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5 raisons d'aller voir «The Big Short: le Casse du siècle»

Un des meilleurs films de l'année.

Publié le

The Big Short: le Casse du siècle d'Adam McKay raconte comment cinq Américains ont anticipé la crise des subprimes, et ont tenté d'en tirer profit.

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Le film, en salles depuis le 23 décembre, a déjà reçu plusieurs nominations aux Golden Globes (Meilleur film, Meilleur acteur, Meilleur scénario), et a des chances d'être également en compétition aux Oscars. Voici quelques raisons d'aller le voir:

1. Le film réussit là où votre prof de fac avait échoué: il vous fera aimer l'économie.

Paramount Pictures / Via tumblr.com

The Big Short est très bavard, et enchaîne à toute vitesse des dialogues bourrés de jargon («oui, c'est chiant, vous n'y comprenez rien», nous dit même Ryan Gosling dès le début du film).

Alors pour saisir les enjeux parfois très techniques de l'histoire, le film a recours à des méthodes peu courantes, à la limite du documentaire: vous n'avez rien compris aux subprimes? Voici Margot Robbie dans un bain pour vous l'expliquer. Vous ne comprenez pas comment l'économie américaine a pu s'écrouler? Avec des Jenga, tout de suite, c'est plus clair. Bref, The Big Short, c'est un peu «L'Économie pour les nuls», mais avec plus de stars –et de bains moussants.

2. C'est drôle...

Paramount Pictures

Ce n'est pas pour rien que le film a été écrit et réalisé par Adam McKay, ancien scénariste de l'émission à sketches Saturday Night Live et réalisateur de la comédie culte Anchorman.

Un peu comme Seul sur Mars et son stand-up de l'espace, The Big Short s'attaque à un genre sérieux, le drame financier, pour en faire une comédie. Les blagues cyniques fusent, les réparties sont acerbes et parfois politiquement incorrectes. Et les petites explications en italique, les monologues de Ryan Gosling face à la caméra et les sketches où des célébrités donnent des cours d'éco font toute l'originalité et le mordant du film.

3. ... mais aussi étonnamment humain.

Paramount Pictures

Margin Call, autre excellent film sur la crise de 2008, perturbait par son atmosphère froide et claustro, puisque l'action se déroulait sur 36 heures, et se focalisait sur quelques employés d'une grande banque.

The Big Short, à l'inverse, tape très large, à l'image de la crise qu'il dépeint: on passe des maisons vides de la Nouvelle-Orléans aux bureaux de Lehman Brothers, avec quelques détours par Las Vegas ou le Colorado. Et si l'on passe beaucoup de temps auprès des traders et des analystes, on croise aussi beaucoup d'Américains lambda; si bien que le film n'est jamais désincarné, et nous rappelle la violence très réelle de la crise pour les millions d'Américains qui ont perdu leur logement ou leur travail.

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4. Le casting est excellent.

Paramount Pictures

Steve Carell livre sa meilleure performance, et Christian Bale est, comme d'habitude, bluffant en génie atteint du syndrome d'Asperger. Mais l'ensemble du casting est tout aussi prestigieux: Ryan Gosling, Melissa Leo, Brad Pitt, John Magaro, Jeremy Strong... En fait, plutôt que d'énumérer tous les acteurs, contentons-nous de dire qu'il n'y a personne de pas connu dans le film. Et que tous jouent remarquablement bien.

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