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On vous résume le deuxième débat de la primaire de la gauche

On a appris que Jean-Luc Bennahmias avait déjà fumé du cannabis et on a eu droit à une passe d'armes entre Laurence Ferrari et Arnaud Montebourg.

Publié le

Le deuxième débat de la primaire de la gauche a eu lieu dimanche 15 janvier, trois jours après le premier. Diffusé sur iTELE, BFMTV et RMC, le débat a porté sur l'Europe et ses frontières, l’environnement, ou encore l’éducation.

Rappelons qui sont les sept candidats:

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- Manuel Valls: Il est l'ancien Premier ministre de François Hollande. Après un début de campagne très difficile, il s'en est plutôt bien sorti lors du premier débat, notamment sur les questions sécuritaires.


- Vincent Peillon:
Député européen, l'ex-ministre de l'Éducation de François Hollande fait office d’outsider tant sa candidature était inattendue.

- Jean-Luc Bennahmias: Lors du premier débat, il est passé pour le troll des sept candidats. Le président du Front démocrate, qui est le moins connu d'entre eux, est celui qui le moins à perdre.

- François de Rugy: Vice-président de l’Assemblée nationale, François de Rugy est aussi président du Parti écologiste (à ne pas confondre avec EELV) et celui qui a le plus à cœur d'amener les débats sur l'environnement sur le devant de la scène.

- Sylvia Pinel: C'est la seule femme candidate à la primaire de la gauche, et la seule membre du Parti radical de gauche (PRG). Inscrite à la primaire à la veille de la clôture, elle s'est montrée discrète lors du premier débat.

- Arnaud Montebourg: Ancien ministre de l'Économie de François Hollande, il était déjà candidat à l’investiture de son camp en 2011. Depuis, il a pris ses distances avec le président, et veut créer la surprise. Sa mesure phare: le made in France.

- Benoît Hamon: Lui aussi a été ministre sous François Hollande. Benoît Hamon a quitté le gouvernement en même temps qu'Arnaud Montebourg. Il est un partisan du revenu universel, mesure qu'il répète constamment.

Certains ont trouvé ce coup de pub ridicule...

Laurence Ferrari qui les incite à se clasher et en profite pour citer son émission "Punchline"... Ça commence très bas.

... d'autres ont imaginé le genre de punchlines que pourraient sortir les candidats.

- Hamon: Pour le chômage je propose - Valls: de retourner chez ta mère ??? POPOPOOOOOOP *high five à Laurence Ferrari*

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Puis le débat a commencé. Les candidats ont d'abord été interrogés sur Donald Trump, et notamment sur la volonté du futur président américain de revenir sur les accords de Paris sur le climat.

Bertrand Guay / AFP / Getty Images

Benoît Hamon a par exemple dit que l'arrivée de Trump à la Maison-Blanche a «créé un élément d'instabilité». Pour Vincent Peillon, «Trump, c'est une incertitude». Sylvia Pinel, elle, a dit qu'avec «Trump d'un côté, Poutine de l'autre, il faut le renforcement du couple franco-allemand». Manuel Valls a expliqué que «Trump et Poutine sont des hommes de rapport de force» et que «la France doit être forte».

On a eu l'impression que Manuel Valls s'ennuyait déjà dès le début.

Et la langue de Jean-Luc Bennahmias a un peu fourché.

"L'Arabie Souadite euh l'Arabie Séoudite" Ptdrrrr Il m'a tué Bennahmias. #LaPrimaireLeDebat

*Point hors débat* Pendant ce temps-là, François Hollande était au théâtre pour voir Michel Drucker.

Au théâtre 🎦 ce soir pour le président @fhollande et la ministre @AAzoulay pour la dernière de #Drucker au… https://t.co/I9IQK3gnOW

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La question de l'environnement a ensuite été abordée. Ce sont les candidats qui ont souhaité en parler.

"Je vous rappelle que c'est vous qui avez voulu parler d'environnement", oui parce que sinon on s'en fout non? #PrimaireLeDebat

(Coucou la droite.)

#PrimaireLeDebat en 10min les candidats de gauche ont plus parlé d'environnement que dans tous les débats de la primaire de droite

François de Rugy était comme un ouf.

François de Rugy quand ça y est, c'est parti, ça cause écologie et énergies renouvelables #PrimaireLeDebat

Quand Ruth Elkrief a dit que la fin du diesel était une question «bobo», ça a énervé pas mal de gens.

C'est moi ou elle a vraiment dit "une question de bobo"? Je suis peut-être sourde hein. #PrimaireLeDebat

Non @ruthelkrief, la pollution consécutive au diesel n'est pas "un problème de bobo" #PrimaireLeDebat

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Benoît Hamon a ensuite défendu sa position concernant la légalisation du cannabis. Manuel Valls, lui, est contre.

"La prohibition est inefficace. Il faut légaliser la distribution de #cannabis et mettre les moyens sur la préventi… https://t.co/H7PvfY1tdp

Et quand Jean-Luc Bennahmias a avoué en avoir déjà fumé, on était comme ça:

«On ne vas pas vous demander si vous avez déjà fumé du cannabis...» Jean-Luc Bennahmias: «Ça m’est arrivé!»… https://t.co/YssThHTVeU

L'ex-ministre de l'Économie a dénoncé le «mur des puissants» en prenant à partie Laurence Ferrari. Celle-ci lui a répondu: «La chaîne iTELE est là et bien là, je la représente.»

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Il a tellement détendu tout le monde que Laurence Ferrari lui a posé cette question cheloue: «Vous êtes encore parmi nous?» Et c'est vraiment, VRAIMENT mal passé chez les internautes.

Ferrari à Bennhamias : "Vous êtes encore parmi nous Jean-Luc Bennahmias?' Elle se serait permis la même chose avec Valls ? #PrimaireLeDebat

Vraiment déplacé l'interpellation de #Ferrari vis-àvis de Bennhamias : "Vous êtes encore parmi nous Jean-Luc #Bennahmias? #PrimaireLeDebat

Le débat s'est achevé sur l'éducation et sur la question de la laïcité. Manuel Valls était un peu comme ça:

Assma Maad est journaliste chez BuzzFeed News France et travaille depuis Paris.

Contact Assma Maad at assma.maad@buzzfeed.com.

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