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14 phases que tous ceux qui se laissent pousser la barbe connaissent

Ça gratte ? C'est normal.

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2. Les attentes

Via Reddit

Quand on n'a pas de barbe, on imagine que la barbe est quelque chose d'utile. Qu'elle pourra enfin affirmer tout haut ce qu'on pense tout bas : qu'on est un vrai, un dur, à qui on ne la fait pas. Qu'on pourra enfin accéder au club privé des mecs qui ont de la barbe, et qu'on aura un point commun avec Jake Gyllenhaal, Zach Galifianakis, ou Jon Hamm.

3. Les prémices

Justin Scott Campbell Creative Commons / Via Flickr

Vous-vous rappelez soudainement ce qu'il y a d'encore plus poupin qu'un visage glabre : une barbe éparse et naissante qui ressemble à de la saleté vue de loin, et une vilaine moustache, à mi chemin entre un ado fan de Nirvana post 1994 et un footballeur des années 80. Vous commencez à regretter votre décision.

4. La barbe de trois jours

Via acollectionofwellbehavedbeards.tumblr.com

Une barbe de trois jours, ça vous pose un homme. C'est sex, et ça donne un air jemenfoutiste mais pas trop.

Bref c'est classe, et toute la presse féminine est d'accord là-dessus.

Il reste cependant que la barbe de trois jours est à la barbe ce que le yukulélé est à la guitare : quelque chose de petit, de légèrement irritant, et qui plaît au début mais qui finit par être insupportable.

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5. La démangeaison

Via absurdnoise.com

Se laisser pousser une barbe ne peut pas être aussi facile. Eh oui mon bon monsieur, il faut souffrir pour être belle. Et si les femmes se font un bon gros fixe de douleur lorsqu'elles s'enlèvent des bandes de poils sur les cuisses, les hommes ont également leur lot de souffrance quand ils doivent laisser pousser leurs poils de visages.

Ça donne parfois envie de s'enfoncer des petits cure-dents sous les ongles, rien que pour noyer un instant la démangeaison dans la douleur, mais le jeu en vaut la chandelle.

6. Le temps des questions

Via 3dmgkind.tumblr.com

Il est souvent difficile pour l'entourage d'accepter la barbe. C'est le moment où l'on a envie de rédiger un FAQ pour ses collègues, ses amis et sa famille :

- Non je ne suis pas religieux

- NON je ne suis pas hipster

- Oui ça va très bien.

- Non, maman, c'est accepté dans le monde de l'entreprise maintenant, je ne vais pas perdre mon emploi.

7. La résignation

Via tumblr.com

C'est le moment où la pression sociale devient la plus forte. Où la plupart des gens qui l'entourent ont cessé de prendre le barbu au sérieux. Où tout le monde se moque de cette pilosité faciale malvenue. C'est le moment où il faut trouver suffisamment de confiance en soi et de mauvaise foi pour assumer : oui, une barbe, quelle qu'elle soit, est un don des dieux.

8. La barbe, la vraie

Via Tumblr

Avoir une barbe c'est un peu comme muer pour la deuxième fois dans sa vie. On l'a, on l'aime, on vérifie régulièrement qu'elle ne s'est pas échappée. On la caresse. On a envie de boire un verre de Brandy et de fumer une pipe auprès du feu tout en résolvant des énigmes policières.

On est devenu un adulte, et on est surpris de tomber sur cette trace de maturité à chaque fois qu'on se touche le visage.

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9. La pogonophilie

Someecards / Via Imgur.com

Même s'il s'agit d'une raison difficilement avouable, c'est cette motivation qui guide la plupart de ceux qui décident de rentrer dans le monde très sélect des barbus.

L'attirance des femmes pour les barbes porte un nom : la pogonophilie. C'est classe et ça fait érudit. Comme une barbe en fait.

10. La maîtrise

Via Reddit.com

Au delà de la barbe, il y a la grosse barbe. Celle qui tombe. Qu'il faut entretenir, tailler, huiler, shampouiner.

Mais aussi celle qui vous fait échanger des regards complices avec vos collègues barbus dans la rue, qui fait naître l'admiration dans le regard des femmes, et l'envie dans celui des hommes glabres

11. La compète

Greg Anderson / Via edition.cnn.com

La barbe est un attribut masculin. Les hommes aiment la compétition. Les barbes ont donc leur compétition. C'est en tout cas le raisonnement de Phil Olsen, le fondateur du championnat du monde de barbes. Phil se sent « désolé pour les gens qui se rasent, car ils n'expérimentent pas la majesté de réaliser pleinement leur potentiel masculin. »

Sans en arriver là, on est toujours tenté, à un moment ou à un autre, de faire des fantaisies avec une bonne barbe, voire, horreur, de se tailler un bouc.

12. L'habitude

Via iconoclastunite.tumblr.com

On apprend à vivre avec une barbe, comme on apprend à vivre avec un colocataire crado : cela ne sent pas toujours très bon, et on retrouve parfois des restes de nourriture à des endroit inattendus.

On finit par l'oublier. Et à vivre avec.

13. L'irritation

Via Tumblr.com

Passée l'euphorie de l'attirance irrésistible pour la pilosité faciale, on se rend bien vite compte qu'une barbe c'est pas les poils soyeux du père Noël.

Non, une barbe, ça irrite. A chaque contact buccal avec le corps de votre partenaire, on laisse une jolie trace rougeâtre, qui peut parfois s'accompagner d'une éruption d'acnée. Bref, on fait le vide autour de soi.

14. L'abandon

Via Giphy.com

Arrive enfin le moment de la prise de conscience : « qu'est-ce que je suis en train de faire de ma vie, j'ai trente ans, une barbe, pas de meuf et un vague boulot de freelance dans la mode ». On coupe alors la barbe, cherche un vrai travail qui nous permette d'acheter une maison à Vélizy-Villacoublay, et on essaie de se marier.

Il y aura juste toujours ce petit malaise lorsqu'on montera les photos de la période 2011-2015 à ses enfants : « papa ! Pourquoi tu ressemblais à un clochard quand tu étais jeune ? »