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Tous les trucs flippants qu'a faits Trump depuis qu'il est devenu président des États-Unis

Torture, avortement, et mur à la frontière mexicaine... tout ça en moins d'une semaine.

Publié le

Cet article sera mis à jour régulièrement.

1. Le jeudi 26 janvier, dans sa première interview télévisée avec ABC News, Trump a dit vouloir à nouveau autoriser la pratique du waterboarding (torture par noyade).

President Trump on waterboarding: “I feel it works,” but will rely on team’s guidance and do everything “legally."… https://t.co/tm9gNIEujr

Il a ajouté que la torture fonctionnait «absolument» et qu'il fallait combattre le «feu par le feu».

Cette décision irait à l'encontre de directives de l'armée américaine et des accords de Genève.

Un article de BuzzFeed News publié en août 2015 pointait du doigt que la torture n'était pas le meilleur moyen de soutirer des informations à des prisonniers, selon des recherches en psychologie.

2. Un projet de décret indique que Trump aurait l'intention d'interdire l'entrée du territoire américain aux immigrants originaires de Syrie, du Soudan, de la Somalie, d'Irak, de la Libye et du Yémen.

Bryan R. Smith / AFP / Getty Images

Le président américain aurait l'intention de suspendre toute demande de visa pour les citoyens de ces pays ainsi que le programme de relocalisation des réfugiés. Il a déclaré avoir l'intention de mettre en place un programme «très sélectif».

Un fonctionnaire du gouvernement américain a déclaré à BuzzFeed que pour le moment, le nouveau gouvernement n'avait pas consulté les différentes agences gouvernementales en charge de ces politiques.

3. Sur l'immigration toujours, mercredi 25 janvier, Trump a décidé de faire publier une liste hebdomadaire des crimes commis par les immigrants sans-papiers.

Spencer Platt / Getty Images

Cette liste réunira les crimes commis par des migrants sans-papiers dans les villes sanctuaires pour les pousser à respecter les lois fédérales d'immigration.

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4. Le mercredi 25 janvier, Trump a signé deux décrets pour commencer à construire le mur le long de la frontière avec le Mexique.

Jose Luis Gonzalez / Reuters

Le premier décret vise à «construire une grande barrière physique le long de la frontière sud», a indiqué l'attaché de presse Sean Spicer.

Dans une interview avec ABC, Trump a dit que la construction du mur commencerait dans les prochains mois et que le Mexique en rembourserait la totalité. Pour le moment, il faut néanmoins que le Congrès approuve le budget alloué à la construction du mur, c'est-à-dire 14 milliards de dollars.

Enrique Peña Nieto, le président mexicain, a critiqué cette décision et affirmé qu'il était hors de question de rembourser la construction de ce mur. Peña Nieto, qui devait se rendre aux États-Unis en visite officielle la semaine suivante, a annulé son voyage.

Trump a aussi dit vouloir recruter 5000 gardes-frontières, tripler le nombres d'officiers de la brigade des douanes et de l'immigration (US. Immigration and Custom Enforcement) et créer un bureau spécial pour les «victimes de crimes commis par des immigrés en situation illégale».

Il a également déclaré que les «villes sanctuaires» étaient anticonstitutionnelles. Les villes sanctuaires sont des villes aux États-Unis (et au Canada) qui protègent les migrants sans-papiers.

5. Le 24 janvier, le gouvernement Trump a décidé de suspendre tous les contrats et toutes les subventions de l'Agence fédérale de la protection environnementale.

Roschetzkyistockphoto / Getty Images

Ces fonds servent à financer des programmes de recherche, d'éducation, des tests environnementaux et la dépollution de sites industriels. En 2013, l'agence s'était vu attribuer 11 milliards de dollars de budget, distribués entre différents acteurs, depuis les plus petites associations jusqu'aux gouvernements des États.

Les fonctionnaires de l'Agence fédérale de la protection environnementale (APE) ont eu interdiction d'évoquer cette suspension.

Myron Ebell, la personne choisie par Trump pour assurer la transition entre les deux gouvernements au sein de l'agence environnementale, a confirmé avoir gelé les fonds dans une interview avec le site d'information ProPublica.

6. Il a aussi signé un décret rétablissant la «règle du bâillon mondial», une politique anti-avortement qui aura des conséquences sur les femmes à travers le monde.

Dominick Reuter / AFP / Getty Images

Cette politique, qui avait été mise en place à l'origine par le gouvernement Reagan dans les années 80, empêche les ONG qui reçoivent des fonds d'aides américains d'informer les femmes sur les questions liées à l'avortement. Cela s’applique à l’accès à l’avortement ou aux renseignements sur l’avortement, y compris les conseils d’ordre médical ou le fait de mettre en contact un patient avec un médecin pratiquant l’avortement —et ce, même dans les pays où l’avortement est légal.

7. Il a également signé un décret pour relancer les projets d'oléoducs comme la Keystone XL et la Dakota Access pipeline.

Jim Watson / AFP / Getty Images

Ces deux projets, qui ont suscité des controverses et entraîné de nombreuses manifestations, avaient été arrêtés par un décret d'Obama en décembre. Cette décision intervenait après plusieurs mois de mobilisation de la part de la tribu sioux et des militants environnementaux.

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8. Ce même lundi, des employés du département de l'Agriculture américain, qui travaillent sur des thématiques comme l'utilisation des pesticides ou les OGMs, ont reçu un mail leur interdisant de publier la moindre information.

Ralph Freso / Getty Images

Le directeur du Service de recherche en agriculture a envoyé un mail —auquel BuzzFeed News a pu avoir accès— aux équipes de ce service, avec parmi eux 2000 scientifiques. Il leur était interdit de rendre public le moindre document, du communiqué de presse au tweet, concernant les travaux réalisés avec l'argent du contribuable.

Cette interdiction a été levée le lendemain, mardi 24 janvier.

9. Trois jours après être devenu président, le 23 janvier, Donald Trump décrétait que le jour de son investiture serait désormais un «jour national de dévotion patriotique».

Evan Vucci / AFP

«Une fierté nationale nouvelle émeut l'âme américaine et inspire le cœur américain», indiquait la décision.

Ce jour de «dévotion patriotique» sera donc célébré le 20 janvier, en souvenir de l'investiture du 45e président des États-Unis.

Ce n'est pas la première fois qu'un président fait du jour de son investiture un jour de célébration symbolique. En 2001, George W. Bush avait déclaré un «jour national de prière et d'action de grâce» tandis qu'Obama avait fait de son investiture en 2009 un «jour national du renouveau et de la réconciliation».

10. Le jour même de son investiture, le 20 janvier 2017, Donald Trump a signé un décret visant à «limiter le fardeau économique» que représente l'Affordable Care Act, la politique de sécurité sociale mise en place sous Obama.

Rhona Wise / AFP / Getty Images

Trump avait notamment promis pendant sa campagne de révoquer le système d'assurance de santé minimal surnommé «Obamacare». Les mesures précises pour faire appliquer cet ordre exécutif restent, pour le moment, incertaines.

CORRECTION

Le président mexicain s'appelle Enrique Peña Nieto. Une première version de cet article contenait une version erronée de son nom.

Adélie Pojzman-Pontay est éditrice des traductions et adaptations chez BuzzFeed France et travaille depuis Paris.

Contact Adélie Pojzman-Pontay at adelie.pojzman-pontay@buzzfeed.com.

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