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Syrie: la beauté de Palmyre capturée en images

La cité antique romaine, dont les ruines sont classées au patrimoine mondial de l'Unesco, est désormais aux mains de l'État islamique et menacée de destruction par le groupe, qui s'en est emparé en mai dernier.

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La ville syrienne de Palmyre, qui signifie «cité des palmiers», abrite les ruines monumentales de l'antique ville oasis datant d'avant le premier siècle de notre ère. Certaines découvertes faites à Palmyre ont mis en évidence la présence de colonies remontant à 7.500 av. J.-C.

Jadis halte prisée par les voyageurs dans le désert syrien, Palmyre est devenue sous l'Empire romain une ville animée, dont les énormes richesses ont permis la construction d'importants monuments et structures architecturales. L'art palmyrien, ses temples, ses cimetières et ses statues sont tellement précieux que la ville a été classée au patrimoine mondial de l'Unesco en 1980.

Les photographies suivantes ont été prises par Félix Bonfils, photographe français qui a voyagé à travers le Moyen-Orient après son installation à Beyrouth en 1867. Le recueil d'images intitulé Photographies de Palmyre et datant de 1867 à 1876 environ, fait partie de la collection Myron Bement Smith, dans les archives de la Freer Gallery of Art et de la galerie Arthur M. Sackler, à la Smithsonian Institution de Washington.

Freer Gallery of Art | Arthur M. Sackler Gallery Library, Smithsonian Institution Libraries

La grande colonnade constitue l'axe monumental de la ville, elle est composée de colonnes de style greco-romain et est longue de 1.100 mètres. Elle a été construite au cours du IIe et IIIe siècle.

En mai 2015, la ville, qui est passée d'un empire à l'autre au cours des 2.000 dernières années, est tombée aux mains de l'État islamique et reste à ce jour sous son contrôle. Depuis, le groupe militant a bombardé à l'aide d'explosifs certaines zones des ruines et a menacé de détruire ce qu'ils décrivent comme des statues idolâtres, dans le cadre de leurs efforts pour détruire toutes traces de civilisation pré-islamique en Syrie. Pendant ce temps, les trafiquants espèrent pouvoir profiter de cette crise en arrachant et revendant les objets les plus précieux de la ville.

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Freer Gallery of Art | Arthur M. Sackler Gallery Library

La colonnade relie les principaux monuments publics dont le temple de Bel, le Camp de Dioclétien, l'Agora, le Théâtre, d'autres temples et des quartiers d'habitations.

Freer Gallery of Art | Arthur M. Sackler Gallery Library

La monumentale arche de Palmyre, connue également sous le nom d'arc de triomphe de Septimius Severus, construite au IIIe siècle par l'empereur romain.

Freer Gallery of Art | Arthur M. Sackler Gallery Library

Le monument relie les sections est et centrale de la colonnade et était l'un des lieux les plus visités de Palmyre.

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Freer Gallery of Art | Arthur M. Sackler Gallery Library

«Haliphat», le buste du milieu est considéré comme l'une des plus importantes découvertes de la cité. La sculpture montre une femme avec des bijoux qui tient son visage avec sa main gauche.


Freer Gallery of Art | Arthur M. Sackler Gallery Library

Le grand temple de Bel est considéré comme l'un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique. Les archéologues craignent que le temple devienne la prochaine cible de l'État islamique, après le bombardement

du temple antique de Baalshamin cette semaine.

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Mais plus de 100 ans avant que Félix Bonfils ne capture la majesté de Palmyre dans ses photographies, Robert Wood, voyageur et intellectuel classique britannique, a, accompagné d'un riche érudit d'Oxford, voyagé en Syrie et au Levant. Lorsqu'ils sont arrivés à Palmyre, Robert Wood a pris des mesures des monuments et dessiné des croquis des antiques ruines romaines, qui seraient les premières représentations attestées de Palmyre et qui ont engendré un regain d'intérêt pour le Moyen-Orient chez les voyageurs occidentaux. Le travail de Robert Wood a été imprimé dans une collection appelée «Les ruines de Palmyre, autrement dit Tedmor, au désert» en 1753 à Londres.

Les représentations de Robert Wood de la Syrie étaient si frappantes qu'elles auraient eu un impact profond sur l'architecture néoclassique en Occident. Une des images de Robert Wood, montrant un aigle décorant un antique temple romain, a par la suite servi de modèle pour le Grand sceau des États-Unis.

Plus d'images de la collection Smithsonian dans cette video.

Via le Washington Post.


Anup Kaphle is a deputy world editor for BuzzFeed News and is based in London. His secure PGP fingerprint is AA69 A7F0 91A0 8CF9 F06A 8343 05EE 4615 8CD5 33D8.

Contact Anup Kaphle at anup.kaphle@buzzfeed.com.

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