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13 moyens de contraception qui ont bel et bien existé

Vous préférez mettre de la crotte de crocodile dans votre vagin ou avaler du mercure?

Publié le

Bien avant que nous ayons des moyens de contraception modernes comme les préservatifs en latex, les pilules contraceptives et les stérilets, les femmes avaient recours à tout un tas de techniques pour ne pas tomber enceintes.

NBC / Via ifc.com

Vous connaissez probablement l'une des toutes premières tactiques de contraception: le retrait. «Une des plus anciennes formes de contraception était vraiment la méthode du retrait, aussi décrite comme coitus interruptus (coït interrompu) dans la Bible», explique à BuzzFeed Dr. Mary Jane Minkin, professeure en obstétrique, gynécologie, et en sciences reproductrices à la Yale School of Medicine.

Mais tout comme les gens d'aujourd'hui, nos ancêtres ne voulaient pas uniquement compter sur le retrait avant l'éjaculation. Ils ont donc trouvé d'autres idées pour empêcher la grossesse. Et même si certaines de ces anciennes méthodes semblent folles, bon nombre d'entre elles étaient basées sur la même logique de la contraception que nous avons aujourd'hui: bloquer le col de l'utérus, tuer le sperme, empêcher l'ovulation, etc.

Voici donc quelques-unes des anciennes formes de contraception les plus folles. Et rappelez-vous, vous ne devez en aucun cas les essayer... elles n'appartiennent pas au passé sans raison.

Sérieusement, nous ne recommandons l'utilisation d'aucune des formes de contraception décrites dans cet article. Elles sont DÉPASSÉES. Consultez toujours un-e professionnel-le de santé pour discuter de la contraception la plus adaptée pour vous.

1. Bloquer votre col de l'utérus avec de la crotte de crocodile

Ryo_stockphoto / Via gettyimages.com

Il y a fort longtemps, vers 1850 av. J.-C., les femmes égyptiennes prenaient de la crotte de crocodile et se la mettaient près du col de l'utérus avant un rapport sexuel, afin d'empêcher le sperme d'y entrer. Elles la mélangeaient avec du miel, car il était connu pour ses propriétés antibactériennes, et il aidait à coller la crotte près du col de l'utérus.

Bien que nous ne soyons pas sûrs de l'efficacité de cette méthode, le fait qu'elle soit assez bien documentée pour avoir survécu dans des registres historiques pendant des milliers d'années suggère qu'elle était probablement assez efficace ou alors très courante. Ceci dit, mettre de la crotte de crocodile dans votre vagin avant un rapport sexuel rime d'après nous avec cinquante nuances d'infection.

2. Mettre des «tampons» en miel

Marcelc / Via gettyimages.com

Les femmes de l'Égypte antique utilisaient également certaines des premières méthodes de contraception dites barrières: des suppositoires vaginaux en miel. Ils ont été décrits aux alentours de 1550 av. J.-C. dans le papyrus Ebers, un des plus vieux textes médicaux au monde.

On disait aux femmes de faire une mixture de miel et de feuilles d'acacia qu'elles étalaient à l'intérieur du canal vaginal pour agir comme spermicide, ou d'en faire un petit paquet avec de la laine et des peluches (comme un tampon antique) à placer près du col de l'utérus. Contrairement à la méthode de la crotte, celle-ci avait probablement une odeur (et un goût) bien plus plaisante.

3. Mettre un morceau de pierre ou de bronze dans votre vagin

Wellcome Library / wellcomeimages.org / Via commons.wikimedia.org

Un pessaire est un objet, un dispositif ou un suppositoire inséré dans le vagin pour bloquer le col de l'utérus ou tuer le sperme. Ça ressemble à un diaphragme ou à une cape cervicale, mais à l'époque de l'Empire romain, vers 200 av. J.-C., ils étaient faits en choses dures comme de la pierre ou du bronze (comme le pessaire en photo ci-dessus).

Le médecin grec Dioscoride décrivait les pessaires dans son légendaire texte médical Materia Medica, et conseillait aux femmes de les tremper dans de l'huile de menthe poivrée, qui pourrait procurer un effet engourdissant. Bien que les pessaires puissent avoir été efficaces, ils étaient probablement très douloureux pour les femmes pendant les rapports sexuels.

4. Avaler un peu de mercure après un rapport sexuel

Marcelc / Via gettyimages.com

Les rumeurs disent que, dans la Chine antique, on conseillait aux prostituées et aux concubines de boire du mercure liquide, ou de le prendre sous forme de comprimé, après un rapport sexuel pour éviter de tomber enceinte, car ça empêchait l'ovulation. L'efficacité du mercure pour empêcher la grossesse est douteuse, mais on imagine qu'il n'a pas été un contraceptif populaire pendant très longtemps compte tenu des effets secondaires dus à la consommation de mercure métallique: tremblements, mal de tête, insuffisance rénale, mort...

5. S'accroupir et faire sortir le sperme en éternuant

G-stockstudio / Via gettyimages.com

Soranos, gynécologue de la Rome antique, pensait que les femmes devaient prendre leurs responsabilités face à la méthode du retrait en suivant ce qui suit: retenir leur souffle lorsqu'elles pensaient que leur partenaire allait éjaculer, puis se lever immédiatement après le rapport pour s'accroupir et éternuer plusieurs fois, puis se rincer le vagin.

6. Emballer le pénis dans une vessie de chèvre

Bill_anastasiou / Getty Images / Via gettyimages.com

Vers 700 av. J.-C., les Romains commencèrent à utiliser des vessies de chèvres, moutons et autres animaux, à enrouler autour du pénis pendant le rapport sexuel. Apparemment, les Romains étaient investis dans la santé publique et ont créé cette méthode pour «protéger les femmes» et empêcher la transmission de maladies vénériennes comme la syphilis.

Bien que ces préservatifs en vessie de chèvre aient d'abord été pensés pour protéger contre les maladies vénériennes, ils étaient un moyen de contraception plutôt efficace et les gens les utilisèrent jusqu'à l'époque médiévale.

7. Étaler de l'huile de cèdre et de l'encens dans le vagin

Denira777 / Getty Images / Via gettyimages.com

Bien que ça ressemble plus à un pot-pourri ou à du désodorisant, cet onguent naturel était un moyen de contraception populaire aux alentours du IVe siècle en Grèce antique. Les femmes s'étalaient un mélange d'huile de cèdre et d'encens, et parfois de plomb, dans le vagin et autour du col de l'utérus afin d'empêcher la grossesse. On pensait que le mélange d'huiles agissait comme un spermicide, et il a été recommandé par Aristote dans ses premiers textes médicaux.

8. Mettre des petits chapeaux en papier de soie sur le pénis

The Yorck Project / Via commons.wikimedia.org

Aux alentours du XIIe siècle, les Chinois utilisaient quelque chose appelé «préservatif pour gland», un des premiers prédécesseurs du préservatif actuel, qui ne couvrait que le gland du pénis.

Les Chinois utilisaient leur maîtrise de la soie et de la fabrique du papier pour créer des fourreaux en papier de soie. Ils étaient ensuite trempés dans de l'huile pour ses effets lubrifiant et spermicide. Ils étaient placés sur le dessus du pénis pendant le rapport sexuel afin d'attraper le sperme et de l'empêcher de rentrer dans l'utérus. «Ces cônes huilés en papier pouvaient aussi agir comme une sorte de cape cervicale», indique Mary Jane Minkin.

9. Mettre une carapace de tortue directement sur le pénis

R0m0 / Via gettyimages.com

Contrairement à d'autres méthodes ressemblant au préservatif, la méthode utilisée au XIIIe siècle au Japon était un peu moins... souple. Les Japonais empêchaient la grossesse en utilisant des fourreaux durs faits en carapace de tortue. Ils se portaient sur le pénis pour empêcher le sperme d'entrer dans l'utérus de la femme. Cette méthode remporte assurément un bon point pour contraception créative, mais... AÏE.

10. Attacher des préservatifs en lin sur votre pénis avec un petit ruban

Lund University Historical Museum / User:MatthiasKabel / Via commons.wikimedia.org

La première personne à avoir décrit le préservatif tel que nous l'imaginons aujourd'hui était l'anatomiste italien Gabriel Fallope, à la fin du XIVe siècle, qui est plus connu pour avoir été la première personne à décrire les trompes de Fallope (qui ont reçu son nom).

Gabriel Fallope a eu l'idée d'empêcher la propagation de la syphilis, qui faisait toujours des ravages en Europe. En gros, ce préservatif était un fourreau en lin que vous mettiez sur le gland du pénis et que vous attachiez fermement autour de la base à l'aide d'un ruban... comme un petit bonnet pour pénis. C'est mignon, non?

11. Faire un lavement au vinaigre

Pat_hastings / Via gettyimages.com

Aux alentours du XVIe siècle, en Angleterre élisabéthaine, on conseillait aux femmes de se laver les parties génitales et de faire un lavement avec du vinaigre.

«Avant un rapport sexuel, les femmes se mettaient parfois d'autres astringents dans le vagin, car elles pensaient que ça tuerait le sperme», explique Mary Jane Minkin. Les éponges imbibées de vinaigre étaient apparemment un choix populaire parmi les prostituées élisabéthaines.

12. Mettre la moitié d'un citron pressé dans votre vagin

Michellegibson / Via gettyimages.com

Imaginez couper un citron en deux et le presser pour que l'écorce forme une petite cape cervicale. Vers le milieu du XVIIe siècle, avant un rapport sexuel, les femmes se mettaient ça dans le vagin –l'idée était que l'écorce empêcherait le sperme d'entrer dans l'utérus via le col, mais aussi que le jus acide tuerait le sperme.

«Le fonctionnement de la cape cervicale en citron, blocage du col de l'utérus, est la même idée que l'on retrouve dans les capes cervicales en caoutchouc modernes, inventées en 1927, qui sont encore aujourd'hui utilisées comme contraceptifs avec un spermicide», continue Mary Jane Minkin.

«Casanova est connu pour avoir utilisé cette méthode avec ses nombreuses maîtresses», ajoute-t-elle. Giacomo Casanova a parlé de l'utilisation de moitiés de citrons partiellement pressées dans ses célèbres mémoires du XVIIIe siècle. Quant à savoir si le jus de citron vous défonce le vagin, eh bien, mieux vaut continuer à ne pas savoir en laissant cette pratique au passé.

13. Des intestins d'animaux

Oui, les intestins d'animaux peuvent vous sembler dégoûtants –surtout dans un contexte sexuel– mais ils sont l'un des prédécesseurs du préservatif moderne. On a commencé à les utiliser en Europe aux alentours de la Renaissance, afin de limiter les maladies vénériennes et les enfants illégitimes dans les familles royales. «Avant la révolution du caoutchouc au XIXe siècle, les gens utilisaient des intestins d'animaux, du poisson au mouton, à enrouler autour du pénis pour attraper le sperme», a encore expliqué Mary Jane Minkin.

Bien que l'idée d'emballer votre pénis dans des boyaux d'animaux ne soit pas très sexy, la logique derrière cette méthode est ce qui a mené à la création des préservatifs sur lesquels nous comptons toujours aujourd'hui, au XXIe siècle. En plus, les gens utilisent aujourd'hui encore des préservatifs en peau d'agneau comme option plus naturelle et sans latex (mais ils ne protègent pas contre les IST).

La contraception a donc fait un long chemin.

Fox

Ça vaut la peine de mentionner que de nombreuses personnes aux États-Unis ont dû utiliser des moyens de contraception alternatifs ou dépassés jusque dans les années 50, car l'utilisation de contraceptifs modernes (comme les préservatifs, les diaphragmes, et les pilules) était un crime punissable par la loi. En fait, la contraception a été illégale aux États-Unis pendant près d'un siècle, à cause de la loi Comstock de 1873.

Ce post a été traduit de l'anglais.

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