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16 rares illustrations des moments emblématiques d'Harry Potter

Illustratrice des versions américaines d'Harry Potter, Mary GrandPré dépeint des moments emblématiques des livres dans une série d'images rarement vues.

Publié le

Ils continuèrent leurs emplettes dans les boutiques qui s'alignaient le long de la rue et bientôt, il ne resta plus que la baguette magique à acheter. "Il faut aussi que je t'offre un cadeau pour ton anniversaire", ajouta Hagrid.

Harry se sentit rougir.

- Vous n'êtes pas obligé, dit-il.

- Je le sais bien, mais je veux t'offrir un animal. Pas un crapaud, les crapauds ne sont plus à la mode, on se moquerait de toi.
Ni un chat, les poils de chat me font éternuer. Je vais t'acheter un hibou. Tous les enfants veulent des hiboux, ils sont très utiles, on peut s'en servir pour le courrier.

Vingt minutes plus tard, Harry sortit du magasin de hiboux avec une grande cage à l'intérieur de laquelle une magnifique chouette aux plumes blanches comme la neige dormait paisiblement, la tête sous l'aile. Harry en bégayait de reconnaissance. On aurait cru entendre le professeur Quirrell.

Le cœur battant, Harry plongea aussitôt dans sa direction. Terence Higgs, l'attrapeur des Serpentard l'avait vu également et ils foncèrent côte à côte pour essayer de l'attraper. Les poursuiveurs semblaient s'être désintéressés du jeu et regardaient les deux attrapeurs au coude à coude.
Harry fut plus rapide que Higgs. Il voyait la petite balle agiter ses ailes un peu plus loin devant lui et il fit donner toute la puissance de son balai.

Il était si près du miroir, à présent, que son nez touchait presque celui de son reflet.

- Maman ? murmura-t-il. Papa ?

L'homme et la femme le regardèrent en souriant. Lentement, Harry détailla les autres personnes qui se trouvaient dans le miroir. Il vit d'autres yeux verts comme les siens, d'autres nez qui ressemblaient au sien, et même une petite vieille qui avait les mêmes genoux noueux que lui. Pour la première fois de sa vie, il avait sa famille devant les yeux.

Les Potter lui souriaient, ils lui adressaient des signes de la main et lui les contemplait d'un regard fébrile, les mains plaquées contre le miroir comme s'il espérait passer au travers et se précipiter vers eux. Quelque chose lui faisait mal à l'intérieur de son corps, un mélange de joie et de tristesse.

Jamais Harry n'avait passé un aussi bon réveillon. Dindes rôties, saucisses grillées, sauces onctueuses, confiture d'airelles et partout sur les tables, des pochettes-surprises avec des pétards qui explosaient en faisant jaillir des cadeaux.
Les pétards surprises n'avaient rien à voir avec ceux que les Dursley avaient l'habitude d'acheter. Ils n'étaient pas remplis de petits jouets en plastique et de chapeaux en papier crépon. Celui que Harry partagea avec Fred ne se contenta pas de produire une petite détonation, il explosa comme un canon en les enveloppant d'un nuage de fumée bleue et il en sortit un chapeau de contre-amiral ainsi que
plusieurs souris blanches vivantes.

Des bûches de Noël et du pudding suivirent les dindes. Percy faillit se casser une dent en trouvant une Mornille en argent dans sa part. Le professeur Dumbledore avait troqué son chapeau pointu de sorcier pour un bonnet à fleurs qu'il avait trouvé dans une pochette-surprise et il riait en écoutant Flitwick lui raconter une histoire drôle. Hagrid avait le teint de plus en plus rouge. Il réclama une nouvelle bouteille de vin, puis il embrassa sur la joue le professeur McGonagall qui, à la grande surprise de Harry gloussa de contentement, les joues soudain écarlates, le chapeau de travers.

- Ce ne sont pas des oiseaux ! s'écria Harry. Ce sont des clés ! Des clés volantes. Regardez bien. Ce qui veut dire...

Il jeta un coup d'œil autour de lui pendant que les deux autres observaient le vol des clés.

- Oui ! Là ! Des balais ! s'exclama Harry. Il faut attraper la clé qui ouvre la porte !
- Mais il y en a des centaines !

Ron examina la serrure.

- Il faut une grosse clé à l'ancienne, probablement en argent, comme la poignée.

Ils prirent chacun un balai et décollèrent en direction du nuage de clés. Ils essayèrent d'en saisir plusieurs, mais les clés magiques filaient, plongeaient, zigzaguaient avec une telle rapidité qu'il était presque impossible d'en attraper une.

- Là ! s'écria soudain Harry en faisant sursauter Ron et Hedwige. Tout droit !

Se découpant dans la pénombre de l'horizon, les nombreuses tours du château de Poudlard se dressaient au sommet de la falaise qui dominait le lac.

La voiture, cependant, s'était mise à vibrer de toutes parts et perdait de la vitesse.

- Allons, on arrive, dit Ron d'un ton cajoleur en donnant au volant une petite secousse.

Le moteur grogna et de petits jets de vapeur sortirent de sous le capot. Machinalement, Harry se cramponna aux bords de son siège.

La voiture descendait vers le lac.

- Maintenant, on va voir comment vous allez vous débrouiller avec eux, dit Lockhart d'une voix forte. Et il ouvrit la cage.

Ce fut un charivari indescriptible. Les lutins se répandirent dans toute la classe en filant comme des fusées. Deux d'entre eux attrapèrent Neville par les oreilles et le soulevèrent dans les airs. Deux autres fracassèrent les carreaux et s'enfuirent par les fenêtres en répandant une pluie de verre brisé sur le dernier rang. Quant aux autres, ils entreprirent de dévaster consciencieusement la salle avec plus d'efficacité qu'un rhinocéros fou furieux. Ils attrapèrent les encriers et les renversèrent un peu partout, lacérèrent les livres et les papiers, arrachèrent les tableaux des murs,
retournèrent la corbeille à papiers, s'emparèrent des sacs et des livres encore intacts et allèrent les jeter par les fenêtres. En quelques minutes, la moitié des élèves avait disparu sous les tables et Neville se balançait au lustre.

Il ne lui restait plus qu'à lire la lettre qui venait du collège
Poudlard.
Harry estima préférable d'oublier le formulaire jusqu'au lendemain. Il se remit au lit et traça
une croix de plus sur le calendrier qu'il s'était fait pour compter les jours qui le séparaient de
la rentrée à Poudlard. Il enleva ensuite ses lunettes et s'allongea, les yeux grands ouverts, en
contemplant ses trois cartes d'anniversaire. Si étrange que cela puisse paraître, Harry Potter, en cet instant, avait l'impression d'être
comme tout le monde: pour la première fois de sa vie, il était content que ce jour soit celui de
son anniversaire.

- Et qu'est-ce que tu dirais d'aller boire une Bièraubeurre aux Trois Balais ? proposa Ron en claquant des dents.
Harry, qui avait les mains gelées, trouva l'idée excellente. Ils traversèrent donc la rue et pénétrèrent dans la minuscule auberge.

L'endroit était bondé, bruyant, chaleureux et enfumé. Une jolie femme aux courbes
généreuses servait une bande de sorciers braillards accoudés au bar.

- C'est Madame Rosmerta, dit Ron. Je vais chercher les chopes, d'accord ? ajouta-t-il en rougissant un peu.

Harry et Hermione s'avancèrent vers le fond de la salle où ils trouvèrent une petite table libre entre une fenêtre et le splendide sapin de Noël dressé près de la cheminée. Ron revint cinq minutes plus tard avec trois chopes de Bièraubeurre chaude.

- Joyeux Noël, dit-il en levant sa chope.

Harry but une longue gorgée. C'était la chose la plus délicieuse qu'il eût jamais goûtée et il sentait tout son corps se réchauffer de l'intérieur.

Harry avança en silence de quelques mètres, jusqu'à une mare de boue verdâtre, particulièrement malodorante.
SPLAAOOOOSHHHH !

Cette fois, Crabbe et Goyle reçurent également leur part. Goyle sautilla frénétiquement sur place en essuyant ses petits yeux vitreux aveuglés par la boue.

- Ça venait de là-bas ! dit Malefoy qui s'essuyait le visage en fixant un point situé à deux mètres de Harry.

Crabbe s'avança d'un pas malhabile, ses longs bras tendus devant lui comme un zombie. Harry le contourna, ramassa un bâton et le lança dans le dos de Crabbe. Celui-ci se retourna en sautant en l'air, scrutant les environs pour essayer de découvrir le coupable. Comme Ron était la seule personne présente, Crabbe se dirigea vers lui, mais Harry lui fit un croc-en-jambe. Crabbe trébucha et son énorme pied se posa sur un pan de la cape d'invisibilité. Harry sentit une forte secousse qui fit glisser la cape de son visage.

Pendant une fraction de seconde, Malefoy le contempla avec des yeux ronds.

— AAAARGHR ! hurla-t-il en montrant du doigt la tête de Harry. Puis il fit volte-face et dévala la colline à toutes jambes, Crabbe et Goyle sur ses talons.

Harry ramena la cape sur sa tête, mais le mal était fait.

Ron fixait quelque chose derrière Harry. Celui-ci se retourna. L'homme qui se tenait dans l'ombre claqua la porte derrière lui.

Une masse de cheveux sales et emmêlés lui tombait sur les épaules. Sans ses yeux qui brillaient au creux de ses orbites sombres et profondes, on aurait pu penser qu'il s'agissait d'un cadavre. Sa peau cireuse était tellement tendue sur les os de son visage qu'on croyait voir une tête de mort. Un rictus découvrait ses dents jaunes. C'était Sirius Black.

- Expelliarmus ! lança-t-il d'une voix rauque en pointant vers eux la baguette magique de Ron.

Harry et Hermione furent aussitôt désarmés. Leurs baguettes magiques leur sautèrent des mains et Black les attrapa au vol. Puis il s'avança en fixant Harry.

- Je pensais bien que tu viendrais aider ton ami, lança-t-il de sa voix gutturale.

- Il faut partir, maintenant, Sirius. Vite ! dit Harry, la respiration haletante. "Ils vont arriver dans le bureau de Flitwick d'un moment à l'autre".

D'une patte, Buck frappait le sol et secouait la tête comme pour exprimer son impatience.

- Qu'est-ce qui est arrivé à l'autre garçon ? Ron," demanda précipitamment Sirius.
- Il va guérir. Il n'a pas encore repris connaissance, mais Madame Pomfresh dit qu'elle parviendra à le remettre sur pied. Vite, allez-y !

Mais Black continuait de fixer Harry.

- Comment pourrai-je jamais te remercier ?...
- Allez-y ! crièrent ensemble Harry et Hermione.
- Nous nous reverrons un jour, dit Black. "Tu es... Tu es le digne fils de ton père, Harry..."

Il serra les flancs de l'hippogriffe entre ses talons. A nouveau, les ailes immenses se mirent en mouvement tandis que Harry et Hermione reculaient d'un pas. Buck s'éleva dans les airs, emportant son cavalier... Harry les regarda s'éloigner. Bientôt, leur silhouette ne fut plus qu'un point minuscule dans le ciel, puis un nuage masqua la lune et ils disparurent dans la nuit.

– "Mille méduses ! Voilà qui s'appelle savoir voler !" s'écria Verpey, tandis que la foule
poussait un hurlement puis retenait son souffle. "Vous avez vu cela, Mr Krum ?"
Harry reprit de l'altitude et vola en cercle. La dragonne le suivait toujours des yeux, sa tête
tournant sur son long cou. S'il continuait comme ça, elle ne tarderait pas à avoir le vertige,
mais il valait mieux ne pas poursuivre ce manège trop longtemps, sinon elle allait à nouveau
cracher du feu.

Harry fondit en piqué au moment où la dragonne ouvrait sa gueule. Cette fois, cependant, il
eut moins de chance. Il parvint à échapper aux flammes mais la queue hérissée fendit l'air
comme un fouet et, au moment où il virait sur sa gauche, l'une des longues pointes lui érafla
l'épaule, déchirant l'étoffe de sa robe de sorcier.

Il sentit la douleur, entendit les cris et les grognements qui s'élevaient de la foule, mais la
blessure ne paraissait pas très profonde...

Harry, les bras plus tremblants que jamais, tourna les yeux vers le
visage fantomatique de sa mère.
– Ton père arrive, dit-elle à voix basse. Il veut te voir... Tout ira bien... tiens bon..."

Et il apparut à son tour... Sa tête, puis son corps... Grand, les cheveux en bataille comme ceux de Harry, James Potter déploya sa silhouette immatérielle, à l'extrémité de la baguette magique de Voldemort, puis se laissa tomber sur le sol. Il s'approcha tout près de Harry, le regarda dans les yeux, et lui parla de cette même voix lointaine qui résonnait en écho. Il parla à voix basse, pour ne pas être entendu de Voldemort qui était à présent livide de peur...

– Lorsque le lien sera rompu, dit-il, nous ne resterons que quelques instants... Mais nous te donnerons le temps... Il faut que tu retournes auprès du Portoloin, il te ramènera à Poudlard... Tu as compris, Harry ?

– Oui, haleta Harry. Il luttait pour maintenir sa prise sur la baguette magique qu'il sentait glisser entre ses doigts.

– Harry, murmura la silhouette de Cedric. Ramène mon corps, s'il te plaît.
Ramène mon corps auprès de mes parents..."

– D'accord, répondit Harry, le visage crispé par l'effort qu'il devait faire pour retenir sa baguette.

– Vas-y maintenant, murmura la voix de son père. Tiens-toi prêt à t'enfuir... Maintenant..."

"Tu ne cherches pas à me tuer, Dumbledore?" demanda Voldemort, ses yeux écarlates se rétrécissant par-dessus le haut de son bouclier. "Tu es au dessus de la brutalité?"

"Nous savons tout les deux qu'il y a d'autres moyen pour détruire un homme, Tom", dit Dumbledore calmement, continuant à marcher vers Voldemort comme s'il n'avait
pas peur, comme si rien ne pouvait arriver à l'interrompre de continuer sa balade dans le hall. "Simplement te tuer ne me convient pas, je l'admet."

"Il n'y a rien de pire que la mort, Dumbledore !" grognât Voldemort.

"Tu as tout à fait tort", dit Dumbledore, toujours proche de Voldemort et parlant
comme s'il était en train de discuter de la météo. Harry était effrayer de voir
Dumbledore marcher, sans défense, sans bouclier; vers Voldemort. Il voulait lui crier de faire attention, mais son garde sans tête le dirigeait en direction des murs, arrêtant toutes ses tentatives pour le rediriger vers l'arrière. "En effet, le fait que tu n'arrives pas à comprendre qu'il peut y avoir pire que la mort a toujours été ta plus grandes faiblesses"

Un autre jet de lumière verte sorti de son bouclier d'argent. Cette fois, ce fut le centaure armé qui galopa devant Dumbledore, et qui pris la rafale et se fracassa en mille pièces, mais avant que les débris aient touché le sol, Dumbledore avait sorti sa baguette magique et l'agitait comme s'il brandissait un fouet. Une longue et mince flamme sorti du bout de la baguette; elle enveloppa tout autour de Voldemort, protection et tout. Pendant un moment, on eut l'impression que Dumbledore avait gagné, mais ensuite la carde de feu se transforma en serpent, abandonnant la prise autour de Voldemort et se retournant, avec un sifflement furieux, pour affronter Dumbledore.

"Les histoires que l'on aime le plus vivent en nous pour toujours. Alors, que tu reviennes par la lecture ou par le grand écran, Poudlard sera toujours content de te revoir." - J.K. Rowling

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