce qu'un membre de la famille ou un ami a la même couleur de peau ou la même origine qu'eux, mais aime des choses différentes ? Est-ce qu'un membre de la famille ou un ami n'a pas la même couleur de peau ou origine qu'eux, mais aime des choses similaires ? Encourager vos enfants à penser aux gens de façon multidimensionnelle peut les aider à avoir moins de préjugés.

Erin N. Winkler est maître de conférences en africologie et études urbaines à l'université du Wisconsin à Milwaukee où elle a également été membre des comités d'études sur l'enfance et l'adolescence, d'études ethniques, et d'études sur l'Amérique Latine, les Caraïbes, et les Latinos-Américains, et est professeure affiliée d'études féministes.

Sources :

Ce post a été traduit de l'anglais.